‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 65 sur 96 · BUC · texte numérisé non relu

BUC

des sciences et de l'Institut, des Eclaircissements géographiques sur la Nouvelle-Bretagne et sur fes côtes septentrionales de la Nouvelle-Guinée, 1787; et, dans le tome VI (1806) des Mémoires de V institut, classe des sciences mathématiques et physiques, des Recherches sur tile Antillia et sur l'époque de la découverte de F Amérique.

Buache (Philippe), géographe , naquit à Paris le 7 février 1700 , étudia d'abord l'architecture, puis la géographie sous Delisle. Il tut chargé, en 1721 , de classer les cartes du dépôt de la marine, que l'on venait de créer. Nommé, en 1729, premier géographe du roi , et reçu membre de l'Académie des sciences en 1730, Buache mourut le 27 janvier 1773. Ce géographe est surtout connu par son système de géographie physique, qui exerce encore aujourd'hui sur nos cartographes une fâcheuse influence. Ce système consiste à rattacher toutes les chaînes de montagnes sur les continents et dans les mers elles-mêmes , de façon à constituer un certain ensemble de bassins géographiques, tous forcément détermines par des chaînes de montagnes.

Or, il est évident que ce système est loin d'être vrai en tout point. Souvent, sans doute, les bassins sont déterminés par des montagnes; mais souvent aussi ils ne le sont que par des dos de pays, et même quelquefois, ainsi qu'en Russie, ils ne sont formés

Sue par l'inclinaison presque insensile des plaines. C'est donc à tort que les cartographes , pour se conformer au système erroné mis en vigueur par Buache, tracent de fabuleuses montagnes entre Paris et Orléans, pour séparer les bassins de la Seine et de la Loire ; et que sur les cartes de Russie l'immense chaîne des Olonetz , entre le versant de la Baltique et celui de la Méditerranée, forme un lien imaginaire qui réunit les Karpathes et les Povas, etc. On ne saurait trop combattre cette idée , encore très-répandue, car elle porte une grave atteinte à la vérité.

Buache a laissé un atlas physique , 1754 , et diverses cartes et mémoires dans le Recueil de l'Académie des

sciences, années 1745, 1752, 1753 et

Buccine , bocines, busine, buxine, instrument de musique en usage dans les douzième et treizième siècles. Son nom, qui vient de buccina, et non de buxeus , comme le prétend Sainte- Palaye , indique que c'était un instrument à vent, dont on tirait des sons à l'aide de la bouche. Il ressort une nouvelle preuve de cette assertion, de l'ordre dans lequel le placent les vers suivants extraits de la Prise de Jérusalem.

Moult part font grant noise en l'ost li oliphant, Li cors, et li bocines, et ly timbre sonant, Que on ne oïst pas néis Dant Diex tonant.

Buch ou Busca, ancienne contrée de Gascogne, dont les seigneurs portaient le titre de captais. Cette seigneurie fut possédée successivement par les maisons de Grailly, Nogaret- Épernon, Foix-Randan et Gontault.

(Voyez ces mots et l'art. Captal).

Buchon (Jean-Alexandre) a traduit de 18*20 à 1840 un grand nombre d'ouvrages historiques et philosophiques.il est éditeur du vaste répertoire historique intitulé: Collection des chronioues nationales françaises, écrites en langue vulgaire du treizième au seizième siècle , avec des notes et des éclaircissements , et d'une Chronique de la conquête de Constantinople , et de l'établissement des Français en Morêe, écrite en vers grecs politiques,

f>ar un auteur anonyme, traduite pour a première fois d'après le manuscrit grec inédit, 1825, in-8°. On doit encore à M. Buchon , Recherches et matériaux pour servir à une histoire de la domination française aux treizième, auatorzième et Quinzième siècles dans les provinces démembrées de l'empire grec, première et deuxième partie, gr.

m-8. Paris, 1840.

Buchot (Philibert), né en 1748, à Maynal, bailliage de Lons-le-Saulnier, a été pendant quelques mois commissaire des affaires extérieures de la république. Entré au ministère, le 9 avril 1794 , alors que la république en guerre avec toutes les puissances n'entretenait de relations qu'avec la Suède, Gènes, Saint-Marin et les États-

BUC FRA

Unis d'Amérique, il sortit des affaires au mois de novembre de la même année, avec la réputation d'un administrateur distingué, mais sans grande élévation dans les idées, sans l'énergie nécessaire pour un temps de crise.

Avant d'être appelé à ces hnutes fonctions , l'abbé Buchot , car il avait embrassé l'état ecclésiastique , s'était fait remarquer à Lons-le-Saulnier par son attachement aux principes révolutionnaires , et avait été nommé membre de l'administration centrale du département du Jura. Forcé de se retirer en 1793, Buchot avait été envoyé, par le conventionnel Prost dans le Jura , pour y combattre le fédéralisme. Dans cette mission , il mécontenta les habitants de Pontarlier, qui lui reprochaient une modération excessive; et, pour échapper à leurs menaces, il vint se réfugier à Paris, où il fut recommandé particulièrement à Robespierre. Nommé d'abord substitut de l'agent national Payan, Buchot finit par remplacer, au ministère des affaires étrangères, Herman, qui, luimême, avait été nommé et révoqué le même jour, 9 avril 1794.

Lorsque, au mois de novembre de la même année , Buchot quitta le ministère, il était si pauvre que les employés de ses bureaux, reconnaissants des" égards qu'il leur avait toujours témoignés, se cotisèrent pour lui procurer des moyens d'existence. A cette époque, les ministres intègres et désintéressés n'étaient pas rares. Ne voulant pas restera la charge de ses amis, Buchot accepta une place de commis sur le port au charbon, aux appointements de six cents francs par an. Il resta dans cette humble position jusque sous le consulat. Alors une note remise nar un compatriote de Buchot sur le bureau de Bonaparte apprit au premier consul qu'un ancien ministre de la république était simple commis sur le

Îiort au charbon de Paris. Avec sa déicatesse ordinaire, Bonaparte écrivit à la marge : Six mille francs de pension. Buchot, ainsi arraché à la misère, vécut juqu'en 1812.

Buc'hoz (P.-Jos.)j naturaliste et

Page 1