LOGIQUE
ou LEGITIMITE DU PASSAGE DE l'iDÉE A L*£tRE.
Après avoir considéré l'absolu comme idée , c'està-dire dans son rapport d'aperceptibilité avec la raison , et l'avoir considéré hors de ce rapport , il faut le tirer de cet état d'abstraction pour le rattacher à la substance qui le constitue et du sein de laquelle il apparaît à la raison. Mais pour aller de l'idée à l'être , de la vérité à la substance , il faut s'être bien assuré de posséder la vérité , et la logique seule peut conduire à l'ontologie. Or, comme on ne peut savoir de la vérité que ce que la raison en apprend, il s'ensuit que la logique ne peut être qu'un retour sur la psychologie rationneUe.
Le juge unique du vrai est la raison ; car le raisonnement en dernière analyse repose sur la raison , qui lui fournit ses principes.
La raison établie juge imique du vrai, reste à savoir de combien de manières, sous combien de formes,, la raison le connaît; c'est-à-dire quelles sont les différentes espèces de certitude.
Or, la raison a quatre degrés , comme nous l'avons vu ; de ces quatre degrés , les trois premiers rentrent
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les uns dans les autres et se rencontrent tous daiis le caractère commun de réflexivité et de subjectivité. Restent donc deux degrés, celui de la réflexivité, c'est-à-dire de la croyance , et celui de la spontanéité ou de l'aperception absolue.
Or, la croyance comme croyance est subjective, et alors elle n'implique qyi'une certitude renfermée dans les limites du sujet croyant; ou, bien que croyance, elle a un cpté non subjectif.
En effet, la croyance n'est qu'un degré; dégagée du rapport au moi réflexif qui la constitue , elle se résout dans l'aperception pure qui la précède et la fonde nécessairement et réellement. Sat/oir est antérieur et supérieur à croire.
Là est la certitude absolue, non pas aux yeux du raisonnement , ni aux yeux de la croyance , mais à ceux de l'aperception pure, se légitimant elle-même de sa propre lumière. Accord de la psychologie et de la logique.
Examen logique du fait psychologique de l'aperception pure. Ce fait n'a de subjectif que ce qu'il est impossible qu'il, n'ait pas, savoir, le je ou moi aperceptif qui se mêle au fait sans le constituer. Le moi entre nécessairement dans toute connaissance; le moi, étant le sujet de tout savoir humain, entre dans la connaissance, mais non pas dans la vérité.
La raison , impersonnelle de sa nature , est en rapport direct avec la vérité ; là est l'absolu pur ; mais la raison se redouble dans la conscience, et voilà la connaissance. Le moi ou la conscience y est comme I. 20
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témoin , non comme jug€ ; le juge' unique est îa rai-» son ^ faculté pure , impersonnelle , bien <|u'el)e ne puisse entrer en exercice si la personnaKté ou le moi n'est posé et ne s'ajoute à elle.
L'aperception pure constitue la logique naturelle.
L'aperception pure, devenue cjroyance néeessaîrei constitue la logique proprement dite.
La première repose sur elle-même : vemm index sui.
La deuxième repose sur l'impossibiKté où est la raison de ne pas croire à la vérité.
La finwe de la première est l'affirmatioù pure j spoatanée, irréfléchie, où Tesprit se r^K>se àv^ uhe sécurité absolue^ c'est-^à^dire sans soupçon cfuné négation possible.
la forme de la deuxième est l'alBrmatiôii réftexive^ c'est-à-dire l'impossibilité de nier ou la nécessité d'affîrmer, l'affirmation négative et la négation àffir» mative. L'idée de négation domine la logique ordi^ naire y ses affirmations n'étant que le fruit plus ou moins laborieux de deux négations^ Théorie de l'af^ firmation pure ei de l'affirmation logique.
kMAiiECiittni, Ou Deuxième partie de la hgiquei
Ia logique s'occupe uniquement de Fabsolu : la dialectiq>ue s'occupe du rapport du contingent à l'absolu.
Simultanéité actuelle et primitive , et en même;
SUR LES VÉRÎTIÊS ÀBSOLUESi 3o^
tem^ss perpétuelle discordance du contingent et de Fabfsolu ^ du particulier et de l'universel , du fini et de Finfini. £^ dialectique les met en harmonie ; et ^ là comme ailleurs , l'emploi de la science est de le^ ver l'apparente contradiction qui éclate partout et accable l'intelligence.
Ramener le contingent et lé pai*ticulier à l'universel et à l'absolu y tout en les distinguant sévère^ ment, c'est raisonhet^.
Forme du raisonnement : le syllogisme. — Sa beauté comme figure.