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FRANCE. PANORAMA

choisit dans son sein une commission du comité de salut public. Panis en fit partie, et signa en cette qualité la circulaire envoyée dans tous les départements après* les massacres de septembre. Voy. les Annales , t. II , p. 252.

Élu ensuite député à la Convention, il se rangea du parti de la Montagne, mais s'y fit peu remarquer. Dans le procès du roi , il vota pour la mort , contre Tappel au peuple et contre le sursis. Il fut, pendant quelque temps, membre du comité de sûreté générale, et prit une part active aux événements des 9 et 10 thermidor. Dans la journée du 1er prairial an 11 1, il tenta de défendre les chefs des insurgés, dont la Convention venait d'ordonner la mise en accusation ; mais il ne put parvenir à se faire écouter, et le 7, ayant voulu parler en faveur de son ami Laignelot, il fut lui-même décrété d'arrestation et ne recouvra la liberté que par l'amnistie du 4 brumaire an iv.

Il fut ensuite employé dans l'administration des hospices de Paris. Resté pauvre , il s'était depuis longtemps retiré de la scène politique, lorsque la loi dite d'amnistie le força, en 1816, d'aller chercher un refuge en Italie. Il y vécut d'une pension que lui faisaient ses enfants, jusqu'en 1830, époque où il put enfin rentrer en France. Il mourut à Marly-le-Roi , en 1833.

Panorama. Il n'y a pas plus d'un demi-siècle que les panoramas sont connus en France. Ce fut l'Américain Fulton qui en obtint le brevet en 1787. Aidé des artistes Fontaine, Prévost et Bourgeois , il exposa au public, quatre ans après l'obtention de son Drevet, une vue de Paris qui surprit tout le monde, tant par la nouveauté du spectacle que par le mérite de l'exécution, l'exactitude des détails et l'illusion complète que produisait ce nouveau genre de peinture. Ils exposèrent ensuite successivement les panoramas de Lyon* de Toulon, de Londres* de Borne et de Naples. Prévost acquit bientôt dans ce genfe un talent supérieur et une réputation digne de son talent; ses panoramas d Amsterdam, d'Anvers* de Jérusalem et d'Athènes* furent tour à tour l'objet de l'étonnement et de l'admiration. David, dit-on, visitant un des pre-

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miers panoramas de cet artiste, avait dit à ses élèves : « Messieurs, c'est ici qu'il « faut venir étudier la nature. » D'après la manière de voir de David, nous n'oserions affirmer l'authenticité de ce mot, mais il explique parfaitement l'effet produit par l'apparition des panoramas, puisqu'on n'a pas craint de mettre dans la bouche du maître de la peinture un éloge aussi absolu. M. de Chateaubriand , dans la préface de ses œuvres complètes, a cru devoir payer aussi un tribut d'éloge à Prévost. « On a vu à « Paris, dit-il , les panoramas de Jéru- « salem et d'Athènes; l'illusion était « complète; je reconnus au premier « coupd'œil tous les monuments, tous « les lieux, et jusqu'à la petite cour où « se trouve la petite chambre que j'ha- « bitais dans le couvent de Saint-Sau- « veur. Jamais voyageur ne fut mis à « si rude épreuve. Je ne pouvais m'at- « teridre qu'on transportât Jérusalem « et Athènes à Paris.» Il faut dire que, pour l'exécution de ses panoramas, Prévost ne s'en rapportait pas à des dessins, et qu'il allait lui-mémesur les lieux. On ne doit donc pas s'étonner de trouver dans ses ouvrages une si scrupuleuse exactitude. Il était parti en 1817 pour aller visiter les lieux les plus célèbres de l'Orienti, et c'était dans ce voyage qu'il avait fait les dessins de Jérusalem, d'Athènes et de Constantinople. Mais ces travaux l'avaient fatigué , et des trois panoramas, deux seulement furent exécutés par lui; il mourut en 1823, au moment où il commençait celui de Constantinople ; M. Roumy le termina d'après ses dessins. La démolition de la rotonde des Capucines, où avait lieu l'exposition de ces ouvrages, fit craindre de voir périr un art qui était devenu si intéressant; en effet, le défaut de local convenable est une des grandes difficultés que rencontrent les peintres qui veulent exécuter de semblables travaux. Mais on construisit, rue Saint- Fiacre, un bâtiment où M. Alaux fit voir successivement le panorama de Westminster et celui de Sainl-Pierre de Rome. En 1830, M. Langlois exposa, rue des Marais du Temple, le panorama de ISavarin et celui d'Alger.

Enfin, depuis quelques années, cet artiste a fait élever, dans les Champs Ély-

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