ACTE I
le
Il ne finira point cette oeuvre. 11 aura peur.
J'en suis sûr, de lutter, lui, pauvre ciseleur. Contre tous ces trésors moulés d'après l’antique Par votre Primalice, et que cet homme unique A rapportés de Rome...
Où donc est-il ?
BOISJORDAN.
Je croi
Qu’il vient de déguerpir avec l'argent du roi.
FRANÇOIS 1 er .
Ho ! messieurs !...
BOISJORDAN.
C’est le bruit général...
TOUS
* Mais oui, sire...
, FRANÇOIS I er .
Ne calomniez pas, c’est assez de médire !
BOISJORDAN.
Sire, nous le jugeons sur ses actes passés.
L'homme n’est pas de ceux qu’on calomnie...
FRANÇOIS 1 er , se levant.
Assez !
Car malgré tous ses torts, je ne peux me défendre D’un sentiment d’estime et d'affection tendre Pour l’artiste fameux qui, toujours sans rivaux,
Vient enrichir ma cour de chefs-d’œuvre nouveaux ; De le voir revenir, messieurs, j’ai l’espérance.
Et je donnerais tout pour le garder en France !
SAINT-POL
On a, sire, un moyen de l'y garder...
FRANÇOIS i« r .
Lequel ?
SAINT-POL
Il faut tout simplement le pendre...
FRANÇOIS I er .
Par le ciel.
De remèdes part ils je suis plus économe !
11 est heureux, Saint-Pol, pour ceux de ce royaume. Que vous ne soyez pas leur monarque...
(La porte du pavillon s'ouvre, et Benvenuto parait.)