‹ Fragments de chirurgie antiseptiqueChapitre 42 sur 95 · DATE DE · texte numérisé non relu

DATE DE

L'opiunoN

10 décemb.

15 mai

11 sept.

4 août

11 juin

PANSEMENT

Lister. Réunion partielle. Suspension de la jambe.

Lister. Pas de réunion absoloe. Appareil plâtré et saspension.

BÉSULTÂT DÉPINITIF.

jster. Réunion.

Drainage.

Parfait.

Marche

sans canne

au bout de

6 mois.

Parfait.

.ister.Réunion.

Drain.

mseiD. iodoformé pendant 8 jours, puis phéniqué.

Id.

DURÉE

DE LA

GUÉRISON

4 mois.

2 mois.

Bon.

Marche

avec facilité

Parfait

Marche

sans canne.

3 s., moins

le drain qui

exige 2 mois

pour se

cicatriser.

3 s., moins le trajet du drain. Supp.

faible. Guér.

définit, au bout de 2 mois.

6 semaines, sans fistules.

REMARQUES G^NiRALES.

Le sujet présente depuis son enfance une carie des os du crâne; la dure-mère est dénudée sur plus de la moitié du crâne par suite de nécr. oss. Survit 4 ans.

Fistule pendant 6 mois.

Marche sans soutien au bout d'un an. Guérison maintenue (5 ans). Pied en varus; on y remédie par un soulier spécial, muni de tuteurs. Mouvements libres; flexion dépasse Tangle droit.

Race, du pied 2 cent.

Survie 3 ans. Morte de méningite tubercul.

en 1681 (novembre).

Temp. matin 38,4 le 2« jour; à partir de là normale.

Résultat maintenu jusqu'à ce jour; la lésion datait de 20 ans.

C4mclusùms générales.

Ma statistique, en ce qui concerne les résections articulaires proprement dites, comprend une période de 7 ans et 5 mois (aTril 1876 à septembre 1881); eUe comporte 66 cas, dont 48guérisons, 15 morte et 3 amputations consécutives, soit 22,7 «f. de mortalité.

Restreinte de 1874 i fin 1878 (23 cas), elle a atteint le double (43 cas) dans les 3 dernières années. L'augmentation a porté surtout sur la résection du genou , que je n'avais pratiquée que 2 fois avant 1879: depuis cette époque je Tai faite 14 fois, dans des cas qui autrefois eussent presque tous réclamé Famputation de la cuisse. (Toy. cbap. Résect. du genou.)

Au point de vue du pansement je compte 14 résections avant Lister avec 9 guérisons et 5 morts, soit 35,7 */, de mortalité. La mort, indépendante de l'opération, a été causée 2 fois par tuberculose pulmonaire (a?* 5 et 12 du tabl. A), 1 fois par méningite (n* 111 1 fois par péritonite suppurée (n"" 8), 1 fois par collapsus (n* 9). La guérison, obtenue sous le pansement ouaté de Guérin (8 fois), a exigé 1 et 2 ans an maximum; 3 fois elle a été définitive au bout d'un mois (n<>* 1 à 3).

Depuis le Lister je note 52 résections, dont 39 guérisons, 3 amputations consécutives (avec guérison), 10 morts, soit 1 9,2 */, de mortalité. Ces cbîffires se répartissent comme suit :

Membre supérieur: 18 cas = 16 guérisons 1 morl (n** 14, tabl. R) de pbymie, 1 amputation consécutive guérie (n"" 9), soit 5,5 % de mortalité.

Membre inférieur, 34 cas: 23 guérisons, 9 morts, 2 amputations consécutives, soit 26,4 */• de mortalité.

Ici encore la mort, survenue indépendamment de l'acte opé- * ratoire, a été causée par

1 collapsus (n* 23 td.) ,

1 marasme (n* 26 id.) an bout de 2 mois et demi,

1 épuisement (n* 30),

1 carie lombaire concomitante (n"" 31),

1 épanchement pleural (n* 36),

1 endocardite végétante (n** 37),

3 méningite tuberculeuse (n<^ 27, 28, 29).

Au point de vue de Tâge des opérés, je compte pour le membre supérieur (16 guérisons), 2 enfants de 6 et 9 ans, 14 adultes, dont 5 au-dessus de 50 ans (52, 53, 57, 65 et 71 ans) et 9 de 20 à 42 ans; Tamputation consécutive a été faite sur une femme de 67 ans (n° 9); la naort a emporté un sujet de 62 ans (n" 42).

Pour le membre inférieur^ abstraction faite des 2 cas d*amputations consécutives (n*»» 42 et 47, tabl. B), les 32 cas restants concernent : a) 10 adultes, dont 6 guérisons (de 23 à 52 ans) et 4 morts (de 15 à 42 ans); b) 22 enfants, dont 17 guérisoDS (de 4 à 14 ans) et 5 morts (de 3 à 9 ans). Si Ton tient compte de la cause de la mort, il est facile de se convaincre que rage adulte, en apparence moins favorable aux grandes résections, en ce qui concerne le membre inférieur, n*est pas une contre-indication à l'opération; que dans le bas âge et l'enfance, où les résultats sont la règle, il faut tenir compte des complications viscérales et avant tout de la méningite tuberculeuse, qu'on ne peut pas prévoir toujours, mais avec laquelle il faut compter, lorsque, renseignements pris, on aura noté dans les antécédents des cas de phtbisie.

Jusqu'à présent donc, guère de différence au point de vue des modes de pansements employés en ce qui concerne notre statistique personnelle.

Où les avantages de la méthode antiseptique se révèlent avec le plus de certitude, le plus d'éclat, c'est dans la marche de la plaie, la durée de la guérison, l'excellence des résultats définitifs.

Autrefois qui disait résection, disait suppuration de trèslongue durée; aujourd'hui cette proposition tombe devant les faits nombreux de guérison sans suppuration, de cicatrisation rapide, parfois absolue, après 4 ou 6 pansements, même chez les adultes et dans les résections les plus graves. Je ne prétends pas dire par là que ces résultats s'obtiennent partout et toujours; à toute règle il y a des exceptions. J'ai pour ma part un certain nombre d'observations qui ne me permettent pas d'être trop affîrmatif à cet égard. Mais si l'on tient compte de la gravité exceptionnelle de ces quelques faits, on ne s'étonnera pas de la lenteur de la guérison; bien plus, on y verra

un encouragement à persévérer dans la voie que nous a tracée Lister; car, je ne crains pas de le dire, les opérations auxquelles je fais ici allusion, sont de celles qui, avant le pansement antiseptique, eussent été d'une témérité telle qu'on eût à peine osé les entreprendre à l'hôpital; par exemple cet enfant (Obs. 41, tabl.) qui subit, à quelques jours dlntervalle, la résection de la hanche et du genou du même côté; ou cet autre, chez lequel on pratiqua concurremment la résection du genou, Tévidement et la trépanation de la cavité médullaire du fémur et du tibia (Obs. 40, tabl.).

Analysons rapidement nos 39 cas de guérison, sous le rapport de la durée du traitement. Au membre supérieur, sur 16 opérations suivies de succès, j'ai fait 9 fois la réunion immédiate et obtenu 7 fois la guérison sans fistule en 10, 12, 21 (3 fois), 23 et 25 jours (n^s 16, 5, 2, 6, 18, 8, 3 du tabl. B), 1 fois en 7 jours avec fistule persistante pendant 1 mois (n® 7, id.)\ 2 fois en 21 jours avec fistule persistante pendant

I an. Dans les 7 autres cas, Fétat des parties intéressées (présence de fistule, gangrène de la peau, etc.) s'opposait à la pratique de la réunion. La guérison définitive a été obtenue en 2 mois et demi (n° 1, td), 3 mois (n® 10), 6 mois (n* 1 !),

II mois (n® 12), 1 mois (n®* 15 et 17), 1 mois (n* 6) avec fistules persistantes pendant plusieurs mois.

Au membre inférieur^ sur les 23 opérés guéris, j'ai fait la réunion 13 fois. La durée du traitement a exigé 6 mois au maximum (n** 22); un mois au minimum (n'' 21) pour la résection daia hanche; au genou la durée de la cure a été sensiblement moins longue ; 6 fois la guérison absolue sans fistule a été obtenue en 1 mois (n° 25); 22 jours (n° 43), 20, 19, 17, et 15 jours (n<« 44, 45, 39, 38); une fois elle a exigé 23, 38 jours et 7 semaines (n®" 32, 33, 34), avec fistules pendant 2 mois, 15 mois et 1 an. Dans 2 cas de résection du pied j'ai obtenu la guérison en 21 jours (n«» 50 et 51), avec fistules persistantes pendant 2 mois.

Dans 10 autres cas la réunion n'a pas été tentée; les opérés qui ont guéri le plus rapidement, ont mis 35 jours (n" 19), avec fistule pendant 3 ans; 41 jours (n"" 25), fistule pendant 5 mois; 44 jours, sans fistules (n** 24), 2 mois sans fistule (n'' 46),

2 mois, fistule pendant 6 mois (n^ 49), 6 semaines sans fistule (n*52), les autres ont guéri au bout de 4, 6, 9 et 18 mois (n«« 48, 40, 20, 41); 2 parmi ces derniers (n" 20 et 40) ont présenté des fistules pendant 15 mois et 3 ans. Mais c*était des cas d'une gravité exceptionnelle.

Eocequi concerne les résultats définitifs, je crois avoir suffisamment insisté sur ce point en traitant de chaque résection en particulier.

Sur un total de 39 guérisons je note 33 résultats parfaits, 5 imparfaits, 1 indéterminé; soit 4 résections de Tépaule avec mobilité dépassant Tangle droit (n°" 1 à 4); 2 de ces opérés travaillent Tun comme maçon, Tautre comme cultivateur (n«« 2 et 3).

3 résections du coude SiYecmouvements conservés (n®" 6 à 8);

3 résections du coude avec ankylose (n®* 5, 10 et 11);

2 résections du poignet: Tun de ces opérés travaille comme tourneur sur métaux; l'autre est encore en traitement (n~ 12 et 13);

1 résection partielle du poignet avec mobilité conservée (û- 15);

2 résections du pouce et du gros orteil avec ankylose; le premier se sert parfaitement de son pouce ; le second marche avec facilité (no» 16 et 18);

I résection métacarpo-phalangienne avec articulation battante (n* 17);

6 résections de la hanche, dont 4 avec articulation mobile (no« 19, 21, 22 et 24); 1 avec mouvements limités (n° 25); I ankylose complète (n® 20). Cette dernière marche encore avec des béquilles;

II résections du genou avec ïO ankyloses (n®" 32 à 35, 38, 39, 41, 43 à 45) (et une seule articulation battante (n* 40). Ce dernier opéré, dont les os ne se sont pas consolidés depuis 15 mois, marche néanmoins sans canne à Taide d'un appareil à tuteur].

6 résections à la jambe (n® 46) et au pied (n®» 48 à 52) avec fonctions conservées.

Dans le tableau sniTant f ai réuni les résections portant sur les os du tronc; leur gravité moindre, comparativement aux résections articulaires, impliquait cette séparation. Py ai annexé les principaux fûts d*évidements osseux, pratiqués à Faide du trépan, du ciseau, de la gouge et du maillet, dans le but d*extraire des séquestres ou de donner issue à une collection de pus renfiffmé dans le canal médullaire. Cette statistique est incomplète en ce qui concerne les opérations de la dernière catégorie; feu ai pratiqué un grand nombre d'autres de moindre importance, que je n'ai même pas consignées dans

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