L’ABBÉ L. A. DUBOIS
Le 13 mars 1891, les journaux annonçaient la mort de l’abbé Louis Alfred Dubois, Vicaire à la Cathédrale de St-Boniface, Province de Manitoba.
M. Dubois est né à Saint-Nicolas, en l’année 1860, du légitime mariage de Flavie Filteau et de Louis Dubois, cultivateur du troisième rang de la paroisse.
L'ancêtre de la famille, François Dubois, et sa femme, Anne Guillaume, venaient de St-Pôtent, Evéché de Brieux, en France, et le père de l'abbé Dubois est leur descendant à la sixième génération.
Dès l’âge le plus tendre, le jeune Dubois ma-
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nifesta des dispositions très-prononcées pour l’état ecclésiastique, dispositions qui s’accrurent de plus en plus à mesure qu’il avançait en âge ; maïs ses parents partageaient le sort de la plupart de nos cultivateurs canadiens ; leurs moyens étaient fort restreints, et cette raison obligea le jeune homme à retarder forcément l’accomplissement de ses désirs et à commencer ses
études fort tard.
Cependant à force d'économie, de persévérance et d'énergie, la charité aidant, il termina ses études au Séminaire de Québec et offrit ses services à Mgr Taché, Evêque de St-Boniface, qui lui fit faire sa théologie au Grand-Séminaire des Trois-Rivières.
Après avoir reçu l’onction sacerdotale des mains de Mgr Laflèche, le 26 août 1888, dans cette d-vnière ville, il voulut célébrer ses deux premières messes à St-Nicolas, à l'église paroissiale d’abord, et ensuite à la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces, en reconnaissance dés bienfaits ineffables qu'il y avait reçus.
Quelques jours après, il disait adieu à sa fa-
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