FRANÇOIS I
C’est bien...
(a part.)
Il faut que j'aie au Louvre tout mon monde ! . . . — Cette jeune noblesse est la tqjne féconde Que je veux désormais exploiter; car ainsi J’abaisserai les Cuise et les Montmorency-!
(Haut.)
Et les préparatifs du combat?
BQISJOJIPAN.
Complets, sire.
On sonnera du cor pour l’appel. Je désire Vivement ce signal...
FRANÇOIS I er .
C’est tout?
BOISJORDAN.
L’empereur part,
Un message de Flandre avance son départ.
FRANÇOIS I er , souriant.
Un message... ah! vraiment?
(a part.)
Bon voyage, mon frère !
Malheureux en amour, soyons heureux en guerre.
Pardon, sire, mais l’heure approche... permettez Que j’aille m’équiper pour ce duel...
FRANÇOIS I er .
Restez!...
'Vous perdez ma faveur, et la Bastille, s’ouvre,
Si vous mettez le pied dans le fossé du Louvre.
BOISJORDAN.
Ne pas me battre!... O Dieu!... tous mes rêves déçus!...
FRANÇOIS I er .
Obéissez!... surtout, pas un mot là-dessus.
BOISJORDAN.
Mais, sire, mon honneur...
FRANÇOIS 1 er .
Est sous ma garde, comte.
François premier bientôt vous en rendra bon compte !
(A part.)
Je vais trouver Chapuys, un serviteur- discret,
Dans la chambre voisine, où tout doit être prêt.
(il »ort.)
BOISJORDAN, nul.
Quel désappointement! Éteins-toi, noble flamme!...
Ce Cellini, dit-on, est une rude lame;
Me mesurer à lui, c’était beau, c’était grand !
En triompher c’était monter au premier rang !
Mais que veut donc le roi?... quel est tout ce mystère?. Pour comble de malheur, encore, il faut me taire !..
(Benvenuto parait au fond avec France.)
Benvenuto!... Je sors pour obéir au roi Et fuir les questions.