ARCHITECTURE TRADITIONNELLE
tectes de nos maisons est de trouver la conciliation élégante de» convenances générales et du bien-être personnel.
Ces transformations ne sont pomt toujours accueillies avec faveur ; elles heurtent la vénération que le XlX' siècle a vouée aux vieilles pierres. Les quartiers que nous voyons disparaitre amusaient notre imagination, et les maisons qui se dressent a leur place ne
peuvent bénéficier de sentiments pareils. Cochin le Jeune, au XVlll'' siècle, disait que Rouen était la plus laide ville de France, pour la même raison qui nous la fait trouver aujourd'hui la plus pittoresque.
Cochin parlait en moderne, et nous sommes antiquaires. La beauté des. monuments tient pour beaucoup aux souvenirs qui leur sont associés ; ces débris de 1 histoire se font trop regretter pour que nous songions à beaucoup admirer les froides et commodes constructions qui les remplacent. Vaines récriminations ! Une cite vivante ne peut être un musée de reliques. Tout en cherchant la commodité, notre architecture conserve sa fidélité a la décoration classique. Si, pour faire l'histoire des trois derniers siècles, il restait seulement quelques monuments, le Louvre, Versailles, la Concorde, la Bourse et les palais des Champs-Elysées, nous irions de sommet en sommet, de Louis XIV à 1900, sans sortir des limites de l'art classique, sans trouver d'autres formes que celles acceptées depuis les Grecs par la civilisation méditerranéenne et occidentale. La société française a ete bouleversée bien souvent, mais à la fin du XIX^' siècle les architectes, tout comme Perrault,