‹ Fracture Vertico-Frontale dite en coquilles d'huître de la rotuleChapitre 6 sur 25 · OFFICIER DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

OFFICIER DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

- Nous devons à l'extrême obligeance de M. le docteur René Var, Chef de Clinique Chirurgicale à la Faculté de Médecine de Bordeaux, d'avoir à commenter une variété toute parliculière de fractures de Ja rotule : ce sont les fractures verlico-frontales, dites « en coquilles d'huitre ».

Nous avons là une variélé loul-a-fail originale dont nous ne possédions pas une seule observation en France il v 4 lrois ans à peine. La dernière guerre permit à M. le décteur René Virrar d'en recueillir une qu'il Ssignala à l'attention générale dans un arüele paru dans le Journal de Médecine de Bordeaux du 10 mars 1921. C'est cette observalion que : nous allons nous efforcer de commenter.

Mais l'origine même de celte observalion doit nous faire comprendre que nous avons là un cas chiniqué un peu parliculier. Er effet, le mécanisme de cette fracture réaide dans un iraumatisme par éclat d’obus ; on n'aura donc que for rarement l'occasion d'en trouver un analogue.

Quel sera donc le but de celle étude qui nous'servira de thèse inaugurale ?

Nous voudrions contribuer à altrer les veux du chnicien sur celte variélé de fracture qui peui passér aisément inaper-cue chez un traumalisé du genou où l'œdème suffisamment étendu et l'intensité de la douleur gênent l'examen clinique, el chez lequel on pourrait se contenter à lort du diagnostic de « contusions » trop vile porté.

Quel. sera notre plan ?

Les observations faisant défaut pour appuyer notre these,

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nous allons avoir recours au laboratoire pour nous efforcer de démontrer quelles conditions devront être remplies pour qu'un traumatisme puisse déterminer une: fracture verticofrontale de la rotule. Nous allons voir ce qu'est la rotule, ses moyens de fixalion, et surtout, par une série de coupes macroscopiques, uous iâcherons de voir sa structure anatomopathologique. Ainsi la disposition des lravées osseuses nous sera révélée el par la suile nous connaîlrons les points faibles de cet os, ce qui nous permettra peut-être de déduire Le mécanisme de ces fractures. :

Dans l'étude clinique, étude des symplômes et du lraitement, nous ne sorlirons guère plus de l'hypothèse, Nous cilerons les symptômes rapportés parle docteur René Virrar qui sont ceux d'une fracture ouverle chez un blessé de guerre, et présumerons de ceux que l'on pourrait avoir dans un cas de fracture fermée: Il en esi de même pour le traitement qui variera sdlon que l'on aura une fraclure ouverte (cas précité), ou une fracture fermée (cas hypothétique).

Nous ne réserverons pas un chapitre spécial à Fhistorique du sujet, ce mode de fracture étant rarissime, et les auteurs classique !Fanton) n'en ayant relevé que {rois observations.

De ces dernières, il faut d'alleurs soustraire le cas rapporté par Turner, chez lequel il s'agissait d'une « nécrose superficielle avec élimination de la corticale externe » plutôt que d'une fracture verlico-frontale.

Quant aux deux autres cas, qui rentrent réellement dans le cadre de notre sujet, ils ont élé rapportés

L'un par Kroner, qui avait observé un clivage de la rotule en deux fragments : un fragment antérieur et périphérique, osléo-fibreux, qui avait été maintent en place par les liguments rotufiens, el un fragment postérieur et central, cartilagineux celui-ci, qui s'était luxé en dehors.

L'autre par Hirtz : c'est le cas d'un malade aiteint de raideur du genou, consécuiive à une fracture de cuisse. Maloré toute la prudence apportée à la mobilisation passive dans le traitement de cette ankylose, on eut un dédoublement de 1a

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Érs rotule en deux fragments, l'un antérieur, l'auire postérieur. le premier de ces fragments glissa en bas, tandis que le second au contraire fut attiré vers la racine du membr e, déterminant ainsi un allongement de l'os dans le sens vertical.

Mais avant d'aborder l'étude de notre sujet, nous croirions manquer à lous nos devoirs si nous ue priions nos Maîtres des Facullés el des Hôpitaux de Toulouse et de Bordeaux, et de la Marine, qui ont guidé notre instruction médicale, de recevoir ici l'hommage de notre respectueuse reconnaissance.

Nous remercions M. le professeur ViLLar, qui fut pour nous un chel d'une incomparable bonté, durant les quelques mois de guerre où nous eûmes la chance de servir sous ses ordres, pour les excellentes ieçons que nous avons relirées de son enseignement, et nous le prions de vouloir bien crotre à toule notre reconnaissance pour l'honneur qu'il nous à fait d'accepter la présidence de notre thèse.

Nous tencns à redire à M. le Professeur Dirttart, combien nous lui sommes obligé des conseils qu'il a bien voulu nous donner, ei à lui renouveler l'expression de nolre reconnaissance pour avoir bien voulu nous ouvrir son laboratoire de la Faculté de Médecine de Toulouse, où il nous a été possible de réaliser des travaux analomiques qui sont à la base de notre étude.

Que M. ie docteur René Vircar veuille aussi trouver ici l'hommage de toute notre gratitude pour l'excellent accueil qu'il nous fit lorsque nous sommes venu lui demander un sujet de thèse. Nous le remercions très vivement d'avoir bien voulu nous offrir un sujel aussi plein d'intérêt, et de l'empressement qu'il à mis à nous guider dans la rédaction de notre thèse.

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