V. ÉVOLUTION ET CHRONOLOGIE DES TERRES CUITES ARCHITECTURALES
AU IVe SIÈCLE
Comme dans la seconde moitié du ve siècle, les terres cuites architecturales sont, au ive siècle, relativement peu nombreuses. Aux raisons évoquées dans le chapitre précédent (vogue des chéneaux en marbre et en pierre) s'en ajoutent d'autres, propres à cette époque : la troisième Guerre Sacrée (356-345), puis la guerre d'Amphissa (339-337) et enfin la crise pécuniaire5 des années 325, ralentissent ou interrompent à plusieurs reprises les travaux dans le sanctuaire.
(1) Il s'agit bien de tuiles de rive, et non de « geisa horizontaux », comme le prouve la présence, sur R.15, de l'ergot destiné à recevoir le couvre-joint.
(2) Corinlh, 39. GFR, 110-111 (73-77). C. Blegen, R. S. Young, H. Palmer, Corinlh XIII, The North Cemetery, Tombe 452, p. 281-282, pi. 82. Date : 3e quart du ive siècle ; les tuiles sont peut-être du même lot que celles de la stoa Sud (des rebuts ?).
(3) Cf. BCH 50 (1926), 181 fig 5.
(4) Martin, 90 et pi. X, 1. GFR, 111 (81-84).
(5) Cf. ci-dessus p. 161-162.
Dans ces conditions, il est particulièrement malaisé de classer et de dater des pièces souvent très différentes les unes des autres.
A — Les décors.
1. La fin du style fleuri. J'ai classé en tête un fragment à profil anormal (cf. plus bas, p. 167) dont le décor est encore riche en éléments « fleuris » : corolle de feuilles d'acanthe, boutons de fleurs dans le champ, pétales adventices greffés sur les volutes. Mais ces motifs ne sont pas utilisés, comme au ve siècle, de façon cohérente et « naturaliste » : ils ne sont pas organiquement liés, mais séparés les uns des autres. Ainsi les volutes, au lieu de sortir de la corolle d'acanthe, planent au-dessus, de façon quasiabstraite. De même, les fleurons, dépourvus de pédoncule, sont là simplement pour meubler le champ, Le style fleuri est donc ici en pleine dégénérescence.
2. Le style que, avec A. Mallwitz1, j'ai appelé «flamboyant » est caractérisé par la forme particulière donnée aux feuilles des palmettes : très fines à la base, elles s'élargissent fortement aux deux tiers de leur hauteur et se terminent par un large crochet dont la forme rappelle un chistera de pelote basque. Le crochet peut être tourné, soit normalement vers l'extérieur, soit au contraire vers le centre de la palmette. Cette dernière disposition est presque de règle sur les antéfixes de marbre ou de pierre au ive siècle2. Sur les antéfixes de terre cuite, elle n'apparaît en revanche qu'à l'époque hellénistique3. Au contraire, sur les simas du ive siècle, le schéma « centripète », pauvrement représenté à Delphes (la seule sima S. 50), se trouve fréquemment sur d'autres sites4. Il semble bien que les artisans corinthiens, peut-être pour des raisons techniques, se soient montrés plus conservateurs dans l'exécution des antéfixes, en relief, que dans celle des simas, simplement peintes5.
3. Les simas décorées d'oves et de fer de lance constituent un lot isolé qui, en rompant avec le décor traditionnel de lotus et palmettes, témoigne d'une certaine volonté de renouvellement. Les intentions du peintre sont claires : il a voulu, en imitant un motif sculpté dans le marbre et en indiquant les ombres portées, réaliser un effet de trompel'œil et concurrencer, par ce biais, la sima de pierre sur le terrain même où celle-ci avait affirmé sa supériorité : l'expression du relief. Mais ce faisant, il n'a pas purement et simplement calqué les chéneaux de pierre (en effet, au ive siècle, ceux-ci portent normale-
(1) Cf. A. Mallwitz, Die Werkslall des Pheidias in Olympia, I (Olympische Forschungen, V), 122 et 124.
(2) Cf. les exemples péloponnésiens du ive et me siècles réunis par G. Roux, L'architecture de VArgolide, pi. 89, et les spécimens épidauriens, pi. 43 (Tholos), pi. 59 (temple d'Artémis), pi. 76 (propylée Nord) ; pour Thasos, cf. R. Martin, Éludes lhasiennes VI, V Agora I, pi. X. Autres exemples rassemblés par M. Schede, Anlikes Traufleislen-Ornamenl , pi. V et VI.
(3) Cf. plus bas, p. 180.
(4) A Corinthe : Corinlh, 26 fig. 27 (S. 114) et 28 fig. 30 (S. 50) ; à Épidaure : GFR, 111 (83), flg. 95 ; Martin, pi. X, 1 et 2 ; à Olympie : Olympia II, pi. 121, 4 et 5 ; au sanctuaire d'Artémis à Lusoi : W. Reichel et A. Wilhelm, « Das Heiligtum der Artemis zu Lusoi», Oester. Jahresh. 4 (1901), 63 flg. 137; à Ëlatée : P. Paris, Étalée, Appendice II, 254, flg. 12 ; à Calydon : Laphrion, 193-194, pi. 24, g. C'est certainement à la suite d'un lapsus que Dyggve date ce fragment du vie siècle.
(5) Sur le caractère conservateur des arts utilisant des matrices, cf. Àkerstrôm, 199-200 et 254-256.
ment, sur la sima rampante, une frise de lotus et palmettes, et, sur la sima latérale, des rinceaux d'acanthe). Il a préféré, pour la terre cuite, un motif plus simple : avec les oves, le système d'ombres portées n'offre aucune surprise, et sa réalisation ne pose pas de problème. On retrouve des simas identiques sur plusieurs autres sites1, mais dans l'ensemble, le motif est loin d'avoir connu une vogue comparable à celle des palmettes et lotus.
4. Le relâchement et la décadence de la technique justifient, pour qualifier les toits qui, nous le verrons, se placent dans le dernier tiers du IVe siècle, l'appellation de « style négligé ». Ces défauts sont évidemment plus apparents dans le décor peint des simas que dans celui, moulé, des antéfixes. Sur les premières, les feuilles des palmettes s'étalent largement autour d'un cœur parfois hypertrophié. Elles passent du type « en chistera » caractéristique du style flamboyant, au type « en crosse » : les extrémités, arrondies, sont horizontales et la silhouette de la feuille rappelle celle d'une crosse de hockey. Par la suite, cette forme elle-même se dégrade et s'abâtardit : on aboutit à des feuilles sans forme ni courbure définissable, flasques et sans vie.
Les lotus tendent à perdre leur physionomie propre, et à n'être plus qu'une variante des palmettes ; les pétales se multiplient (on en compte le plus souvent quatre, autour d'un pistil), sortant d'un calice à trois sépales. Ceux-ci, d'abord serrés, comme sur les antéfixes de la seconde moitié du Ve siècle, s'ouvrent ensuite largement, suivant en cela la tendance générale au relâchement des formes.
Quant aux volutes, elles sont de plus en plus plates, et, qu'on me passe le mot, avachies. Sans vigueur et sans élégance, elles ne font que se traîner d'un motif à l'autre.
Le décor des antéfixes est d'un dessin plus ferme, mais extrêmement sec. Les feuilles des palmettes se recourbent «en crosse» au-dessus de deux volutes en S, minces, plates et raides, et d'un lotus étriqué, de dimensions très réduites. Cette disproportion entre la palmette et le lotus marque le terme de l'évolution amorcée au vie siècle : à l'époque archaïque, le lotus constitue le véritable décor, et la palmette commence à peine à s'en dégager. A la fin du ive siècle, le lotus est réduit à un rôle mineur, et c'est la palmette qui est l'élément essentiel de l'antéfixe.
De nombreux exemples de ce style négligé ont été trouvés un peu partout en Grèce2. Ils constituent une série très fournie, mais aussi très incomplète : le nombre des inédits reste considérable.
(1) A Corinthe : Corinth, 28 ; GFR 99 (117 et 118) n° 201-202; à Êpidaure : GFR, 100 (120) n° 204 ; au sanctuaire d'Artémis à Lusoi : W. Reichel et A. Wilhelm, « Das Heiligtum der Artemis zu Lusoi », Oest. Jahresh. 4 (1901), 62, fig. 133. GFR, 100 (121) n° 206 ; peut-être à ËJatée : P. Paris, Êlatée, Appendice II, 254, flg. 13. GFR, 99 (119) n° 203. Il n'est pas certain qu'il s'agisse d'une sima.
(2) Voici une liste des pièces que nous pouvons juger sur illustration : Corinthe, portique Sud : O. Broneer, « Excavations in the Agora at Corinth », AJA 37 (1933), 557 flg. 2 et 558 flg. 3. Du même auteur, Corinth I, 4, The Souih Stoa, pi. 20, p. 83-88. Corinthe, monuments anonymes : Corinth, 24-29, flg. 23, 24, 25, 26 et 28. Héraiond'Argos : Ch.Waldstein, The Argive Heraeum I, pi. 23, Detp. 131-134. Argos, sanctuaire d'Apollon Pythéen: W. Vollgraff, Le sanctuaire d'Apollon Pythéen, pi. VI. Argos, secteur du théâtre : RCH 80 (1956), « Chronique », 395, flg. 57. Sicyone : A. Philadelpheus, Arch. Dell. 10 (1926), 49 flg. 4. RCH 50 (1926), 181 flg. 5. Êpidaure : GFR, 98 (108) n° 192 et 111 (84), fig. 94. Sanctuaire de l'Isthme : R. J. H. Jenkins, « Researches at Isthmia », RSA 32 (1931-32), 88, fig. 12. Babès de Makrysia : N. Yalouris, Praktika 1956, 191 et pi. 86 B. Halai : H. Goldman, «The Acropolis of Halae », Hesperia 9 (1940), 440 n» 6 et 443 n° 9, flg. 101 et 105. Dodone : S. Dakaris, o Das Taubenorakel von Dodona », Anlike Kunsl, Beiheft 1, Neue Ausgrabungen in Griechenland, 37 et pi. 19, flg. 2 à 6. Arch. Eph. (1959), 171 flg. 103-104. Lusoi : W. Reichel et A. Wilhelm, « Das Heiligtum der Artemis zu Lusoi », Oest. Jahresh. 4 (1901), 61 fig. 129-131 et 63 flg. 141.
IVe SIÈCLE 167
B — Les profils.
A une exception près, les simas delphiques du ive siècle ont un profil en talon régulier, où le cavet et le quart de rond tendent à s'équilibrer1. L'évolution est cependant sensible entre les premiers exemples de style flamboyant (S.50, série 77) et les simas de style négligé des toits 80 à 83 : on voit immédiatement que le profil s'est redressé, et que la saillie par rapport au plan du bandeau inférieur est beaucoup moins forte. On observe donc, mulatis mulandis, un mouvement comparable à celui de l'échiné des chapiteaux doriques entre le Ve siècle et l'époque hellénistique ; le profil tend à se rapprocher de la verticale. Arithmétiquement, cette avancée du profil peut s'exprimer par la relation entre la saillie maximum du talon par rapport au bandeau vertical et la hauteur de la sima.
En calculant ces relations pour les simas delphiques du ive siècle, et en les rangeant en ordre décroissant, on obtient le tableau suivant :
Série 77 — S.50 = 0,048/x (la hauteur de la sima est inconnue,
mais la saillie devait être forte) Toit 80 — S.48 = 0,055/0,128 = 0,429 Série 78 — S.34 = 0,053/0,138 = 0,386 Toit 81 — S.90 = 0,053/0,153 = 0,346 Série 79 — S.38 = 0,052/0,152 = 0,342.
En se reportant à ce qui a été dit plus haut sur l'évolution du décor, on constate aisément que les deux classements — celui des décors et celui des profils — concordent et se vérifient réciproquement : dans les deux cas, la sima flamboyante S.50 précède les simas négligées, et, à l'intérieur même de cette dernière catégorie, la sima à calice serré S.48 précède la sima à lotus large S.90. D'autre part, les simas à oves et fers de lance s'insèrent naturellement dans la série générale, ce qui aide à les situer. Bien entendu, il serait déraisonnable de donner à ces chiffres une valeur absolue : un classement fondé sur un seul rapport numérique reste par là même sujet à caution. On peut néanmoins le tenir pour valable dans ses grandes lignes2.
Le profil en doucine de la sima S.73 constitue l'exception signalée ci-dessus. Sur les simas de marbre, ce type de profil est fréquent à partir de 430, et se prolonge jusqu'à l'époque hellénistique3. Le profil encore arrondi de S.73 se rapproche des simas de la
(1) Sur les profils en talon, cf. GM, 78-79 et pi. 33.
(2) Il est confirmé par le profil extrêmement tendu de la sima S.51 que sa technique invite à dater probablement du début du me siècle (cf. plus bas p. 178) : le rapport de la saillie à la hauteur de la sima est, en effet, pour cette pièce, de 0,065/0,21 = 0,309, soit un chiffre inférieur à toux ceux obtenus pour les simas du ive siècle. En revanche, je dois dire que la même méthode, appliquée aux simas « flamboyantes » et «négligées» d'Olympie, donne des résultats décevants : chronologiquement, la « grande sima aux acanthes » (Olympia II, pi. 121, 4) devrait, selon A. Mallwitz, se placer en tête (fin du ve ou début du ive siècle), suivie de la sima « flamboyante » (ibid. pi. 121, 5), tandis que la sima négligée (ibid., pi. 121, 3) se situerait dans le dernier quart du ive siècle (sur ces dates, cf. A. Mallwitz, Die Werkstatt des Pheidias in Olympia (Olympische Forschungen V), 124-125 et 128-129). Or c'est la sima la plus tardive qui a la plus forte saillie (rapport saillie/hauteur = 0,388), tandis que les deux autres ont des saillies nettement inférieures (respectivement 0,341 et 0,367).
(3) Cf. GM, pi. 41.
période 430-3301. Par la suite, la silhouette de la doucine devient en effet nettement plus tendue2. Mais il n'est guère possible de serrer la date de plus près.
C — Chronologie absolue.
a) La sima S.73 marque, on l'a vu, la décadence du style fleuri. Compte tenu de la date donnée au toit 70 (420-400), on peut la situer dans le premier quart du ive siècle.
b) On voit apparaître le style flamboyant dès la fin du ve siècle, et il est parfois associé à des éléments « naturalistes ». C'est le cas sur la « grande » et la « petite sima aux acanthes » d'Olympie, datées par A. Mallwitz des dernières années du ve siècle3. Il se poursuit ensuite durant le ive siècle, sans qu'on puisse déterminer exactement jusqu'à quelle date ; le passage au « style négligé » a dû être très progressif. La sima S. 50 de Delphes (série 77) présente avec S. 73 (série 73) un trait commun : les volutes passent sous la palmette, qui se trouve ainsi rehaussée et soulignée. Mais, sur S.50, l'exécution est beaucoup plus pauvre et plus molle que sur S.73, et cette dernière pièce est certainement antérieure. On pourrait donc situer S.50 dans le second quart du ive siècle. Cette date est confirmée par la comparaison avec une sima d'Olympie4 qui présente avec celle de Delphes des ressemblances certaines : dans les deux cas, le lotus est remplacé par une palmette simple, à feuilles « en chistera », qui fait pendant à une palmette à feuilles « centripètes ». On peut donc parfaitement appliquer à la sima de Delphes ce qu'A. Mallwitz dit de celle d'Olympie : le motif dépérit, aboutit à une stylisation inexpressive et stérile5. Les antéfixes des séries 74 à 76 sont peut-être contemporaines, mais il est impossible d'être affirmatif à leur sujet.
c) Oves et fers de lance. Nous ne disposons d'aucun indice pour dater ces simas, même très approximativement. A titre d'hypothèse de travail, et en tenant compte de l'échelle de profils donnée ci-dessus p. 167, je proposerais de les situer plutôt vers le milieu du ive siècle, avec une très grande marge de sécurité, soit entre 375 et 325 (mais cf. p. 9).
d) Style négligé. Ici, la chronologie doit naturellement s'appuyer sur la date établie par O. Broneer pour le portique Sud de Corinthe6, soit 337-323 av. J.-C. Le toit 81 est, on l'a vu, presque exactement contemporain. Le profil, plus saillant, et le décor, plus ramassé, du toit 80 permettent de le placer quelques années auparavant : on pensera à la période allant de 345 (fin de la guerre sacrée) à 339 (guerre d'Amphissa).
Il est impossible, au ive siècle, de classer l'ensemble des terres cuites architecturales connues, comme j'ai tenté de le faire pour l'époque archaïque : les publications sont la
(1) GM, pi. 41 n° 2 (Bassae), 3 (Agora, stoa de Zeus), 5 (Délos, trésor), 9 (Olympie, Philippeion).
(2) Ibid., pi. 42.
(3) A. Mallwitz, Die Werkstatt des Pheidias in Olympia (Olympische Forschungen V), 125 ; cf. ibid. pi. 41, a; et Olympia II, pi. 121, 4. Sur les profils de ces simas, cf. plus haut p. 167 n. 2. Indépendamment des arguments avancés par A. Mallwitz, on peut rapprocher la feuille d'acanthe de la « grande sima aux acanthes » de celle qu'on voit par exemple sur l'amphore d'argent de Tchertomlyk, qui date précisément de la fin du ve siècle : cf. P. Jacobsthal, Ornamenle griechischer Vasen, pi. 142.
(4) Olympia II, pi. 121, 5.
(5) A. Mallwitz, o. c., 123-124.
(6) Cf. pour cette date et pour celle du toit 81, ci-dessus p. 161-162.
IVe SIÈCLE 169
plupart du temps insuffisantes. Dans certains cas, on peut pourtant rectifier la date proposée par l'éditeur. Ainsi, à l'Héraion d'Argos, E. Tilton datait du vie siècle une sima que son profil et son décor invitent à faire descendre jusqu'au dernier quart du ive siècle1. A Isthmia, R. J. H. Jenkins date « d'environ 400 » un fragment trouvé fortuitement, que je serais enclin à placer dans le dernier tiers du ive siècle2. Enfin, S. Dakaris date une série de tuiles trouvées à Dodone des premières années du ive siècle3. En fait, la ressemblance entre ces tuiles et celles de la stoa Sud de Corinthe est telle qu'un écart de près de 70 ans me semble invraisemblable. Le toit de Dodone doit se situer lui aussi dans le dernier tiers du ive siècle. Ce point n'est pas sans importance pour l'histoire du sanctuaire : en effet, S. Dakaris part de ces tuiles pour dater d'environ 400 un bâtiment cultuel en appareil isodome, qui représente l'un des états anciens du sanctuaire de Zeus, et qui aurait fait l'objet d'une importante réfection dans le troisième quart du ive siècle. Or, la toiture conservée appartient précisément à cette dernière période. Il faut en conclure, soit qu'elle a été refaite à l'occasion de ces travaux, soit que le bâtiment, dans son ensemble, n'est pas antérieur à 330.
(1) Ch. Waldstein, Argiue Heraeum I, pi. 23, D.
(2) R. J. H. Jenkins, « Researches at Isthmia », BSA 32 (1931-32), 88, fig. 12.
(3) S. Dakaris, Neue Ausgrabungen in Griechenland, Antike Kunst, Beiheft 1 (1963), 37 et pi. 19. Cf. aussi D. Evangelidis et S. Dakaris, Arch. Ephem. 1959, 47-48 et 171, fig. 103-104.