‹ Fourier, sa vie et sa théorie (volume 2)Chapitre 22 sur 39 · CARRIÈRE SOCIALE DU 6ENRE HUMAIN · texte numérisé non relu

CARRIÈRE SOCIALE DU 6ENRE HUMAIN

Formule générale du mouvement

... 8'biliitiier s uevmr, «n moanoMof, nm jd« pt tit ni d« grand { raiioancr sur U aaiaitOM, l'accroiiMinent , le d««Ua ft U mort d«f Mtrvf 4iiMi fraidemaat qa« «or 1m plitMi àê U vM d'ttO'iieiiiAfl ou d'oa ioMcii.

TocaiBi.

1) n'y a qu'une leîeace, cell^ du moavaniMl; il n'y a qu'une loi , celle qui pooMe Uf coi^ à rëquillbre par l'aUraçtioa; il n'y a qu'an principe, celui de l' harmonie qui luppoM un nombre d'étrei ditert et hiérarchiques « diftribaés les nus par rapport aux autres , en Grouyei tfl Siaigs de Groupes.

i. LacasVAUia.

S'éclairant toujours du flambeau de Tanalogie, Fourier applique à la inarché des Soeîélés iobservation que Ton peut faire des lois du mouvement dans tout ce qui a vie, ou d'une manière encore plus générale, dan& tout ce qui se meut, u Le mécanisme de Tunivers, dit-il, et de toutes ses parties est dtuilisé, sujet à des âge& d*harmonîe et de subversion * ; nous voyons ce double effet dans les planMes

* Mais pourquoi de la subvertion. du mat, à dose quelconque? et d'oà fient le mal d'ans l'univers? Question au sujet de laquelle on est réduit à répéter Hiumble aveu de Voliftire : « Je demeurerai toujounr un pott «nbarrasi^ i«r " l'origine do mal ; mais je supposerai que le bon Oromase,. qai a. tout fait, n'a = pu faire mieux. • Citait aussi k peu pr^ , Je croîs , l'opinion de Keiurior.

d20 SECONDE PARTIE.

et comètes. Lea comètes, qui sont aujourd'hui -en mécanisme subversif et incohérent, passeront un jour à Tétat d'harmonie comme les planètes. Il en est de même des sociétés humaines qui aujourd'hui sont dans Tâge de subver» sion, fausseté et discorde, âge d'extrême jeunesse; elles passeront bientôt à l'âge d'harmonie et d'utilité. » Non». Monde, p. 527.

Pour Fourier, les astres sont eux-mêmes des élres vivants S distribués dans les espaces célestes, comme le sont les productions naturelles que nous observons sur la terpe, par Sériel de groupes , séries d'un ordre plus élevé toutefois et qu'il nomme mesurées^

'■Les observations d'Herschel ne permettent plu^ de douter que les astjws ne soient , comme d'autres êtres , soumis à la naissance et » la mort 11 y a des étoiles. dont l'intensité lumineuse va en augmentant, d'autres dont l'inteusilé va en diminuant ; il y a des étoiles perdues ou dont la lumière s'est complètement éteinte ; enfin , par l'obiervation de ce qoi se passe an sein des nébuleuses, il est établi que ntmi assiskms à laformatiim de vériuMes étoiles, (l'oyet la notice sur William Herschel , par M. Arago , dans V Annuaire dn Inireau dn lonpUiâê» pour 1 842. )

* Cette distribution elle-même se modifie incessamment , toujours suivant la loi sériaire; on lit à ce sujet dans la notice de M. Arago , déjà citée :

« Presque partout on des étoiles rapprochées- entre elles se sont alFertcfl a nos regards en dehors des liniites apparentes de la voie lactée , nous avons reconnu qu'elles tendent k se grouper aufour de plusieurs astres; qu'elles semblent obéir , comme les divers cdips de notre système solaire , à une force attractive ; que cette force enfin a déjà produit dans certains groupes arrondis des effets de concentrations très-considérables. Pourquoi les étoiles de la grande uébnleuse , dont nops faisons partie , auraient -elles échappé plus que les antm à ce genre d'action ?. . . Les- étoiles , loin de paraître uniformémeAt distriboécd sur toute l'étendue de la voie lactée , ont offert i Herschel , armé de ses télescopes , 1 57 groupes distincts , circonscrits ,^qui ont pris place dans le cttalogne des nébuleuses , sans compter 1 8 groupes situés sur les limites , sur les borda (ie cette même lone

n Aucune portion de la voie lactée, n'a offert à Herschel des indices plus manifestes, et sur une plus grande éclielle, du mouvement de concentration d<M étoiles , que l'espace qui sépare p et r du Cygne. En jaugeant cet espace sur une largeur d'environ 5 degrés, Herschel a reconnu qu'on pouvait y eomplor 331 mille étoiles. Cet immense groupe offre déjà une sorte de ditision : 165 mille étoiles paraissent marcher d'un côté , et 165 mille Me l'autre. •

Faisons remarquer, à ce propos, qu'aucune des vues cosmogoniqnes de Fourier n'a été démentie par les découvertes modernes de la science . et qne plusieurs d'entre elles se confirment au contraire de jour en jour par des obsorvalions positives. A l'appui de ee que nous avançons . noua pourrions cilor l'opinion professée aujourd'hui par M. Arago lui-même, sur la constitntion phyai-

THÉORIE SOCIÉTAIRE. ati

« L^harmonie et la subversion , continue Tautenr du Ncuveau Monde, sont sujettes & des degrés, le iknpk^ le mixte, le composé, et autres degrés secondaires. Dans les planètes d'ordre simple qu*on nomme satellites, les halHtanls peuvent se contenter d'un bonheur simples! modéré; mais dans les planètes lunigères, comme Saturne, Herschel, Jupiter et la Terre , l'humanité . est faite pour le bonheur ou le malheur -composé, double jouissance ou double disgrâce.

K Le but du mouvement est de donner au bien , aux Ages d'harmonie , une durée septuple au moins de celle du mal , qui a son rang assigné dans l'ordre général. On ne peut pas éviter qu'il ne règne aux deux extrémités de carrière d'un homme, d'une nation, d'un globe , d'un univers.

n Le mouvement est lié, et s6n lien se forme par le mode ambigu que des philosophes n'ont pas voulu distinguer, quoiqu'il règne dans tout le système. C'est par obstination à le méconnaître que la philosophie tombe sans cesse dans les écarts systématiques, prenant l'ambigu, les transitions ou exceptions, pour des bases de système. » (Voyez la note 3.) ^

La science tout entière est dans ces principes généraux ; aussi convient-il d'y insister, en citant après le Maître quelques-uns des principaux disciples.

a Tout mouvement a un commencement, une asce\dÂnge, un APOGÉE , un décun, une fin j les divers mouvements sont liés et s'engrènent les uns dans les autres par des TRANSITIONS ou mouvements ambigus, qui tiennent à la fois de Vun et de Vautre, de celui qui finit et de celui qui

que du soleil , soit dani ses cours publics de rOhmrratoiro , soit dans sa notipe »ùr Horscbel. Ce grand astronome croyait le soleil habité; II. Arago admet qu'il est du moins habitable, et que le noyau solide de l'astre peut ne pas être très-chaud , malgré l'incandescence de son atnkosphirt lumineuse extérienre.

Combien n'a-t-on pas fait de railleries «nr Fourier pour avoir osé parler de l'existence des Solnrien»!

commence. Les deux exMmes de chaque mouvement ont pour caractère rirrêgulariié^ ou mieux Texceptiouk , qn*il faut compter, en moyen terme, à un huitième, sauf modî- Hcations accidentelles. L'exeépHon (relativement aux êtres sensibles et rationnels bien entendu) constitue la douleur, le MAt; et le mal représente Tessor d^iin mouvement qui cherche son équilibre ou qui Ta perdu^ » J. Lechevalibji , Ehtdei sur la Science sociale, p. 29.

u Quelle que soit, » dit de son côté M. Considérant, a quelle que soh la nature ^^un'Etre, quMl soit animé de forces quelconques, végétatives ou animales, sa puissance vitale varie Incessamment ; elle a uii commencement, et si elle est en train de crottre, elle atteindra un terme qu'elle ne pourra dépasser^ décroîtra peu à peu et fera nécessai» rement une fin.

n Puis, si vous considérez Tunivers comme un grand TOUT, VOUS eonpevrex encore 4|ue la somme des accroisse* ments des Êtres qui vont en augmentant de puissance vitale, doit balancer la somme des.décroissements de ceux qni sont en mouvement de diminution. Rien ne sort du néant, rien n'y rentre : le grand Tout, fini ou infini, n augmente ni ne diminue^ la somme de la force universelle, conime la somme de la .matière uni.verseile', reste constante. Cette force, individualisée dans des myriades d'êtres différents, croit chex les uns, décroît ch'ex les autres. La jeunesse prend, la vieillesse rend; la naissance balance la mort , la mort permet la naissance , la naissance et la mort ne sont que les transitions extrêmes d'une existence à nne autre existence, n Destinée sociah , t. 1, p. 137.

THEORIK SOCIKTilIRE.

KORMULE GeXl!»ALK Dl MOl'VKMENT.

S ^, Transition initiale

ou

naissance.

|.| Première phase

OH

BVFAKCB.

T^ Deukiènie phase

ÙU

JKUNBSSB.

Apogée et plénitude

OU

MATUiUTS

1*^ Troisitoe phase

OU

DÉCUN*

Il Qaatrième phase

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