‹ France et RhinChapitre 25 sur 30 · NATIONS MESSIES · texte numérisé non relu

NATIONS MESSIES

C*e$t une espérance légendaire qu on retrouve plus ou moins fornf)elIement*exprimée partout.

En fait, il y a eu, depuis la haute antiquité jusqu'à nous, les peuples Ariens, les Égyptiens, les Chinois, les Hindous, les Assyriens, les Perses, les Grecs, les Juifs, les Romains , les Arabes, les Francs.

Nous pouvons ajouter, ex œquo, pour les temps modernes, les Allemands {Réforme et ' philosophie) y et les Français (la Révolution).

Les Français se vantent encore d'être la

nation messie; les Allemands soutiennent qu eux seuls peuvent continuer le mouvement; les Polonais, ou plutôt les Slaves, ont la même ambition. Le panscandinavisme ne peut pas afifecterla même ambition.

Les races commerçantes ne sont pas missionnaires.

Les Phéniciens, Carthaginois, Marseillais, n'ont rien donné.

Venise, les villes hanséatiques , la Hollande, l'Angleterre, pas davantage.

L'Amérique ne donne rien : elle est dès sa naissance industrielle et mercantiliste, malthusienne,— Elle retourne à Israël, la Bible la rend folle.

L'Europe moderne, entraînée dans le mouvement mercantile, s'affaisse : la France n'a plus de fougue, plus d'énergie révolutionnaire; l'Allemagne joue avec ses idées.

La Révolution se poursuivra par une élite conjurée des nations, quand le prolétariat et la petite bourgeoisie, las de misère , leur offriront le point d'appui nécessaire.

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