II PREFACE
du dehors que par nos propres fautes et notre propre aveuglement.
Chrétiens ou non, il est malaisé à nos compatriotes d'étudier l'histoire et l'action de nos missionnaires, sans partager pour eux la gratitude que leur témoigne M. Bonet-:\faury. Comment la leur refuser, quand on songe à ce qu'ils ont fait pour la propagation de la languç et de l'influence françaises? Si vous cherchez notamment à qui la France doit l'expansion de sa langue en Orient et dans le monde entier, force vous est de reconnaître qu^elle la doit en grande partie à ses missionnaires, à ses religieux. Les missionnaires catholiques ne sont assurément pas les seuls champions de notre langue, mais ne fut-ce que par leur nombre, ils sont les premiers. Les protestants et les juifs ont le droit de se vanter d'être, eux aussi, de bons et loyaux serviteurs de la France et de la langue française à l'étranger. Entre les œuvres protestantes du dehors, j'en citerai une à laquelle M. Bonet-Maury a consacré plusieurs années de sa jeunesse, les églises et les écoles vallonnés de Hollande, un pays où la longue prépondérance de la langue française se trouve aujourd'hui en péril. Quant aux juifs, ils peuvent