‹ Four plays of ShakespeareChapitre 67 sur 69 · QI · texte numérisé non relu

QI

Pierre. Alors vous ne voulez pas ?

Mus. Non.

Pierre. Je vous le donnerai vigoreusement. ie Mus. Que nous donnerez-vous ?,

Pierre. Pas d’argent, par ma foi ; mais la musique :

Je vous donnerai donc le ménestrel.

ie Mus. Alors je vous donnerai le serviteur.

Pierre. Alors je mettrai l’épée du serviteur sur ta caboche. Je porterai nulles billevesées : je vous donnerez le re et le fa ; vous nous notez ?

2* Mus. Je vous prie, remettez votre épée, et déployez votre esprit.

Pierre. Alors te poursuivrai-je toi avec mon esprit ! je te battrai à sec avec un esprit de fer, et remettrai mon poignard de fer. Répondez-moi comme des hommes.

“ Quand la douleur poignante opprime

Le cœur , et de rêveries tristes / #

Ecrasent F esprit, alors musique Avec son doux son argentin - ”

pourquoi, “ son argentin ” ? pourquoi “ musique avec son argentin ” ? Que dis-tu, Simon Catling ? ic Mus. Vraiment, Monsieur, parce que l’argent a un son doux. Pierre. Bien ! que dis-tu, Hugues Rebeck ?

2e Mus. Je dis “ son argentin,” car les musiciens sonnent pour l’argent.

Pierre. Bien aussi ! Que dis-tu, Jacques Sonne-poste ?

3e Mus. Ma fois, je ne sais quoi dire.

Pierre. Oh, je vous demande pardon; vous êtes le chanteur : je parlerai pour vous. C’est la “musique avec son son d’argent,” car de tels musiciens que vous n’ont rarement d’or pour jouer.

“ Alors la musique par son son d’argent Avec l’aide prompte peut donner du secours.”

[// sort en chantant.

ie Mus. Quel coquin pestilentiel est ceci !

2e Mus. Pends-le, Jean! Viens, nous irons ici; attendrons les pleureurs, et resterons pour le dîner. [ Ils sortent.

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