‹ France (volume 3)Chapitre 4 sur 105 · BIR · texte numérisé non relu

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et Ivry , au siège de Pans , et à celui

de Rouen , et au combat d'Aumale. Il

fut nommé, en 1592, amiral de France, dignité qu'il échansjen, deux ans après, contre celle de maréchal de France.

Henri IV lui donnâ alors le gouverne»

ment de la Bourgogne. La même année, le roi lui sauva la vie au combat de Fontaine-Française, où il avait reçu plusieurs coups d'èpée. Depuis, Biron servit dans la guerre contre TEspagne, aux sièges d*Amienset de la Fère. En 1598 , Il fut fait duc et pair , et employé dans diverses ambassades. Il fut envoyé, en IGOI, auprès d'Elisabeth, et se rendit en Suisse, en 1602, pour renouveler Talliance avec les cantons; mais, avide d*argent , et mécontent du roi qui ne lui donnait pas toute la puissance que rêvait son ambition démesurée , il se laissa gagner par le

erti espagnol, et, soutenu par les déisde la féodalité qu'il espérait ranimer (voy. AivNALES , t. ï*', p. 436), il ourdit contre Henri IV une conspiration dont les détails ne nous sont

Ks bien connus* mais qui avait pour tde détruire runité minçalse à Tintérieur, et de compromettre, au profit de l'Espa^^ne, la puissance de la France à l'extérieur. Henri IV, malgré son amitié pour le coupable, lui fit trancher la tfite le 3i juillet 1602.

Depuis cette époque , la famille de Biron n'a produit aucun personnage bien important: nous devons toutefois citer Charles-Armand de Biron, né en 1863 et mort à Paris en K46, qui parvint au grade de maréchal de France, et son fîls , Louis- Antoine de Biron , qui fut aussi maréchal de France, colonel des gardes françaises, et mourut en 1788, a l'Age de quatrevingt-sept ans. On cite de lui un trait fort remarquable. Lorsqiie la guerre d'Amérique commença , l'amiral anglais Eodney était retenu en France

Çar les poursuites de ses créanciers, In jour, qu*il dînait chez le maréchal de Biron, il parla avec autant de jactance que de mépris de la conduite des officiers français et angl.iis en Amérique; il prétendit que s'il avait été

libre, depuis longtemps il aurait sou-

mis les Américains et détruit 4a marine française. Le maréchal de Biron voulut punir ces insolents propos par

une action qui honorât à la fois sa patrie et lui-même ; il paya les dettes de Rodney , et lui dit , en lui annonçant ,sa iibératian : « Partez, Mon- « sieur, allez essayer de remplir vos « promesses", les français ne veulent « pas se prévaloir des obstacles gui « vous empêchaient de les accomplir:

« c'est par leur seule vaillance qu'ils « mettent leurs ennemis hors de com- « bat. >»

Biron (Armand-Louis de GontauU»

duc de Lauzun). Voyez Lauzun.

BiBOTKAU (Jean-Baptiste), né à Perpignan, s'y fit remarquer à l'époque où éclata la révolution par son ardent enthousiasme , et fut nommé député à hi Convention nationale par le aépar- •tement des Pyrénées-Onentales. Dès le principe, il se rangea parmi les girondins. Le 30 septembre 1792, il fut nommé membre de la commission chargée d'examiner les papiers du comité de surveillance , et dit dans son rapport, que les commissaires avaient reconnu que plusieurs personnes innocentes avaient été massacrées dans les premiers jours de septembre; il ajouta que le comité et la commune Paient composée d'Intrigants , et demanda qu'une garde, fournie par let départements, fut organisée pour protéger la Convention , qu'il croyait opprimée par le peuple de Paris. Le 3 décembre 1793, au moment de l'instruction du procès du roi , il déclara : « que longtemps avant le 10 août, il avait décidé dans son cœur la mort de Louis XVI ; » et cependant, lors du jugement , il demanda l'appel au peuple, et ne vota la mort qu'à la condition que l'arrêt serait exécuté à la paix , et après l'expulsion de tous les Bourbons. Cette contradiction fait comprendre l'incertitude de sa conduite pendant qu'il resta au sein de la Convention. Le 19 février , il insista sur les poursuites a exercer contre les auteurs des n)assacres de septembre; le l*"' mars, il dénonça de nouveau le comité de surveillance de la commun^

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de Paris; le 9 mars, il essaya de s'opposer à la création du tribunal révolutionnaire, et, bientôt après , acetisa Banton et Fabre d*Êglantine d'avoir, indirectement, proposé la royauté. Il fut un des girondins dont les sections demandèrent l'expulsion. Accusé par Barrère d^avoir , dans sa correspondance, excité le peuple h désobéir aux ordres des représentants en mission , il ne répondit que par des récriminations contre Robespierre. Au 31 mai, il fut arrêté avec ses complices, mais il parvint à s'échapper, et se réfugia àïiyon,OÙil organisa un comité insurrectionnel. I^^ndant le siège de cette \ille, au lieu de partager les dangers des malheureux qu'il avait poussés à la révolte , il alla se cacher dans les environs de Bordeaux y où il fut bientôt arrêté et livré à une commission révolutionnaire qui le condamna à mort, le 24 octobre 1793. La Convention accorda, en 1794 , une pension à sa veuve.

BissîPAT (George) , Grec , réfugié en France , après la prise de Constanlinople par les Turcs, parvint à s'insinuer dans les bonnes grâces de Louis XI, et fut chargé, par ce prince, du commandement de deux vaisseaux envoyés à l'île Verte, l'une des Philippines , pour y chercher Jes remèdes au moyen desquels les médecins . croyaient pouvoir rétablir la santé du roi.

BissoN (Hippolyte), naquit à Guémené, en Bretagne, le 3 février 179C.

Après avoir suivi les cours de Técole de marine, de Brest, il fut promu, le l'*^ mars 1820 , au grade d'enseigne de vaisseau. Il servait, en 1827, comme lieutenant , sur la corvette la Lamproie, qui faisait partie de la croisière de Tamiral de Rigny , dans Tarchipel de la Grèce. La Lamproie captura un brick pirate, le Panayotis, et Bisson en fut nommé capitaine , avec quinze Français et six pirates pour équipage.

Pendant la nuit, le mauvais temps sépara le Panayotis de la Lamproie^ et Bisson fut forcé d'aller chercher un abri sous les rochers de l'île de StampaUe.A peine l'ancre était- elle jetée,

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que deux^pirates se sauvèrent à la nage et gagnèrent la terre. Bisson , se doutant qu'ils allaient revenir avec un ^rand nombre des leurs , fit promettre a son lieutenant Trnnentîn que celui d'entre eux qui survivrait ferait sauter le vaisseau; puis, après avoir pré|}aré tous les moyens de défense qui étaient en son pouvoir , il alla se coucher. A dix heures du soir, deux tartanes grecques, sortant des rochers de palîe y nagèrent rapidement vers le Panayotis; elles portaient cent hommes, qui , au premier choc , tuèrent neuf Français , et s'élancèrent sur le pont du Panayotis. Bisson , blessé à la poitrine, saisit une mèche allumée et mit le leu aux poudres; le vaisseau sauta; le capitame disparut dans la mer, et TrémÎMithi fut jeté sur la côte. Le gouvernement accorda une pension à la sœur du nouveau d'Assas. Il fut décidé qu'un tableau , représentant l'explosion du Panayotis , en perpétuerait le souvenir, et le corps de la marine fit élever, sur la place de Lorient, une statue, représentant le héros au moment oii il descend dans la soute aux poudres , pour accomplir son dernier sacriQce.

Bisson (Louis-Charles) naquit, le 10 octobre 1742, dans un village des environs de Coutances; et, à vingtsept ans, il était, à l'époque de la révolution, premier vicaire de révéque de cette ville. Après avoir prêté le serment exigé par l Assemblée constituante, il refusa de rendre ses lettres de prêtrise lors de la suppression du culte. Cette résistance lui valut dix mois de détention. Le 20 octobre 1799, il prit possession de l'évéché de Bayeux; à cette occasion, il piihlia sa première lettre pastorale. Eu 1801, il lit partie du concile national , et remit, à Texemple de ses collègues, la démission de son évéché au cardinal Caprara , légat à latere. Revenu à Bayeux, il y mourut. On lui doit, entre autres ouvrages , un curieux Mémoire sur ke changements que la mer a apportés sur le littoral du département du Calvados; il a en outre laissé les manuscrits suivants : l*" Ehge historique du

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