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HALMA

naquit à Paris en 1754. Il exerça la médecine avec un grand désintéressement , préférant à la clientèle desriches,celle des

Eauvres que safortune lui permettait d'oliger. Le titre de médecin des pauvres le sauva de la proscription qui, en 1792, frappait le corps de la noblesse (*).

D'ailleurs ses sympathies le portaient du côté des vaincus, puisque nous le voyons pénétrer dans la prison de Malesherbes , le consoler et recevoir ses derniers adieux. Mais son mérite et sa réputation le firent choisir pour la chaire de physique médicale et d'hygiène à l'école de médecine de Paris , que Fourcroy constituait. En 1796, il fut nommé membre de la section de médecine et de chirurgie à l'Institut. Enfin , Corvisart le choisit, en 1806, pour adjoint à sa chaire du collège de France, qu'il lui abandonna plus tard.

Halle fut un de ces savants honorables qui soutiennent le flambeau de la science et le transmettent à leurs successeurs , mais qui n'en accroissent pas la lumière. Ses leçons publiques mirent en évidence son érudition, (a justesse et l'originalité de ses vues; mais il ne fut jamais chef d'école ni créateur.

Hallé mourut à l'âge de soixante-huit ans, en 1822. Ses travaux les plus importants sont ceux qu'il a faits sur la vaccine. Il figure au premier rang avec les la Rochefoucauld - Liancourt* et les Woodville parmi les propagateurs les plus actifs et les plus influents de cette découverte. La plupart de ses autres écrits n'ont rien de capital : ce sont des rapports , des jugements sur quelques sujets de détail.

Hallebarde, Hallebardiers. Ce furent les Suisses qui, vers 1460, firent connaître en France cette arme à hampe. Les diversesarmes à fer de formebizarre, employées avant le règne de Louis XI, portaient les noms de fauchards, guisarmes. pertuisanes , etc. Quant au mot hallebarde, ce fut la reproduction de l'allemand hellebarthe (hache brillante). Par la forme de son fer, façonné d'un coté en hache ou en croissant tranchant, et de l'autre en dard, cette

(*) Hallé tenait à cette classe par son grand-

Sère el son père, qui avaient reçu le cordon e Saint -Michel en récompense de leurs

arme frappait à la fois d'estoc et de taille. Ainsi, après la bataille de Nancy, on trouva le corps de Charles le Téméraire « tout nud , gisant mort avec trovs playes, l'une en teste, du taillant de la hallebarde, depuis l'oreille jusques aux dents ; les deux aultres, de la pointe de ladite hallebarde en la cuisse. »

Le manche de la hallebarde avait six pieds au plus de longueur. Garni de drap ou de velours , orné, à l'endroit de la douille, d'un gland à franges, il se terminait par une lame aiguë à deux tranchants. Ou adapta même, dans les derniers temps , deux canons de pistolet sur la douille.

Outre les troupes suisses , quelques autres corps de nos armées anciennes portèrent la hallebarde. Les légions de François Ier se divisaient en haliebardiers, piquiers et arquebusiers. Plus tard , les sergents et caporaux d'infanterie seuls continuèrent à porter cette arme. Elle fut supprimée en 1756.

Halles et Marchés. Voyez Marchés.

Halluin, village situé dans le département du Nord , arrondissement de Lille. C'était jadis une petite ville , qui fut brdlée et saccadée plusieurs fois dans les guerres civiles ae la Flandre. Elle eut encore beaucoup à souffrir lors des sièges de Menin , en 1658, 1667, 1706 et 1744 , et surtout dans les campagnes de 1793 et de 1794.

Halma ( l'abbe Nicolas) , savant distingué , naquit en 1756, à Sedan. Durant la révolution , et sous les gouvernements qui lui succédèrent , il occupa successivement quelques médiocres emplois , et la gêne qui en fut la suite semble avoir exercé sur sa vie une influence regrettable. En 1808, il se chargea d'écrire au profit du gouvernement impérial, et d'après ses instructions,

3ui subsistent encore, une continuation e l'Histoire de France de Velly, et, sous la restauration, il ne se garda pas assez de ces flatteries qui sont surtout défendues à la pauvreté. Du reste, il.

faut le dire, ces flatteries sont excusées peut-être par le besoin qu'il avait de l'aide du gouvernement pour la publication d'utiles travaux, publication dispendieuse qu'il avait commencée à ses frais, mais à laquelle ses ressources ne

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