‹ Foyers et coulisses (volume 4)Chapitre 27 sur 32 · DEVERIA · texte numérisé non relu

DEVERIA

Une très-jolie femme et une artiste trèsappréciée, qui nous est arrivée de Russie, il y a trois ans, et dont les débuts eurent lieu avec succès aux Folies-Dramatiques, dans les Turcs, opéra bouffe de MM. Jaimo et Crémieux, musique d'Hervé.

Malheureusement, la maladie, qui s'en prend de préférence à la beauté et au talent, malmena M^^"" Deveria, à ce point qu'elle ne put créer, cet hiver, aux Variétés, le rôle écrit pour elle dans la Veuve du Malabar, et que M^^^ Schneider a joué à sa place. M^^*^ Deveria ne revint à la santé, ou à peu près, que pour jouer Metella dans la Vie Parisienne. Cette reprise fut loin de lui valoir le triomphe que nous avions espéré pour elle, avec une nouvelle création, comme celle des Turcs. — Tous nos vœux pour le rétablissement de M^^<^ Deveria.

iOO FOYERS ET COULISSES

GÂBRiELLE GAUTHIER

« Sous l'élendard de la Folie « Fuyons les lois de la raison; « V/dv pour la fille de Tlialie « Froide sagesse est un i)oisou. »

(Jl•:^■^■Y YEnTPRÉ.)

Débula aux Délassements (rue de Provence) en 1865, dans les Spectres et Fantômes, et l'on peut dire qu'elle était dans le rôle... car à celte époque elle était d'une maigreur... et dans une panne!... Il était temps qu'elle fit la connaissance d'un auteur dramatique, M. B , qui commençait à percer, et qui l'aida de toute son influence.

Gabrielle Gauthier continua ses débuts au même théâtre dans la Reine Crinoline, revue de M. Ernest Blum. Après avoir quille les Délassements, Gabrielle Gauthier resta deux ou trois ans sans jouer, puis se fit engager aux Variétés, où elle a créé très-intelligemment des rôles assez importants dans le Mot de la fin, la Revue en ville, les Cent Vierges, et en dernier lieu dans les Merveilleuses. C'est pendant

les représentations de cette erreur do Sardou, que Gabrielle Gauthier, qui portait un costume trop léger, prit froid et fut o])lig6e de se mettre au lit; une fièvre sérieuse se déclara et Gabrielle n'est pas encore hors de danger.

Il n'est, parait-il, pas de femme plus admirablement faite que cette merveilleuse brune. — Gabrielle Gauthier est l'amie Intime de Thérésa, qui lui a offert plus d'une fois l'hospitalité, quand des chagrins d'amour l'empêchaient de rentrer chez elle!

iNIais une amitié plus sincère encore est celle que Gabrielle témoigna à Henri Rochefort, à qui elle alla faire ses adieux à Versailles quelques jours avant que l'auteur de la Lanterne ne fût embarqué pour la Nouvelle-Calédonie.

Signes politiques. — Galjrielle Gauthier est républicaine, elle ne lit que le Bnppel, ce qui donne lieu à de violentes altercations entre elle et Berthe Legrand, qui est plus bonapartiste que le Prince impérial lui-même.

WANGHELL

Complimentons la Belgique qui l'a vue naître, une fois... savez-vous ? Van£>'hell

a débuté aux Folies-Dramatiques dans le Petit Faust, et Hervé a avoué depuis qu'il n'avait jamais trouvé un Méphisto aussi réussi.

Des Folios, Vangliell passa aux Bouffes où elle reprit, dans les Bavards, le rôle de jNI™'' Ugaldc. Elle est maintenant pensionnaire des Variétés, c'est elle qui chantait, dans les Cents Vierges, cette valse de Lecoq devenue si populaire.

Pendant son séjour aux Folies, Van- ^'hell faillit faire perdre la tête à un artiste qui chantait assez bien la tyrolienne de PŒil crevé :

Cet artiste, la distinction même, était venu du théâtre Saint-Marcel.

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