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BOC

L'UNIVERS

')x>iir la seietice ne lui fit cependant pas négliger seshautes fonctions dans la magistrature; malheureusement ces mêmes fonctions , qu'il avait toujours remplies avec zèle et 4é vouement , le condoisir^t à Téchafaiiâ, où il fut envoyé le 20 avril 1 794 , avec. les autr^ membres de la chambre des Vacations du parlement.

BocHAKi (Samuel) naquit à Rouen en 1599. Après avtoir fait à Rouen ses humanités ae la manière In plus distinguée, il alla étudier la philosophie et la théologie à Sedan, puis à Saumur et à Leyde. A son retour en France, en 1628, II fat nofnmé pasteur de Téglise réformée de Caen. C'est à cette époque qu'il eut avec le jésuite Véron ces célèbres conférences où assista le duc de LcJngueville. Sa Géographie sacrée, quMl publia ensuite, lui (it une grande réputation de savoir, et attira sur Fattention de Christine, reine de Suède, qui , par une lettre autographe, l'engagea à se rendre auprès d'elle.

Bocnart fit ce voyage en 1652, fut parfaitement accdeim de la reine, et après un assez long s^our en Suède, revint à Caen reprendre ses fonctious de ministre. Il y mourut le 18 mai taai. Bochart est Tun des érudits dont les travaux font le plus d'honneur à là France. Ses œuvres ont été publiées a Leyde en 2 vol. in-fol., 167.5, et en 3 vol. in-fol., 1692-1712. Le principal de ses ouvrages est sa Géographie sacrée, n savait toutes les langues orientales que Ton apprenait alors, Thébreu, le 'syriaque, le chnldéen et l'arabe; il voulut même dans un âge déjà fort avancé anprendre l'éthiopien.

BûCK(lebaronJean-Nicolas-Étienne • , l'un de nos plus féconds écrivains , naquit à Thionville en 1747. Il fut successivement capitaine de cavalerie et lieutenant des maréchaux de France.

Il énugra au commencement de la révolution, rentra en France en 1800 , et fut nommé conseiller de préfecture à Luxembourg. Il mourut à Arlon en 1809. Il avait été Tauii de Goethe, de Wieland et de Buffon, qui le cite quelque part avec éloge. On peut voir dans u supplément delà Biographie univer-

selle la liste complète ^es ouvrages

du baron de Bock.

BoDARD DE Tezai (Nicolas-Marie- Fclix), né à Bayeux au -mois d'aoïU 1757, se livra d'abord tout entier à la poésie, puis entra dans la carrière des emplois publics, et devint, en 1792, chef de division à la caisse de l'extraordinaire; dénoncé i)ient6t comme modéré, il fut mis en prison, et n'en sortitqu'au 9 thermidor.Quand M. Laumond fut nommé consul général à Smyrnc, Bodard l'y suivit en qualité de vice-consul. Chargé par lui d'aller à Constantinople demander réparation dés vexations que notre commerce éprouvait à Smyrne delà part des sujets mêmes du Grand Seigneur, il s'acquitta de cette mission avec succès , et jjrofita de son retour pour visiter la Grèce.

£n 1799, il fut envoyé à ISa^les en qualité de commissaire où admmistrateur, civil , fonctions qu'il ne remplit que pendant le peu de mois que les Français occuj)èrent ce royaume. Vers la fin de la même année, le gouvernement consulaire le fit passer à Génes« en qualité de consul général et de chargé d'affaires; il se trouva bloqué dans cette résidence lors du siéi^e si glorieusement soutenu par Masséna.

Sa mission ne cessa qu'avec Texistenoe de la république ligurienne. A cette époque, jl obtint sa retraite. Bodard est mort à Paris le 13 janvier 1823. Il est auteur d'un assez grand nombre de oomédtes qui ont eu queicjue succès, mais qui sont aujourd'hui oomplétement oubliées. •

BoDEL (Jehan), trouvère artésien, se croisa pendant la première croisade de saint Louis, et, en 1269, allait suivre ce roi dans sa seconde expédition d'outre-mer, lorsqu'il fut atteint de la lèpre , et réduit à renoncer à vivre avec ses semblables. Il s'ensevelit alors dans une retraite prôlonde, après avoir adressé de touchants adieux a ses concitoyens. A cette époque^ dit M. IMonmerqué, qui a publié ime savante dis- 'serlation sur Jehan Bodel , à cette époque la langue romane du Nord se divitait en trois principaux dialectes.'A la cour de nos rois, à Paris ët

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