III. La Gaule sous la doriùnalion des Franci
Les divisions établies dans la Gaule
par les empereurs chrétiens furent eoo*
scrvées par le clergé ittrc^ !ps invasions des barbares, puis devinrent administratives; et ces divisions, d'abord purement ecclésiastiques , servirent de base à la division civile de la France. Sans parler «le la grande division du territoire en 4 royaumes, de Paris , d'Orléant, de Soissons et de Metz, nous arriverons de suite à une division plus générale encore et plus géographique, c'est-à-dire, à la séparation de la NeuS' trie de VAwttrasie; sé{)aration basée sur des différences de civilisation , de positions géographiques, de races : c'est vers la (in du sixième siècle (*) que l'on commence à voir les deux pays séparés, et luttant entre eux. Ln limites de l'Austrasie et de la TSeustrie étaient toutes naturelles; c'étaient la Meuse, l'Escaut, le Rhin, et les immenses forêts qui couvraient alors les Ardennei et les Vosges. Mais il est impossible de déterminer quelles étaient les divisions intérieures de ces deux royaumes avant Charlemagne. A cette époque, les divisions romaines de provmces, cités, pagus , subsistaient toujours dans l'ordre religieux et civil. Mais, dans l'ordre politique , le pays fut divisé en duchés, comtet, Pkmries ou vigueriee. Des divisions particulières furent encore établies de temps en temps, sous les noms de marches {marquisats), ou pays de frontières, et de juridictions des mi$si dominiei. M. Guerard , à Touvrage duquel nous renvoyons pour cette question (**), a fort bien prouvé que, pour toutes ces divisions, le système romain servit toujours de base. H a publié un tableau aussi complet que possible de toutes les provinces çt de leurs subdivisions ; nous en extrayons les renseignements suivants, pour Tépoque carloviogîenne :
(*) Ann. de Metz, an 690.
(**) Voy. son Essai sur le système des divîûoiis lerriiorialet de la Gaule.
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