‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 54 sur 96 · ERS. BRI · texte numérisé non relu

ERS. BRI

tué en 1356, à la bataille de Poitiers, et ne laissa pas de postérité (voyez l'art. Brienne [Gauthier dej),

Et Isabeau de Brienne, duchesse d'Athènes, qui épousa, en 1320, Gauthier, sire d'Enghien , dont elle eut six fils.

Le cinquième, Louis, eut, entre autres enfants, Marguerite, qui, par son mariage avec Jean de Luxembourg, porta dans cette maison le comté de Brienne, la seigneurie d'Enghien et les droits au duché d'Athènes.

(Voy. l'art. Luxembourg [famillede]).

Pierre Ier, (ils de Jean de Luxerabourg et de Marguerite de Brienne, fut le père de Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, connétable de France, sous le règne de Louis XI.

Louis de Luxembourg eut trois fils, dont l'aîné , Jean de Luxembourg, fut tué en 1476, à la bataille de Morat. Ii laissait un (ils qui mourut sans postérité, et une fille, qui épousa Bernard de Béon, gouverneur de Saintonge.

Louise de Béon, fille de ce dernier, épousa , en 1628 , Auguste de Loînénie, qui devint ainsi la tige de la famille de Brienne-Loménie. (Voyez Lombnie.)

Brienne (Gauthier de) fut élevé à la cour de Robert le Bon , roi de Na-

files. Le prince Charles , fils de Robert, 'envoya à Florence, en 1326, en qualité de son lieutenant général. Brienne tenta ensuite de reprendre le duché d'Athènes, que les Catalans avaient conquis sur son père; mais cette entreprise ne réussit point; et, sans parler des sommes immenses que lui coûta cette entreprise , il y perdit , suivant Jean Boccace , son fils unique , qui fut. tué par les Catalans. Il revint ensuite en France , et fut très-utile au roi Philippe de Valois , dans la guerre que ce prince soutint contre les Anglais en 1340. Comme il revenait, en 1342, de la cour de ce monarque pour se rendre à Naples, il passa de nouveau à Florence , au moment où le peuple , irrite de la perte de Lucques, se soulevait contre son gouvernement. Gauthier profita de l'occasion pour se faire nommer seigneur de Florence. Il séduisit tous les partis par de vaines promesses,

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et les trompa par de faux serments; manda les armées du souverain pontife

mais il n'eut pas plutôt obtenu lé contre son gendre. Il eut bientôt une

pouvoir souverain qu'il s'abandonna autre couronne, celle de Constantino-

aux passions les plus honteuses. Il pie, qui lui fut décernée parles barons

amassa des sommes énormes par les français, en 1220. Il défendit sa capi-

Plus criantes exactions, fit périr sur taie contre les Grecs et les Bulgares;

échafaud un grand nombre de ci- ruina leur flotte, les défit une seconde

toyens respectés, et provoqua de tant fois, et les épouvanta tellement qu'ils

de manières la haine des Florentins , que toutes les classes du peuple se déclarèrent en même temps contre lui.

La multitude prit les armes, et vint l'assiéger dans son palais. Après s'y être défendu huit jours, il fut obligé de capituler, d'abandonner aux vengeances du peuple les ministres de ses cruautés, de renoncer à la seigneurie de Florence, et de sortir de la ville. Gauthier de Brienne revint alors en France , où le roi lui donna , au mois de mai 1356, la charge de connétable.

II fut tué le 19 septembre suivant, à la bataille de Poitiers. Son corps fut

n'osèrent plus reparaître. Il mourut en 1237. Il était brave et prudent, mais son avarice ternit ces belles qualités et hâta la ruine de l'empire.

Bbiet (Philippe), savant jésuite, né à AbbeviUe en 1601 , mort en 1668, a composé plusieurs ouvrages , dont le plus connu et le plus estimé est : Para llela geog raphias veteris et novœ, Paris, 1648 et 1649, 3 vol. in-4°, avec 125 cartes. Malheureusement cet ouvrage , qui est savant et écrit avec méthode, n'a pas été entièrement publié.

Trois autres volumes devaient contenir l'Asie et l'Afrique. Briet a encore

porté à l'abbaye de Beaulieu, dans le laissé: Annales mimdi, sive chronicomté de Brienne, où l'on voit encore con>y ab orbe condito ad annum son tombeau.

Bbienne (Jean de), fils d'Érard If, comte de Brienne, naquit dans la seconde moitié du douzième siècle.

Les chrétiens de la Palestine ayant fait demander à Philippe-Auguste un époux pour Marie, fille d'Isabelle et de Conrad de Montserrat, héritière du royaume de Jérusalem, le roi de France choisit Jean de Brienne, qui réunissait toutes les qualités d'un chevalier français. Il partit pour la terre sainte en 1209, épousa Marie, et se fit sacrer roi de Jérusalem dans la ville de Tyr. Son arrivée dans la Palestine fut signalée par quelques avantages remportés sur les Sarrasins; mais, comme il n'avait amené avec lui qu'un petit nombre de chevaliers, ses succès ne furent que passagers. Le pape lui conseilla , pour intéresser Frédéric II au sort du royaume de Jérusalem , de donner à cet empereur sa fille Yolande en mariage. Jean de Brienne y consentit , et Frédéric prit d'avance le titre de roi de Jérusalem, mais ne partit point pour )a Palestine. Ce fut alors uue l'Occident fut troublé par les querelles du pape et de l'empereur, et Jean de Brienne com-

Christi, Paris, 1663, in-12, 7 volumes; Venise , 1693, 7 vol. in-12 ; Theatrum qeographicum Europœ veteris, 1653, in-fol. ; Elogium patris Sirmondi, Paris, 1651, in-4°, etc.

Bbiey, petite ville de Lorraine", aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de la Moselle, à vingtquatre kilomètres de Metz.

Cette ville est fort ancienne ; quelques auteurs en font remonter Foricine jusqu'à l'époque romaine. Au huitième siècle , elle dépendait du duché de Mosellane; plus tard, elle passa aux cooites , puis aux évêques de Metz , qui finirent par la céder aux comtes de Bar. Assiégée par les Messins en 1363 et en 1370, elle fut saccagée en 1421 par le duc de Berg, et prise en 1475 par Charles le Téméraire.'

Briey possède un tribunal de première instance et une société d'agriculture. Sa population est de dix-sept cent cinquante-cinq habitants.

Bbiez (N.) fut député du département du Nord à la Convention nationale , vota la mort dans le procès de Louis XVI , en ajoutant : « Dans le

T. ni. 25e Livraison. (Dict. encycl., etc.)

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