Numéro 1900. Provenance : comme
Fragment de bras. PL 92.
Ce fragment est petit et très mutilé. Il semble qu'il s'agisse d'un avant-bras droit. Seule une face (la face externe du bras) est soignée ; le reste n'était qu'ébauché, ou est mutilé.
Diamètre inférieur 3,7 ; supérieur 4,8.
Les fouilles de Delphes ont fourni de nombreux fragments de sphinx ; certains se laissent regrouper, mais toujours hypothétiquement.
Sphinx I.
34. Numéro inventaire 7048. Trouvé en 1946 à l'Ouest du Trésor des Athéniens.
Fragment de poitrail. PI. 93.
Le fragment comprend la région du poitrail et de l'épaule droite. On voit, en bas, l'arrachement de la patte antérieure droite, qui est bordé d'un fdet en relief (largeur 6 mm). Ce filet fait un angle et continue vers l'arrière, légèrement recourbé. Deux filets analogues limitent la bande médiane du proitail ; ils convergent sensiblement vers le bas.
Décoration : le fdet bordant la patte est noir. Les autres sont décorés d'un trait noir bordé de deux bandes réservées. Les écailles du corselet ont le centre alternativement rouge et noir. Le contour est tracé au trait noir, limitant une bordure réservée. Elles ont une forme très arrondie. Elles vont d'avant en arrière sur l'épaule, du haut vers le bas sur le « plastron ».
La terre est assez fine, plutôt rougeâtre. Les parois n'ont que 2 cm d'épaisseur ; la patte était pleine.
Technique excellente, comparable à celle des Nikès de Marmaria.
Longueur 15,5.
Hauteur 11,6.
On trouve une décoration analogue dans le sphinx de Corinthe, Weinberg n° 33 ; mais là, sur l'épaule, les écailles remontent vers le haut.
Fragment d'aile.
Fragment d'aile gauche, comprenant à la fois des écailles et des plumes. La zone des écailles est séparée de celle des plumes par une bande en relief (dénivellation 2 mm) large de 1,3 cm. Les plumes elles aussi sont modelées en relief, et s'imbriquent comme les tuiles d'un toit. Le bord antérieur de l'aile est conservé.
Les écailles, arrondies, sont très analogues à celles du fragment précédent : plus petites que celles de l'épaule, elles ont une taille semblable à celles du « plastron ». Le centre est alternativement rouge et noir, avec une bordure réservée et le contour dessiné au trait. Elles existent aussi sur la face antérieure, très étroite, de l'aile.
Les plumes sont, dans la première rangée, réservées avec une bordure noire ; dans la deuxième rangée, alternativement rouges et noires avec une bande réservée bordée d'un trait noir.
La face interne est naturellement brute. On y voit l'arrachement de la partie du dos qui se trouvait entre les deux ailes, et, 6 cm plus loin, un trou rond (diamètre 6 mm) qui pouvait servir au liaisonnement des deux ailes au moyen d'une tige métallique.
Sur la face antérieure, deux traits noirs se croisant à angle droit marquent la limite de la zone d'écaillés.
La terre est fine, dure, ocre clair, un peu moins rouge que dans le fragment précédent.
Hauteur 13,7.
Longueur 11,2.
Épaisseur moyenne 2 cm.
Parmi toutes les ailes de sphinx connues, celle-ci est probablement la plus soignée. Le Sphinx de Corinthe (Weinberg 33) et celui de Thèbes (Van Buren, fig. 120) n'ont pas ce rendu plastique des détails. Le fragment de Corinthe Weinberg 34 le possède, mais la bande séparant les écailles des plumes est décorée différemment : elle est noire avec des cupules.
Le rapprochement de ces deux fragments doit être considéré comme tout à fait hypothétique. Il s'appuie sur la forme des écailles, les couleurs, la technique, et le fait que dans le poitrail comme dans les ailes les différentes parties sont séparées plastiquement.
Sphinx II.