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Les hostilités éclatèrent ensuite contre les Anglais, jusqu'à ce que la restitution de Boulogne tût devenue la condition principale de la paix proclamée le 24 mars 1550 entre la France , l'Angleterre et l'Ecosse (vovez ce dernier mot). Henri, ou plutôt ses conseillers, prolitèrent de cette paix pour agir contre l'Empereur ; car si le gouvernement français offrait au dedans de tristes spectacles de corruption et de cruauté, sa politique extérieure était du moins active et ferme. La lutte s'engagea en 1551 sur plusieurs points. Henri renoua des alliances avec les protestants d'Allemagne, et s'unit, pour la défense de la liberté germanique, à Maurice de Saxe et aux princes de Brandebourg, de Hesse et de Meckienbourg.
Metz , Toul et Verdun , enlevés par surprise, ouvrirent leurs portes au roi, qui occupa la Lorraine et pénétra dans l'Alsace et le Luxembourg. Mais bientôt les princes allemands ayant fait leur paix séparée avec Cbarlés-Quint, Henri II resta seul contre cet empereur, qui parut à la tête d'une armée nombreuse devant Metz, défendue par François de Lorraine , duc de Guise. Charles-Quint , forcé de lever le siège, croit réparer la honte de cet échec en pillant et ravageant la Picardie ; Henri défait l'armée impériale, en 1554, à la bataille de Renti. L'épuisement des puissances belligérantes amena la conclusion d'une trêve de cinq ans, signée à Vaucelles le 5 février 1556; mais la guerre recommença l'année suivante. Philippe II , roi (D'Espagne par l'abdication de son père Charles-Quint, ayant envoyé en Picardie une armée de 40,000 hommes , l'année française fut battue complètement à la journée de Saint-Quentin, le 10 août 1557. Le connétable de Montmorency , commandant en chef, l'amiral de Coligny, le comte de Montpensier et le maréchal de Saint-André restèrent prisonniers.
La prise de Calais par le duc de Guise effaça le souvenir de cette défaite, et mit 'fin aux conquêtes de l'Angleterre.
Mais la défaite de Gravelines vint ensuite déterminer Henri à *la paix de Cateau-Cambrésis, où il perdit les avantages qu'il commençait à reprendre sur l'Espagne.
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Les guerres extérieures semblaient terminées pour longtemps; les quatre villes récemment conquises fermaient les portes du royaume du côté de l'Allemagne et de l'Angleterre; mais les guerres intérieures, les troubles religieux allaient commencer. Henri II étendit la persécution contre les réformés , et la régularisa par l'intervention de la loi (voyez Édits). Il cherchait même des victimes parmi les conseillers du parlement (voyez Bourg [Anne du]), et méditait d'étouffer l'hérésie par de nouvelles rigueurs, quand la mort le surprit.
Le 5 février 1559, la seconde fille du roi , Claude , avait été mariée au jeune Charles, duc de Lorraine ; le contrat de mariage de Philippe , roi d'Espagne , avec la fille aînée de Henri , Élisabeth de France (voyez ce mot), avait été signé le 20 juin , et celui de Philibert- Emmanuel, duc de Savoie, avec Marguerite de France, sœur du roi, le 27 du même mois. Le 29 , au milieu des fêtes du double mariage qui devait consolider la paix, Henri voulut courir une lice contre Montgommery, son capitaine des gardes. On sait qu'il reçut alors un éclat de lance dans l'œil , et qu'il mourut de la blessure le 10 juillet 1559, âgé de quarante ans trois mois et onze jours , après un règne de douze ans et trois mois. Quatre fils et trois filles lui survécurent. L'aîné , appelé à lui succéder sous le nom de François II, était âgé de quinze ans et demi.'
Outre François II, Louis (mort jeune), Charles IX, Henri III, et François, duc d'Alençonetd'Anjou, Élisabeth, Claude et Marguerite, femme de Henri IV, Henri II avait eu de Catherine de Médicis, deux filles mortes jeunes; d'une dame écossaise , Henri d'Angoulême , grand prieur de France ; de Philippine. Duc , demoiselle piémontaise , Diane d'Angoulême , mariée à Horace Farnèse, puis à François de Montmorency ; enfin , de Nicole âe Savigni , Henri de Saint-Remi.
Henri II (monnaie de). Le règne de Henri II fait époque dans l'histoire de la monnaie française ; c'est sous ce règne que le balancier fut inventé, et que l'on commença à voir dans les monnaies , non-séulenient des objets d'é-
etc.) 24
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change et de commerce , mais encore des objets d'art. De temps en temps, en effet, on voit apparaître alors le désir d'imiter les beaux types de la monnaie romaine.
Outre les écus , les demi-écus et les quarts cTecu cTor, qu'on fabriqua pendant ce règne, et qui turent en tout semblables à ceux qui avaient eu cours du temps de François Ier, on frappa , à la monnaie de Paris, à partir de 1549, de doubles écus, qui furent appelés henris d'or , et qui sont de véritables chefsd'œuvre, sous le rapport du travail. On y voit, au droit, l'effigie du roi, la tête surmontée d'une couronne fermée, avec la légende henmcvs 2 dei g. francorv. bex ; et au revers , tantôt une croix formée de quatre h couronnées, et cantonnée de quatre fleurs de lis, avec cette devise : dvm totvm complevx okbem. 1549; tantôt la France casquée, assise sur un faisceau d'armes, et portant à la main une victoire, avec ces mots : optimo pbincipi; et à l'exergue , gallia.
Bientôt tous les écus d'or, sur lesquels subsista l'ancienne légende des pièces d'or et d'argent, xps vi ncit xps begnat xps impebat, portèrent l'effigie royale tantôt nue, tantôt laurée, tantôt ornée d'une couronne fermée; au revers, la croix fut remplacée par 1 eeu de France , couronqé et accosté soit de croissants, soit d'n.
Ce dernier type fut celui des- testons et des demi testons , seule monnaie d'argent qu'on frappa sous Henri II. On n'y dérogea qu'une seule fois , pour remplacer l'écu par im grand croissant couronne, et la légende habituelle par les mots dvm totvm compleat obbem. On sait que les testons étaient ainsi appelés parce qu'on y voyait l'effigie , la tête du roi. Ils étaient à la tailie de 25 au marc et à 10 deniers 18 grains de fin, et valaient 12 sous.
L'empreinte des gros de Nesles (voy.
ce mot), des douznins (voyez ce mot), des doubles et simples tournois (voyez Tournois), n'offre rien de remarquable; sur toutes ces pièces figure la légende affectée au billon , sit nomen dni benedictvm. Les tournois sont entièrement semblables à ceux de François 1" ; quant auxdouzains, on y voit