‹ Fragments d'un mystère provenc̲al découverts à FérigueuxChapitre 3 sur 9 · MERIMEE · texte numérisé non relu

MERIMEE

MORENA REGI

relhac (1) Reis venguts soi a la tua cocha.

(manque) Septantans a no meschit fors.

Maura nos feira per ton cors.

Madits en me liten privât.

Que perdre deus tôt ton régnât.

Morena eu.

(â) pon los om.

Reis por tu coseilh que sut mas.

Daiso dontan irat te fas.

Darai lot segon mon alvir.

Quar tenguts te soi d'obedir No ti farai per (5) lonjamen.

 gâcha sai a me enten.

Eu te coseill fasas aucire. E Ihiorar a cmel martire.

Tots los efans de ton régnât.

Que son de très ans enlesvat.

Mas en lanui laisches les femes Quar tu seras daqueus toquites.

(1) C'est peut-ôtre un nom propre (p. mérimbe). M. de Mourcin, lui, n'en doute pas, comme on le verra plus loin.

(9) Le parchemin était déchiré en cet endroit (mérimée).

(3) P barré.

MORENA PREPOSITO

Dan, Seneschalc greu mes queu i an.

Si tie. . . . agrès cocha tan gran.

Lo reis corn a ies noi auera.

Trop pusc greu levar de la terra.

MORENA PREPOSITO.

dan.

Seneschalc greu mes (pieu i an.

Si no âges coita tan gran.

Lo rei corn a ies noi anera.

Trop pusc greu levar de la terra.

M. de Mourcin ne se contenta pas de publier ces fragments tels qu'il les avait lus ; il voulut aussi les rectifier (c'est son expression) et les traduire. Je crois devoir reproduire ici et sa rectificatiork et sa traduction, ne fût-ce cpie pour justifier la nécessité d'une nouvelle édition. Voici d'abord ce qu'il dit <ie la langue et de l'état matériel du manuscrit :

« Ce sont des vers patois, mal écrits (1), mal orthographiés, et dont récriture paraît remonter vers la seconde moitié du xn* siècle. Il y a des taches, des surcharges, et aucune règle grammaticale n'y est observée (2). Puis ce sont des mots de vieux patois, que souvent il faut deviner, ce qui n'en rend pas la traduction facile. »

BeUiac*

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