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V. — L'Aide au Soldat

Organisée également depuis la guerre et présidée par Mme J. Obalska, l'œuvre qui a nom VAide au Sol /al a pour objet de procurer des vêtements chauds et quelque confort au soldat français. L'ouvroir qu'elle a orcranisé, avec la collaboration d'un certain nombre de dames canadiennes, confectionne des objets variés qui i-ont adressés à des personnalités françaises : Mme la- duchesse douairière d'IIzès, Mme A. Brisson, M. Maurice Barrés, M. Pierre Loti, etc., ainsi qu'à des hôpitaux. Afin de se procurer les fonds nécessaires, le Comité de l'œuvre sollicite des souscriptions et organise des réunions, bridges, concerts, conférences, etc.

Au cours de l'année dernière, une trentaine de caisses ont été expédiées en France, contenant divers articles : chaussettes ^1.689 paires), mouchoirs (3.208), chemises (989), serviettes (592), mitaines (516 paires , caleçons (336), etc., au total 11.043 pièces, sans compter des quantités importantes de laine à tricoter, de flanelle, de bandages légers, et des jeux (échecs, jeux de cartes, etc.), du tabac, des cigares, du thé, du chocolat, etc. : tout ce que la vive sympathie agissante des membres de VAide au Soldat a pu réunir pour apporter au combattant français quelque soulagement et la consolation d'un souvenir ami.

VL — La Pensée française.

Cette œuvre est une des plus intéressantes que le mouvement français ait produites depuis l'ouverture des hostilités. Elle adresse aux mères canadiennes un vibrant appel en faveur des mères françaises éprouvées par la guerre. « Des armoires ancestrales, dit le D' Ovide Norniandin, plus de quatorze mille objets furent tirés, puis soigneusement mis en colis et expédiés aux mamans de France. » En outre, l'œuvre recueillit, surtout à Montréal, une somme de .^^î 1.311,30 qui fut employée à acheter des étoffes pour la confection de différents vêtements. Les étoffes achetées ont servi à confectionner plus de 6.000 robes pour enfants de quatre, six et huit ans, 120 complets pour garçons, 200 couvertures de laine, 340 paires de chaussettes, 130 bonnets de laine, des layettes, chandails, cache-nez, etc.

Signalons deux autres initiatives de ce comité, que dirige le D' Norniandin et dont les membres ont désiré garder l'anonymat : 1" l'envoi de quelques « souvenirs » canadiens qui furent remis à la petite Denise Cartier par l'Hon. Philippe Roy, commissaire général du Canada, au nom du groupe de la Pensée française; 2° l'œuvre des marraines des prisonniers de guerre. Vingt-cinq dames canadiennes, émues du sort réservé aux prisonniers français en Allemagne, ont accepté de correspondre avec ces soldats malheureux et de leur apporter, dans la captivité, le réconfort d'une amitié lointaine.

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