HAXO FRA
Les Bourbons l'accueillirent bien.
Commandant du génie de la garde royale, le général Haxo accompagna le duc de Berrv jusqu'à la frontière , lors du retour dé l'empereur, puis il revint offrir ses services à Napoléon, et le suivit à Waterloo. Après nos désastres, il se porta avec l'armée sur la Loire, et fit partie de la députation qui vint demander au gouvernement provisoire que les troupes restassent réunies tant qu'il y aurait des étrangers sur le territoire français.
A la seconde restauration, le général Haxo fut d'abord mis en non-activité; mais bientôt, en 1816, il reprit de l'emploi , et sut de nouveau se concilier la faveur du gouvernement. Nommé inspecteur général des fortifications, il s'occupa avec talent et activité de réparer et de compléter notre système de défense, où les traités de 1814 et 1815 laissaient de tristes lacunes. Nous devons au général Haxo les fortifications de Belfort, de Grenoble, de Besançon, de Dunkerque , de Saint-Ouen , du fort Lécluse On sait que dans la question des fortifications de Paris le général Haxo se prononça contre les forts détachés, et pour l'enceinte continue.
Partisan empressé de la monarchie de juillet, qui le nomma pair de France, lé général Haxo a couronné sa vie militaire au sié^e de la citadelle d'Anvers, dont il a dirigé les travaux en 1832. Il est mort en 1838. On a de lui des mémoires sur divers objets qui intéressent la défense nationale.
Haxo (Nicolas), oncle du lieutenant général Haxo, et général lui-même, na-* quit à Étival, en Lorraine, vers 1750.
Lorsque la révolution éclata , il fut nommé commandant de la garde nationale de Saint- Dié. Plus tard, il devint président du tribunal de Saint-Dié^ Mais ces honneurs pacifiques ne pouvaient le satisfaire quand nos frontières étaient menacées. A l'appel des premiers bataillons de volontaires, il s'enrôla, en 1791, et, à la téte du 3e des Vosges , qui le nomma son commandant, il fit avec distinction les premières campagnes de la révolution, d'abord sur le Rhin , puis dans la Vendée. Sa bravoure et son habileté le firent rapidement élever au grade de général de
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division. « A la bataille de Chollet , dit M. de Beauchamp, son sang-froid, et la précision de ses manoeuvres , ramenèrent la victoire , prête à échapper aux républicains. » C'est à lui qu'on dut, en 1794, la prise de Noirmoutiers. Il périt les armes à la main, écrasé par le nombre , à la malheureuse journée de la Roche-su r-Yon.
Haye (prise de la). — Pendant l'hiver de 1672, Luxembourg, qui commandait dans Utrecht , assembla une nuit près de 12,000 fantassins , tirés des garnisons voisines, et à qui on avait préparé des patins. Il se mit à leur tête, et marcha sur la glace vers Leyde et vers la Haye. Un dégel survint; la Haye fut sauvée.
— Les Français de 1795 furent plus heureux : une jeunesse avide de gloire et de dangers s'élança sur les glaces de la Hollande, et s'empara de la capitale du pays, le 24 janvier.
Haye (traité de la). — Ce traité fut signé le 17 juin 1630, entre les États de Hollande et M. de Beaugy, ambassadeur de Louis XIII. Quelques négociations, tendant à unir les deux pays par une alliance mutuelle , avaient déjà été commencées en 1625, lors du congrès de Southampton, puis en 1627. Le 28 août de cette dernière année, un traité avait été signé à Paris, par lequel la France s'engageait à payer à la république la somme annuelle d'un million de livres; mais deux conditions empêchèrent les États-Générpux de donner leur adhésion : la première les obligeait à secourir la France dans ses guerres futures; ils promettaient par l'autre de ne pas faire la paix avec l'Espagne sans le consentement de la France. Le mot de consentement les choquait; ils voulaient qu'il tût remplacé par celui d'avis. C'est ce même traité qui fut signé, en 1680, avec quelques changements ; la France promit de fournir aux États, en pur don, sept années durant, la somme d'un million de livres ; les États, de leur côté , s'engagèrent à ne conclure, pendant ce laps de temps, ni paix , ni trêve sans Y avis du roi. Si le roi était attaqué dans son royaume, il ne payerait que la moitié du secours accordé. Dans ce cas, les États n'assisteraient pas ses ennemis,