‹ Fragoletta, Nouv. édChapitre 187 sur 226 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

— Dans son propre cabinet, où j'ai su qu'il venait d'obtenir un passe-port.

— Et pour quel pays ? demanda d'Hauleville,

balbutiant dintérêt, de crainte et de curiosité.

— Ma foi , je n'en sais rien : pour Naples , je crois , oui, pour Naples, à ses risques et périls, car la guerre

— Adriani esta Naples ? Adieu , colonel. Vous avez raison , le temps presse , et je vous laisse en liberté.

— Il est fou, pensa l'aide de camp en s'éloignant.

— Pauvre garçon! se dit dHauteville^ voilà donc comme on met une action bonne ou mauvaise audessus de rimporlance d'une idée , d'un sentiment juste ou d'un devoir à remplir. Tout ce qu'ils vont faire ne sera jamais, au bout du compte , qu'un événement, un fait heureux ou malheureux qu'on jettera ensuite à la tête des sots comme une autorité. Et qu'est-ce que tout cela auprès de la moindre vertu, auprès d'une afîection à regagner ou à perdre et d'une vengeance à obtenir I

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