‹ Fragments philosophiques (volume 5)Chapitre 20 sur 35 · OLYMPIODORE · texte numérisé non relu

OLYMPIODORE

mentaire sur ce dialogue de Platon. Rien ne pouvait mettre les critiques sur la trace de cet ouvrage avant la publication de celui d’Olympiodore. Les extraits que nous a conservés Photius de la vie d’Isidore par Damascius, ne contiennent aucune allusion à un commentaire de ce dernier sur l’Æ{lcibiade. Les fragments ou plutôt les suppléments sur le Parménide, que nous avons publiés (4), s'ils sont de Damascius, ce qui est fort douteux, ne fournissent aucune lumière sur ce point; et le grand ouvrage περὶ ἄρχων» récemment publié (2), ne nous ἃ paru, à une lecture il est vrai assez rapide, rien offrir qui pût donner quelque soupçon à cet égard. Le commentaire d’Olympiodore est donc le seul ouvrage de l’antiquité qui nous fasse cette révélation importante; et non-seulement il nous apprend qu'Olympiodore avait sous les yeux un commentaire perdu de Damascius sur l’Ælcibiade ; mais 1} cite perpétuellement ce commentaire, et avec tant d’étendue qu'il serait encore plus facile de reconstruire sur ces indications l'ouvrage de Damascius que celui d'Iamblique d’après les indications de Proclus et d’Olympiodore. L’ 4lcibiade ne soulève aucune question philosophique ou mythologique sur laquelle Olympiodore ne rapporte l’o-

(1) Procl, Opera inedita, t. νι: continens sextum et septmum librum commentari in Parmenidem, cum supplemento Damasciano. Paris, 1827.

Edidit Κορρ, Francf. ad Mœn. 1826.

pinion de Damascius, souvent différente de celle de Proclus, et il conclut presque toujours en faveur du premier. Et en effet, on conçoit que Damascius, riche de toutes les lumières des commentairés de Démocrite , d'Harpocration, d'Iamblique et de Proclus, avait pu éclairer jusqu'aux dernières profondeurs du dialogue de Platon, et surpasser chacun de ses devanciers en les mettant tous à contribution. C’est à regret que nous nous abstenons de citer ici les fragments de Damascius conservés par Olympiodore, et de donner par là quelque idée d'un écrivain célèbre sur lequel il n’y a pas encore une seule ligne écrite en français. Du moins nous signalons les pages 4, 5, 9, 91, 95, 105, 106, 126,

On conçoit que ce commentaire d’Olympiodore, venu après tant d’autres, ne peut être qu’une compilation bien faite ; et cela même, tout en retranchant du mérite personnel d’Olympiodore, ajoute imfiniment pour nous à l'importance et à l'utilité de son ouvrage : car on peut le regarder comme le dernier mot de toute la philosophie d'Alexandrie sur un dialogue que la critique moderne a voulu enlever à Platon, par de bonnes raisons peut-être, mais qui cependant a été l’objet constant des méditations et des commentaires de tous les philosophes Alexandrins de siècle en siècle sans interruption, depuis le 1° jusqu'au vi°, depuis Thrasyle, que cite Diogène de Laërte, jusqu'a Olympiodore.

En finissant cet article, nous ne récapitulerons point les faits mtéressants, les fragments précieux, les données nouvelles de tout genre que cæ commentaire d'Olympiodore ajoute à tous ceux que nous avons déjà recueillis dans le commentaire de Proclus. Nous nous contenterons de rappeler que, sous ce rapport, l’un n’est assurément pas moins riche et moins important que l’autre.

πιτιτν οτινιιιζινινινινι | LUE LL VVLE VE ιν ιννιικνικικικιιινικινικιινιιεοικιιιιιος,

‘OLYMPIODORE. .

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