‹ Fragments littéraires (volume 2)Chapitre 37 sur 62 · COUVENT DE PA^IS · texte numérisé non relu

COUVENT DE PA^IS

u Je pense que Dieu m'ayant donné au commencement de ma vie tout ce dont f avais besoin pour me faire goûter le repos et la tranouillité des saints, veut , pour punir n^es infidéJUtés, que j'éprouve tout le malheur qui peut é^re attaché aux conditions qui m'ont éloignée de, cetfe où il me deniande. J'ai cette pepsée si epravée dans resprît que si avec elle je n'y conservois fortement l'espérance que Dieu me ramènera un jour chez vous à l'abii de tous œs orages du siècle , je pense que je succomberois toi^t à fait à ceux qui me persécutent. J[e vous demande, ma chère Mère, par toute votre charité pour moi, présente et passée , de renouveler vos ferventes prières pour avancer ce temps de bénédiction et de joie. La sainte que vous venez de perdre sera volontiers mon intercesseur, et comme sa bonté ppur moi étoit grande, fen attends celle-là encore. J'espère en celle de piieu qu'il nous rendra notre mère, et je la veux trouver chez vous, à quelque prix que ce soit ^. Conservez- vous aussi pour cette saison bienheureuse ; car enfin il faut que vous consommiez l'œuvi-e que Dieu a commencé pour vous ; je ne respire autre chose. »

t Cette lettre n^est pas dans Villefore.

' Ik s^agit de la princesse de Condé morte en effet fort saintement, protectrice du couvent des Carmélites, et (|m y était inhumée.

Mais 4a paix apparente «ntre la cour et les princes ne dura pas •: M"" ^e 'Longuéviîle se jeta avec ses frères dans les horreurs de la guerre ciyîUç. tTa.o^s fy,e J^e priiiçe <le Coiçidé manquait de p^pr^ fLY'^ç )^ ^û^ 4^ JjarxxJiç^ouGauld au coiobat de âtaîini-A&tQÎiie^ eUe, lavee le ^^rince de Gonlây tenait à féfàe dans Bordeaux, ^s coquetteries ïivec le dttc de Nettipûrs hà avàiemfaît "perdre le chic de la Hoclieifoucauld qui s^ëtait tourpe cpntre eljle, ,(9jt x^ to'iUiajit 4w de J^Temour^ Vayait bien vite oubliée pour la duchesse de Montbazon ; puis il venait d'être tuë en duel par le duc die Beaufort. Ak^sî se3 afffdres et celles de son parti éuient rainèes, et elle souffirait à la fois et dans son orgueil et dans sa tendresse. Ce fut là le dernier eoujp ; teut lui manquant à la fois dans ee m(Hide, elle se tourna ¥eF8 Dieu et songea sérieusement à changer de vie.

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