I - CONCLUSIONS ANATOMO-PATHOLOGIQUES
Le rôle de la synthèse métallique dans la production des fractures itératives ne paraît plus pouvoir être contesté. Il en est de même pour les troubles et les retards de consolidation.
Ces accidents relèvent de ce qu’on appelle l'ostéite raréfiante ou « maladie métallique du cal ».
De l'existence de ces modifications profondes de la vitalité osseuse au contact d’une prothèse perdue nous avons eu de nombreuses preuves au cours de cette étude.
1) Cliniquement.
C'est un épaississement considérable du cal qui peut rester mou et permettre quelques légers mouvements. Ce sont aussi les déviations secondaires du membre, les pseudarthroses et les fractures spontanées.
2) Radiologiquement.
Il existe sur les clichés joints à cette étude des aspects caractéristiques de l’action nocive du métal. Au niveau des lames et des plaques il y a des zones plus claires de décalcification où l'ostéoporose est évidente.
Ces troubles de la vitalité osseuse sont persistants puisque nous les retrouvons douze et treize ans après la fracture initiale.
2) Analomiquement.
Ce sont de grosses lésions macroscopiques. On a constaté sous la prothèse l'os terne et blanchàtre « lavé » ; il semble frappé de nécrose. Le tissu de néoformation est sans consistance, comme du sucre mouillé, selon l'expression de MÉNÉGAUX.