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L. ASTIQUE

RÀNcs ( Armand Jean le Bouthilibr de) , né à Paris en 1626, fit de brillantes études , embrassa l'état ecclésiastique et débuta avec succès dans la carrière de la prédication ; puis , devenu à vingt-cinq ans maître d une fortune considérable, et possédant toutes les qualités qui font briller dans le monde, il se livra sans réserve à toutes les séductions du plaisir. Mais la mort de la duchesse deMpntbazon, sa maîtresse, le fit rentrer en lui-même ; et, après quelques semaines de réflexions , il congédia ses domestiques, vendit sa vaisselle et ses meubles , dont il distribua le prix aux pauvres, se démit de tous ses bénéfices , à l'exception de l'abbaye de la Trappe, et s'y retira en 1662, pour y vivre en abbé régulier. La plupart des religieux ayant refusé de se soumettre a la réforme qu'il voulait leur faire adopter , il leur permit d'habiter un quartier séparé ou d'aller dans d'autres couvents. Pour lui , il alla s'eufermer dans le monastère de Notre-Dame de Pereeigne, et y prit, en 1663 , l'habit de l'étroite observance de Citeaux. Il

revint ensuite à la Trappe, où il jeta les fondements de cette reforme fameuse qui a illustré son nom. Il mourut sur la paille et sur la cendre en 1700, après une réclusion de 33 ans. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Lettre sur le sujet des humiliations et autres pratiques de religion, 1667, in-12; De la sainteté et des devoirs de la vie monastique , 1683 , in-4° ; La règle de Saint- BenoU traduite et expliquée, 1689, 2 vol. in-4»; Réponse aux études monastiques ( de dom Mabillon ), 1692 ^ in*4* ; Conduite chrétienne , adressée a Mm* de Guise, 1697, in-12; Lettres de piélé écrites à différentes personnes , 1701-02, 2 vol.

in-12; Règlements généraux pour t 'abbaye delà Trappe , 1701 , 2 vol. in-12.

L'abbé de Rancé avait publié dans son extrême jeunesse une édition d'y/;mcréon, Paris, 1639, in-8°, dédiée au cardinal de Richelieu , avec des scolies grecques, qui ont été insérées depuis par Maittaire dans son édition du même poète, Londres, 1740, in-4°. (Voy.

Trappe.)

Rançon. L'usage d'exiger des prisonniers faits à la guerre une rançon

Plus ou moins considérable, qui, dans origine , était la récompense de celui qui les avait pris, et, ensuite, entra dans les caisses du gouvernement et fut appliquée à la solde des troupes, se maintint, en France, avec quelques légères modifications , jusqu'à l'époque de la révolution de 1789.

Lorsqu'une puissance était en guerre avec une puissance voisine, on convenait , à la paix ou à la fin d'une campagne, de l'échange des prisonniers avec ou sans rançon. On donnait à cette convention le nom de cartel* La ran-

Son d'un cavalier était évaluée au quart 'une année de solde; celle d'un soldat d'infanterie, à 10 ou 12 livres; celle d'un général ou maréchal de France à 50,000 livres. Les prisonniers sont aujourd'hui échangés en nombre égal , ou renvoyés sur parole , selon les conventions du traite ou de la capitulation.

Randans, Randanum, ancienne seigneurie de l'Auvergne, qui, après avoir passé dans la maison de la Rochefoucauld , par le mariage d'Anne de Polignacavec François de la Rochefoucauld,

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