Afémoiref, t. XIV, 1885, p. 6. plan
Fouilles du Mont-BeuvTL^
itm DE U PIEME aïKE
Mi"..
aallivQrol a«l«Ko<iki
FOUILLES DU BEUVRAY
-Mm-
La pente du Beuvray entre le quartier des métallurgistes de la Come-Chaudron et le champ de foire, point culminant de la montagne, comprend plusieurs pièces de terre inexplorées jusqu'à ce jour et séparées entre elles par des talus plus ou moins accentués, couronnés de fortes haies. Ces pièces situées sans exception sur la commune de Saint- Léger-sous-Beuvray sont désignées dans le pays sous le nom de : les Couvents^ comme ayant probablement appartenu jadis au monastère des Cordeliers auquel elles conGnaient. C'est sur une portion de ce parcours qu'ont eu lieu les fouilles de 1894.
Le premier gradin, à vrai dire, bien que séparé par une haie, n'est qu'un prolongement de la Come-Chaudron fouillée en 1873; ce champ de 11 hectares 79 ares*, d'une surface plane et très unie, abondant en débris céramiques dispersés sur toute la surface, paraît renfermer beaucoup de ruines qu'il est permis de préjuger comme étant une suite des habitations de la Come-Chaudron.
Une fouille commencée vers le haut, sous le talus et la iiaie, a mis de suite à découvert une maison considérable qui promettait de donner des résultats satisfaisants ; la mau» vaise saison et l'épuisement des ressources ont empêché de les obtenir.
1. Nommé la Grande Pâlure. compris dans la ferme des Blanchot.
La seconde pièce en amont, spécialement nommée le Co\jiA)&n% dont elle renferme en réalité les restes, avait été close autrefois par les Cordeliers d'une muraille continue ; les traces en sont encore visibles sous les haies qui lui ont succédé;, c'est là qu'a été récemment exploré le grand aqueduc pourvoyeur des forges de la Gome-Chaudron. Cette terre est fermée de l'est à l'ouest par un très fort talus demi-circulaire au bas duquel coule la source principale de l'aqueduc dans un plan uni, déprimé même comme un bassin.
Le troisième gradin, séparé du précédent par une charrière, n'a pas été fouillé, mais le talus qui l'isole du suivant est accidenté et couvert de ruines. ^
Le quatrième, nommé Pdiure de Les Chenaux^ ^ a été fouillé complètement en 1894. Ces quatre enclos s'échelonnent tout le long de la bordure gauche de la grande voie qui traverse le Beuvray entre la porte du Rebout et le champ de foire. La proximité de ce dernier justifie la densité des constructions dont les tuileaux et les moellons roulants annoncent l'existence ; quelques-unes seulement ont pu être explorées jusqu'ici. Celles qui l'ont été, en 1894, dans l'enclos quatrième, le plus élevé sur la pente, offrent un caractère tout spécial. L'abondance des débris à la surface du sol, preuve certaine d'une forte occupation, permettait peut-être d'espérer des résultats plus satisfaisants ; mais cette abondance même a été la cause première de destructions plus complètes. Les ruines attenantes au pourpris du couvent ont été une carrière pour les religieux; ils y ont cherché des matériaux, et surtout la pierre de taille, en enlevant les couvertes de l'aqueduc contigu au monastère. Le grand mur de clôture de leur parc, de cinq à sept cents