CHAR LES -QUINT, GONZALVE, ENRIQUEZ
• Suite.
CHARLES- QUINT, à part.
Quand finira
Cette chasse ! Oh ! jamais on ne m'y reprendra !
La fraîcheur de la nuit, sous cette voûte ombreuse.
M’a déjà fait gagner une migraine affreuse !
Puis ma goutte revient... Humph! je boite déjà.
Ce François, lui, jamais au repos ne songea.
Oui, mais ces hommes-là n’ont pas longue durée...
Ils tombent tout d’un coup. O douleur acérée !
Bah ! j’aime mieux souffrir et vivre vieux !... Ce roi Qui me relient en France à peu près malgré moi,
S’il voulait se venger, me rançonner* me prendre Le Milanais? comment pourrais-je me défendre?
N'est-il pas le plus fort, parce qu’il est chez lui ?
J’ai bien le droit des gens pour me servir d’appui.
Mais je l'ai méconnu, jadis, dans sa personne.
Après tout, sur la tête on porte une couronne,
La couronne de France ; on n’est pas un pillard.
Mais un brave, sacré chevalier par Bayard...
On doit donc forcément rester loyal!... N’imporle!
Je ne vis plus ! il faut à tout prix que je sorte De cet intolérable et stupide embarras !.
Puis, la Flandre est en feu, d’Albe m’attend là-bas,
D'Albe! qui seul comprend ma pensée infinie!
(Regardant Emiques et les autres.)
Ceux-là n’ont que du zèle... et d’Albe a du génie!... Décidément, je souffre!
(Haut.)
Allons, messieurs 1...
(Explosion itc fanfares el de cris au delion.)
GONZALVE
Voilà.
François premier...
CHARLES-QUINT
Rentrons, vous dis-je.
(François parait avec nne suite brillante : Amazones, Gentilshommes, Piqueurs, porte-flambeaux.)