SCÈNE PREMIÈRE
FRIPELIPPE, BOISJORDAN.
BOISJORDAN.
Attends ici, coquin, que le roi, notre sire.
Décide de ton sort. Tu n’as plus rien à dire?...
FRIPELIPPE.
Non, seigneur.
BOISJORDAN.
Tu n’as déguisé?.».
FRIPELIPPE.
Non, seigneur.
Alors, on peut te pendre?...
FRIPELIPPE.
Oh!
BOISJORDAN.
Pour toi j'en ai peur.
Tu le feras donner quelque bon coup de pique Si tu cherches à fuir.
FRIPELIPPE.
Seigneur...
BOISJORDAN.
Pas de réplique.
(il je Dire diet la Rai. )
FRANCE DESIMIERS
FRIPELIPPE.
Pendu, si jeune encor!... moi qui promettais tant! Pendu... par ce cou-là... C'est possible, pourtant !
Mes affaires vont mal!... Quel interrogatoire!
C'est qu’il a bien fallu conter toute l'histoire :
Comment j'avais hier pris à maître Clément Sa bourse, son cheval et ses habits ; comment.
Après avoir du roi touché le gras salaire.
J’avais encor reçu de l’autre main pour plaire Au galant Espagnol; comment j’étais entré Chez monsieur de Simiers que j'avais rencontré; Comment, à son insu, j'avais, comble d’audace. Introduit à la fois deux amants dans la place... Pendu!... Je ne veux pas ! Que faire?.. ;
UNE VOIX, chantant au dehors.
L'empereur Charles-Quint,
Malgré ses iinesses toutes,
Fut fort tourmenté de ses gouttes...
FRIPELIPPE.
Ce couplet...
ette voix... ô bonheur!... c’est l’ami Triboulet!
Je suis sauvé!...»
(il sort en courant, au moment où François I*' entre avec Boisjordan.)