‹ Fragments de philosophie cartésienneChapitre 28 sur 35 · DEUXIÈME RÈGLE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME RÈGLE

« Mais, si un mot est équivoque, alors ou on expliquera le sens dans lequel on le voudra employer , ou on le rebutera entièrement, et on se servira d'un autre, s'il se tmuve tel qu'il le faut ; ou enfin on en introduira un nonveau , dont on donnera la signification.

TROIZrÈME RÈGLE.

c< Pour ce que c'est ici le commencement du traité , lequel commencement est vulgairement appelé les pre-

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miers éléments des mathématiques , et que Ton suppose avoir à enseigner à un esprit qui ne fait que commencer en ces sciences, où il y aura plusieurs noms encore inconnus pour signifier des choses qui sont aussi encore inconnues, on commencera par les définitions de ces noms, introduisant en même temps dans Fesprit la connoissance des choses auxquelles on les impose ; ensuite , on examinera la nature, les propriétés et les accidents de ces choses , pour en tirer des vérités , soit par la elairté et l'évidence de la vérité même , que Fesprit verra clairement et distinctement sans avoir besoin de preuve, soit par une preuve infaillible , qui s'appelle démonstration , après laquelle il ne reste aucun doute à l'esprit. On fera pourtant plusieurs parties, tant des définitions que des choses définies , les entremêlant, suivant le besoin, pour éviter la confusion.

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