PONTHIEU L'UNIVERS. PONTHIEU
d'Angleterre ; les deux époux passèrent le détroit et vinrent prendre possession de leur comté, pour lequel Édouard ût hommage à Philippe le Hardi. Éléonore mourut à Herdeby, dans le comté de Lincoln, en 1290.
1290. Édouard II, filsd'Édouard I*% roi d'Angleterre, et d'Éléonore, succéda à celle-ci dans le Ponthieu, et vint, en 1299, rendre hommage à Philippe le Bel, dont il épousa, en 1307, la fille Isabelle. Philippe le Long se saisit du Ponthieu en 1319, parce qu'à son avènement le roi d'Angleterre ne lui avait pas rendu hommage; mais Isabelle conclut avec lui, en 1325, un traité par lequel il reconnaissait la donation que son époux faisait de ce comté à son fils Édouard III.
1325. Edouard III fut investi par Charles le Bel du Ponthieu et de la Guienne, et, en 1329, il vint en rendre hommage à Philippe de Valois ; mais la guerre ayant été déclarée, en 1336, entre la France et l'Angleterre, Philippe saisit le Ponthieu, ainsi que les autres terres appartenant au roi d'Angleterre.
Le roi Jean donna, en 1350, ce comté à Jacques , fils de Louis Ier, duc de Bourbon; mais ce prince fut dix ans après forcé de l'abandonner. En effet, par le traité de Bretigny, Edouard III rentra en possession du Ponthieu , de la Guienne et des autres pays qu'il possédait en France; mais cette fois il y rentra comme souverain et non plus comme vassal , et le roi Jean écrivit au clergé, aux nobles et à toutes les communautés du comté de lui rendre hommage et se considérer comme ses vassaux. Le Ponthieu fut donc occupé par les Anglais, qui y demeurèrent jusqu'en 1 369. A cette époque, la guerre ayant recommencé avec l'Angleterre, le comte de Saint-Pol et le sire de Dampierre entrèrent dans le comté, s'en emparèrent au nom de Charles V, et y firent prisonniers les officiers du roi d'Angleterre. Les Anglais l'occupèrent en 1417. Charles VII le reconquit sur eux; mais, en 1435, il fut contraint de l'engager avec toutes les villes situées sur la Somme, à Philippe le Bon, duc de Bourgogne , pour le prix de 400,000 écus d'or, lesquels ne furent pavés
qu'en 1463 par Louis XI. Deux ans après, ce prince se vit encore obligé d'engager le Ponthieu au comte de Charolais, Charles le Téméraire, qui en resta en possession jusqu'à sa mort (H77).
A la nouvelle du désastre de Nancy, les habitants d'Abbeville chassèrent la garnison bourguignonne et se déclarèrent sujets du roi.
1583. Diane. En 1583, Henri III donna le Ponthieu à sa sœur naturelle, Diane, veuve du duc de Montmorency.
Cette princesse vécut jusqu'en 1619, et désigna pour son héritier Charles de Valois, son neveu.
1619. Charles de Valois, flls naturel de Charles IX , fut , jusqu'à sa mort, tranquille possesseur du comté de Ponthieu.
1650. Louis de Valois, son fils, d'àbord destiné à l'état ecclésiastique, embrassa la carrière des armes , en 1622, à la mort du comte détouragais, son frère aîné, et se distingua dans les différentes guerres qui eurent lieu sous Louis XIII. Il ne succéda au comté de Ponthieu qu'à la mort de son frère , qui précéda la sienne de trois ans.
1653. Marie-Françoise, fille de Louis de Valois, lui succéda dans lecftnté de Ponthieu comme dans ses autres possessions ; elle avait épousé, en 1649, Louis de Lorraine, duc de Joyeuse.
Elle mourut en 1690 : son fils, Louù- Joseph de Lorraine , duc de Guise et prince de Joinville, était mort avant elle. Le comté de Ponthieu fut réuni à la couronne.
Ponthieu (monnaies du). Dès le onzième siècle , les comtes de Ponthieu jouissaient du droit de battre monnaie; nous en trouvons la preuve par un denier frappé à Ahbeville, au nom d'un contemporain de Guillaume le Conquérant , Gui I*r. Voici la description de cette pièce : -f- widocomes; croix cantonnée d'un besant au 2* et au 3' canton ; T$. — ABBAT1S VILLA î dans J*
champ, une croisette autour de laaueH* se voient les lettres otototot , disposées circulairement. On sait combien de tvpes monétaires a fournis le mono-
§ ranime d'Eudes; nous croyons que Ion oit encore regarder cette empreinte comme une dégénérescence de ce mo-