‹ France pittoresqueChapitre 14 sur 102 · AVIS AU RELIEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU RELIEUR

PLACEMENT DBS CBAYUBBS DBS ftUINZB PEBBOBBBJ IBOULBS MI **EWBB VOLUME.

Feuille l*6. — Franc* : géologie , climats , agriculture , productions (carte).

Tableau comparatif des fleuret et des rivières de France. — TaMeau dee montagne* de France.

2*. — Carte physique de la France.

3e. — France comparée en 1780 et en 1855 (carte).

4*. — Couronnement de Napoléon. — Serment de Louis-Philippe.

Sacre de Charles X. — Portraits : Napoléon , Louis XVIII , Charles X , Louis-Philippe.

5e. — Distribution des aigles. — Garde nationale. — Gendarmerie. Troupes françaises en 1834 : cavalerie , artillerie , infanterie.

0*. — Distribution des croix de la Légion-d'Honueur. — Portraits .• Mortier, Monccy, Sônlt , Macdonald.

Napoléon visitant le port de Cherbourg. — Portraits : Duperré , de Bigny, Dnmont dUrville , DnperreJ.

7*. — Héroïsme de Bisson. — Palais-de-Justice. — Portraits : Berryer, Odilon Barrot. Canal latéral à la Loire. — Bassin de la Villette.

8e. — Le courage civil; Mathieu Mole. — Salle des Pas-Perdu, Cour de Cassation. — Portraits : Mathieu Mole f L'Hospital.

Grand escalier du Musée. — Palais de l'Institut. — Arc de Geillon.

93. — Exercices; gymnastique*. — Ecole d'enseignement mutuel. — Portraits s Madame Campan, 1.-7. Rousseau. - portraits : Nodier, Aug. Thierry, Cousin , Yillemain. — Raynouard , Lemercier, Durai , Picard.

10*. — Incendie de la marine de Toulon. — Portraits t Malesherbes , Oberlin , La Rochefoucauld-Liancourt , Doudeauvifl*. Une fête publique. — Le prix de vertu.

11e. — La course. — Le bœuf- gras.

Distribution des récompenses accordées à l'industrie. — Place de la Concorde.

129. — Enguerrand de Marigny. — Tirage de la loterie. * Ministère des Finances. — Hôtel des Monnaies. — Portraits : Cambon , Prieur,

13e. — La Bourse. — Le port Saint-Nicolas. — 10 septembre 1708; première exposition dee produits de l'Industrie. Landes de Gascogne. — ■ Achat des chèvres du Thibet.

14e. ■*• Le chirurgien militaire. — Le médecin de campagne. — Une clinique.

Cliniques de la Faculté de Médecine. — Portail de l'Amphithéâtre de l'École de Médecine. — PÔHratt$ t Dupuytren, Orfila , Baylc , Louis.

15*. — Portraits : Méhul, Boyeldieu , Berton , Hérold. — David, Gros , Bosio, Percier.

Portraits i Lafitte , Casimir Perrier , Oberkampf , Ternaux. — Cassini , Biot , Dareet , Cordial1.

Créateurs et représentants de la civilisation moderne, les peuples.de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la France , occupent , en Europe , le premier rang.

L'Angleterre est tière ,. à juste titre, du vaste développement de son commerce, de l'activité productive de son industrie, de la perfection ratsonnée de son .agriculture ; elle domine le monde maritime par ses vaisseaux , régit le monde politique par ses hommes d'État, et influence, par ses écrivains et ses poètes, toutes les intelligences qui cherchent dans les créations de la littérature un dédommagement et une consolation aux réalités de la vie matérielle. — C'est un pays où l'aristocratie est riche et puissante , la classe moyenne instruite et indépendante, la classe populaire moins éclai- .rée sans doute, mais également pénétrée de ses droits à un gouvernement libre, et de sa dignité nationale,

L'Allemagne , partagée en différent* peuples dont les traits distinctifs forment , par leur réunion , le caractère national, est puissante par la bravoure de ses soldats, illustre par la science de ses savants, l'érudition immense de ses écrivains, l'originalité et les découvertes de ses penseurs, riche par le travail de ses agriculteurs et l'heureuse fécondité de son sol. — C'est la terre du bonheur pratique e% matériel , eo même temps que des certitudes religieuses et des espérances célestes.

Par aa position entre ces deux grandes nations, la .France est comme la transition et le lieu qui les réunit, comme la fusion naturelle de leurs modes divers de civilisation. Elle est agricole et manufacturière , guerrière et maritime, littéraire et savante , philosophique et religieuse. — Ainsi que l'Angleterre, elle est riche de l'industrie et de l'activité commerciale de ses habitants; somme l'Allemagne, elle est douée d'un sol fécond que fertilise encore davantage le labeur opiniâtre de ses agriculteurs. — Elle est illustre par ses guerriers et par ses marins , par ses littérateurs et par $eê savants , par ses poètes et par ses orateurs.

Le caractère national offre plus de qualités que de défauts. — La nation française, habituée à marcher la première dans toutes les voies de progrès , influente par l'universalité de sa langue et par l'entraînement de ses exemptes, est policée et sociable a un haut degré. Elle a de la hardiesse dans} ses entreprises, de l'audace, de la témérité même dans ses idées, et dans leur application. Elle est apte à tous les essais , capable de toute action , de toute destruction. Tranquille et résignée en apparence , elle pourrait , si son intérêt et son honneur lui en inspiraient la fantaisie , redevenir, en peu de temps, ce qu'elle a été autrefois , la première par les armes , par la marine et par le commerce. — Car la volonté d'un peuple qui s'appuie sur de glorieuses annales domestiques , sur de grands souvenirs historiques, est irrésistible. — La nation française s'est montrée souvent tendre , charitable et généreuse ; elle a manifesté de vives sympathies y maïs elle perd la mémoire des infortunes des autres peuples , aussi- vite qu'elle oublie ses propres malheurs. Sa vivacité naturelle et sa fierté instinctive ne l'empêchent pas d'être patiente et longue à irriter ; elle sait apprécier le dévouement et la franchise ; elle honore les vertus morales, bien que parfois elle fasse parade d'insouciance philosophique. Elle est vraiment toléraute et profondement chrétienne , même lors*

qu'elle cherche à cacher ses penchants pieux et ses sentiments religieux sous un air d'indifférence moqueuse. Elle est meilleure enfin qu'elle ne le parait, et surtout capable de devenir meilleure qu'elle ne l'est encore réellement ; nation heureusement douée , où le caractère est loyal et bon, où la sociabilité est naturelle, le courage général , la générosité commune , l'esprit universellement répandu , l'intelligence prompte et sûre , Forgueil noble dans son objet , et la civilisation toujours progressive.

Si des troubles temporaires , nuages passagers , obscurcissent quel ou es-unes de ces qualités, elles ne peuvent jamais entièrement les effacer ; c'est même dans les temps de révolution que les vertus y brillent d'un plus vif éclat, que le dévouement est plus ferme et plus désintéressé , le courage plus héroïque dans ses entreprises , et la générosité plus étendue dans ses effets»

Au caractère national répondent et l'aspect général et les beautés naturelles du pays. Heureusement placé entre deux mers , il sépare les peuples du Nord et ceux du Midi. Il jouit d'un climat doux et tempéré, d'un air calme et safubre. Les fleuves et les rivières , ces veines profondes qui servent à la circulation de la prospérité générale, y sont convenablement distribués pour les communications navigables. Il possède des canaux ingénieusement tracés ; des plaines que dorent de superbes moissons; des vallées où s'étendent de gras et verdoyants pâturages; des coteaux que rougissent des vignobles renommés , uniques au monde ; des monta-

gnes couronnées d'imposantes forêts, et dont les ancs recèlent de nombreuses richesses minérales, ou laissent échapper des eaux thermales et salutaires ; de belles cotes , où la mer poissonneuse a découpé des baies profondes et des ports abrités. Dans le nord , à coté des fleurs variées du colza et du pavot , dont les graines fournissent une huile agréable et limpide, croit la racine pivotante, destinée à remplacer pour l'Europe la canne sucrée des Antilles. Au centre , non loin des campagnes ondoyantes qu'égayent les jaunes épis des céréales, mûrissent les fruits parfumés et les raisins transparents. Dans le midi se trouvent ces régions favorisées, où prospèrent l'oranger et l'olivier, le nopal qui porte la cochenille et le mûrier qui nourrit le ver à soie. La France renferme ainsi toutes les richesses de la nature , réunies aux trésors de l'intelligence et de l'industrie.

En étudiant avec soin ce beau pays , nous avons pu apprécier tout ce qu'il vaut. Nos voyage.» nous ont fait connaître l'Espagne et l'Italie, l'Angleterre et l'Allemagne ; et nous le disons ici avec sincérité , on peut se montrer fier d'être Anglais ; laisser voir qu'on est heureux d'être Allemand ; mais la nation à laquelle il est le plus glorieux d'appartenir , est encore la nation française ; la terre ou il est le plus doux de vivre , est la France.

lia France , par sa position , par sa nature , par le . caractère de ses habitants, est la terre de la civilisation. C'est le pays où, s'ils doivent jamais s'arrêter quelque part, régneront, sans doute un jour, la liberté qui protège, la morale qui éclaire, la religion qui console, la science qui féconde et le travail patient, intelligent, édifieateur,ce travail qui purifie Jes hommes, qui fonde, conserve et améliore les sociétés.

FRA&CEiPIlTOMïSQCE. — HISTOIRE GÉOGRAPHIQUE.

Histoire géographique.

Gaule romaine. — Le pays compris entre les Pyrénées, les Alpes, le Rhin , l'Océan et la Méditerranée, reçut des Romains le nom de Gaule (GaUta). Ce iiays était habile par des peuples qui entre eux, dit César, s'appelaient Celtes. « Qui ipsorum lingua Cèltœ nostra vero Gttlti vocaniur. » {Comment. L. i.)

Àvatit la conquête par César, ce pays porta longtemps" , chez les Romains , le nom de Gaule transalpine, a cause de sa position au-delà des Alpes. — À la même époque, les Gaulois , peuples guerriers, avaient fait des établissements en Italie, et y occupaient, sur le versant oriental de» Alpes et dans les Apennins supérieurs, plusieurs provinces qui , à cause de leurs habitants, étaient nommées Gaule cisalpine. — Les auteurs latins contemporains de César, ayant égard à ta diversité dès habits des Gaulois, et à la manière dont tes peuples portaient leurs cheveux , divisaient les AVux tiaules en trois parties. —- Ils appelaient là Gaule cisalpine Gallfa togata, parce que ses habitants avaient adopté la robe longue des Romains, loga romana. La âriietle la Gaule transalpine située dans le bassin du Jhohè , depuis le lâc de Genève jusqu'à la Méditerranée, et sur la Méditerranée , entre l'Italie et l'Espagne , était nommée Gatlia braccata, à cause des braies ou bragùes, éorte de jaquette courte , retenue à micuiWs par des cordons, en usage chez les peuples de ce pays , qui portaient en outre la saye (sagum\ espèce âe manteau , ou plutôt dé blouse grossière. — On nommait Gatlia coma ta (Gaule chevelue), lé reste de la '(jaule, dont les habitants se distinguaient par une longue chevelure flottant sur leurs épaules.

Du temps de César, la Gatlia braccata était désignée indifféremment sous le nom de Provincia , Provincia itomanàrum, Provincia ulterior; ce dernier nom lui avait été donné pour la distinguer dé la Gaule cisalpine, qu'on appelait à Rome Gatlia citerior. César les nomma l'une et Fautrc Provincial, parce qu'elles avaient été réduites en provinces romaines avant qu'il vint dans 1rs Gaules. — Le reste de la Gaulé transalpine, habité nr trois grands peuples différents, les Belges, les dettes et les Aquitains, se nommait simplement la Gaule; c'est celle qui , pendant dix années, fut le théâtre des combats et des victoires de César; celle qu'il dompta et qu'il réunit à fempire romain.

Après la conquête, César divisa la Gaule transalpine en quatre parties , la Province (Provincia), et les trois Gaules, aqui tonique, helgique et celtique. — Auguste y établit également quatre grandes divisions : la Gaule narDonnaise, l'Aquitaine, la Gaule lyonnaise et la Gaule bi'lgique.

Une troisième division eut encore lieu plus tard. Le territoire habité par les Caulois fut divisé en cinq grandes parties qui se subdivisèrent en plusieurs autres

{letites provinces. Les grandes divisions étaient : la Belgique, fa Germanique, la Lyonnaise, la Viennoise et l'Aquitaine.

Au Ve siècle , Ta (ïaule partagée en 9 grandes provinces, se subdivisait en 17'provinces ou gouvernements secondaires qui comptaient 115 cités ou territoires correspondant à peu près en étendue aux départements actuels et nabi tes pour la plupart par des peuples différents.

Nous allons en mettre le tableau sous les yeux du lecteur. ' .

Germanie (Il subdivisions. — fe cités;.

V* Germant*. — 4 cités. — Métropole, A&ojremc*. Civitas Mogunriacensicum , Mayence. — C. Argentoratenstnm, Strasbourg. — C. Ncmetum , Spire. — C. Vangionum , Worms. IIe Germanie. — 2 cités. — Métropole , Cologne. C Agripinueosium , Cologne.— C Tungromm , Tongres.

Belgique (2 sudivisions. — 16 cité»).

Ire Belgique. — 4 cités. — Métropole , Trèptt. C. Treverorum , Trè*ea. — C. Mediomatricoram , Meta* — C. Leucorum , Tout — C. Verodunensium , Veraun.

IIe Belgique. — 12 cités. — Métropole, Reims.

C. Eemornm , Reims. — C. S a es si ©nom , Soissons. — C. Cateîlauaorum, CbAlons-sur-Marne. — C. Veromanduorom, Verman.4. — C. Atrabatura , Arras.- (Î. Camaraceusiûm., Cambrai. — C T*irtaûceiisium , Tournai. — C. Sylvàueeturti , Sentis. — C. fceflovi» carûm , Beaavan>s*-C. Ainblaiiéifeiom , À mien s. ^-C. Morhhvrnto , Tetonabue. -s- C. BotMtae&stati , Boulogne.

GftAictoÉ Séquakaïse. -*- 4 cite*. i— Métropole , Btowqtk C. Vesontiensinm , Besançon. — C. Éqnestrnilh , Vovioànntts , Ifyon.— C. Elvitioram, ATërticus, Avr&ncifc.'"-*» C. BàsftteAftafei , Bile.

Lyoitwais» (4 subdivisions. r— < 2S cités). P* Lpotuuù*. l*+ M dftét. -^ Mfewpote , If*** C. Légdattensibm, Lyon. — C. AEdoottrmv Aétfwi. *^C \â%goatm i LMgre».

If* Lyovutisè. — 7 cités. — Métropole , Jfetrtt. C Rotonngensinm, Rouen.— C Balocassîum, Bayenx.— £. Abrincatnin, Antmcfaes. >— *C. Efcrdicormn, Êvtetix. — t. &agiormli, Seek. ~ C. Lfexovtorvm , Lisent. ^- €. Cbnstétotfi > CboWrtit*. Iïl* LfoxÀhise. — 0 cités. •— Métropole, Tonri. C. Tnrotram , Tours. — C. Cenomsnnortiu , lé Matas.— C Hfedonfim , Hennés. — C. Andecarorum , Angers. «- XI. If âfbfrertifti v Hautes.— C Coriosopitom , Cornotoaitfes.— <2. VeoettiA, Vàtiifefc.

— C. Oaiartorum , Oasimor. — C. Di*feliatvtB , Jobtiat*

IV« LyomtaUe ou $eno**i*9. — 7 cités, i— -Métropole* Stn*. C. Sèmroum,Sens.— C. Carnttttrm , Chartres. — C. AtâsMoatfrtim, Asfeerre. — C. Tricamam , Troues. — C Aiflreliftttofrtnftft , Orléans. — C. Pansiornm, Paris. — C MeMoram , Ment. . YiEimorsÉ. (1« eité». » Bfétropolê , iKmm). C. VïAraemmim , Viemie.-^ C. GenaYeostom , Gèfaevev^— Tî. X^lH-o«tam , Ans. — C. GrknstiopolitÉM , Grenoble. *<- €. DlèbsiMD, Die. ->- C. Valen»inon»m , Valence. — - C. Tricastiawpom , 6aiat- Pol-Trois-Châteaux. — C. Vaaienshun , Vatson. — C* Artvstc«r«ai , Orange* — C, Cabellicorvm , Carailloo. — C. Avenpicortint , Avignon.-— C. Arelatensinm , Arles. — C. Massilicosium, Marseille. AlLfises (2 subdivisions. — 10 cités).

Penminet et Gnte*. — 2 cités. — Métropole , Mtmmtntr. €. Centronnm-Darantasia , Montiêr^esi-Tareataise-. — €w Vs!« lensiom-Octoduro , MarUgnj-en-Yèlais.

Maritime». — f cités. — Métrofîore , gm+rm*. C. Ebrodunen&iam , Embrun. — C. Diniensltitn t, Difctte. — C. Rigoraàgenhàom , Chorges. — C SolKniensiam , SviltaM. — C. ftânitieosium , Seoes. — (.. Glannativa , Glandève. — C. €simelenensium , Ciraiex. — C Viotiensium , Vfcncc.

A^vtTAiHE (2 aubdivisirms. — 14 cités.)

I** aquitaine. — 8 cités. — Métropole , Awigfc».

CBitorigom , Bourges.— C. Arvernohim, Clerinovt-Perrkhd; -&-

C. Rntettornra, Rode*. — C. AUiiensiiiÉi , Aiby. -*- C Oadtfreo-

ram , Caliors. — C Lemovicnm, Linogea. — C. Cabalam* Javott.

— C VeUavorum , Saint-Paalien.

IIe Aquitaine. — 6. cités. — Métropole, Bcrdeem** C. BardigalMsiam* Bordeaoï. — C. Agennenriomt A^ea. — €. Encoli>mensium , Angonlésne. — C. Saatotuaa , Saianas. — G. Pttrocoriorum , Périgaeuz. — C Pictornm , Poitiers. > NoTEHroroxàiiiE. — 12 cités. —Métropole , £*wse. C £lasat]«m v Esnse. — Cl Aatienshim , Acsj». — C i^cttrav tMHB , Lectoore. — C. Convea^nan » Comévge , aojonrd'awi Saint-Bertrand. — C. Consoranoororfi , Conserans , aujourd'hui Saint-lôzier. — C. Boatiom, Bayonnç, on téte-de-Bucli, — C. Benarnensium , ïe&car. — C. Atureusium, Aire. — C. Yàsàtica,Bazas. — C. Turba,Tarbe. — C. Eltorohensîtiiû , Otoron.

— C. Ansciûrum , Anch.

*k\ti bon» aise (i snbdiTlsîons. -»- H cites). P* Narteiutnitt. — 6 cités. — Métropole , Narbomme. C. Narbonensium , Narbonne. — C. Tolosalinm ^Toulouse, — C. Beterrensium , Béxiers.— C. Nemausenlhim ,iflmes. — C. Lu» tevensinm , Lodève. — C. Uceciensis , Usés.

II* Ttaîèvmaii*. — 7 cités, — Métropole , Aut, CL ÂqacoMM» , Ai», — <X Aptsssram , Api. — C Ries. — C. FofOJatie,BSMim , Fréjaa. — C. Yappinceii&iiiai t Gap. — C. Seçesteriorum^Sutcron. — C AaupoftUM., AntibeSw

Empire des fkancs. — Ce fut dans le y* siècle que les ierupùfcn* des Barbares changèrent la face des Gaules. Apres diverses vicissitudes , et lorsque les flots des Battons mises en mouvement se furent écoulé* de divers côtés, la Gaule se trouva partagée eu trois grands royaumes.

Le. topaume de* Francs qui comprit les deux Germantes , les deux Belgique», les deuxième , troisième et quatrième Lyonnaises.

Le royaume des Bourguignons qui fut formé de la

S rentière Lyonnaise, de la grande Séquanaise, des Ipes Pennines , partie des Alpes maritimes et de la presque totalité de la Viennoise.

Le reyaume des Fisigoths que composaient les deux Aquitaines, la Novempopulanie , la première et la seconde Narbennaises et une partie des Alpes Pennines. Cette division existait encore en partie à la fin de la première race des rois français. Les pays occupés par les Francs formaient alors les royaumes d'Auetrasie et de Neu strie. — Le royaume des Bourguignons avait en outre été conquis par eux. — Celui des Yisigotbs avait été démembré. La Novempopulanie prise par les Vascons était devenue la Gascogne. La Narbonnaise , tombée au pouvoir des Sarrasins, formait la Septimauie, et le littoral de la Méditerranée, connu du temps des Romains sous le nom de Prwincia* et naguère encore tous oelui de Provence , occupé par les Ostrogot bs et parles Vfoigotbs était devenu momentanément le duché de Gothie. L'empire des francs s'était accru aussi vers le nord. Mais nous n'avons pas à parler ioi des con«

Suétes que ne peuple guerrier avait faites au-delà du hin. ,

Empire de Charlemagne. — Les Etats légués par Pépin - le «Bref à Charlemagne comprenaient, sur la gauche du Rhin, l'ancienne Gaule moins l'Aquitaine et la tiascpgne, *% sur la droite de ce fleuve la France orientale, la Thuringe, le pays des Allemands et celui des Bavarois. L'empire de Charlemagne , augmenté par les conquêtes de ce grand homme, s'étendit en Espagne jusqu'à l'Ebre, en Italie jusqu'à Gaëte et Bénévent; en Dalnsaiit, jusqu'aux bouches du CaUaro ; en Esclavonie et tu Pau no nie, jusqu'au Panube; en Germanie, jusqu'à ia Saal, et dans le pays des Saxons jusqu'à l'Elbe et son embouchure dans la mer du Nord. L'empire de. Charlemagne était plus grand de moitié que celui de KapeJéofh Eginhard eu a tracé le tableau suivant :

« Charlemagne , par des guerres mémorables, acquit l'Aquitaine et la Gascogne, toute la chaîne des monts Pyrénées et jusqu'au fleuve del'Ebre qui, sortant de chez les Navaroû, et baignant les champs les plus fertiles de l'Hispanie , vient se jeter dans la mer Baléare sous les murs deTortose; ensuite toute l'Italie qui, depuis Aoste. jusque dans la'Calabre inférieure, où l'on sait que se trouvent les limites des Grecs et des Bénéveotioa, s'étend en longueur plus]de mille lois mille pas ; puis la Saxe , qui n'est pas une petite partie de la Germanie, «t qu'on regarde comme double en largeur du pays qu'habitent les Francs, tout en l'égalant en lon« gueur ; déplus, les deux Pannonies et la Dacie, situées sur l'autre rive du Danube, et Tlstrie , et la Lîburnie , ainsi que la Dalraatie, excepté les villes maritimes, dont, pa,r amitié, et à cause du traité conclu, il laissa jouir l'empire de Constant inople. Enfin , il dompta tellement toutes ces nations barbares et féroces situées en Germanie, entre le Rhin et la Vistule, l'Océan et le Dapube, presque semblables par le langage , mais "bien différentes par les mœurs* et les manières, qu'il les rendit tributaires. Parmi ces nations , les principales sont tes Wetebntl , les Srtnrfos, les Ahodriter, les Bocmani, celles-là, fdreijt châtiées par la guerre; d'autres en

nombre beaucoup plus grand furent reçues à soumission. » (Piim. KaroL Ma§^ cap. 15.)

DfiMEMSaXM^NT DE l'EMPlRE DE CvARtpUCXE. — .

Royaume dk CaARLKs-LR-CaAUVs. — Cet empire iui? mensc se, démembra peu à. peu. Déjà sous Louis le- Débonnaire , les Sarrasins avaient repris une partie du, territoire située au-delà des Pyrénées, et La frontière, avait été reportée del'Ebre sur te Llobregat. Deux ans après la mort de ce prince , en 843, ses trois fils se pas--* tagèrent ses Etats. Lothaire eut le titre d'empereur, avec l'Italie et toutes les provinces de la Gaule comprises entre les Alpes, le Rhin, l'Escaut, la Meuse, la Saône et le Rhône- Louis, qui fut surnommé le Germanique , eu} tous les pays situés au-delà du Rhin et sur la rive gauche de ce fleuve, seulement les territoires deWorms, de Spire et de Mayence ; eaJin , Gh*rle*4*>£uauwe qui compta parmi les rois de France, eut en partage le reste de la Gaule situé à l'occident du Rhône , de I* Saône, de la Meuse et de l'Escaut. — En 855, un nouveau partage démembra l'empire de Lothaire ; ce prince' se fit moine; son fils Louis eut l'Italie avec le titre d'empereur ; Charles fut roi de Provenee et de Bourgogne ; Lothaire eut fAustrasie comprise entre l'Escaut,- 1» Meuse et le Rhin. — Ce pays désigné alors sous lé nom de tothatii rrgaum, fut appelé plus tard la Lotharingie; d'où est venu le nom de Lorraine. — Lothaire, qui avait hérité, en 863, des Etats de son frère Charles mort sans enfanta, mourut lui-même sans laisser* de, postérité, et au mépris des droits de leur neveu Louis, empereur d'Italie, Charles-le-Cbauve et Louis-le Germanique se partagèrent ses Etats en 870. — Le royaumede Charles-le-Chauve comprit alors , la Neu strie , la Bretagne, l'Aquitaine, la Gascogne, La Septimanié, toute la partie de la Bourgogne située sur la rive droite du Rhône et de la Saône , et quelques prqyinces sur la rive gauche du Rhône, telles que le Lyonnais, le Viennois, et au-delà de la Saône et de la Meuse, Besançon, Ton grès, Mali nés, Liers, le comté de Toxaudrie* une partie du Brabant et du Hasbaigne , le pays de la Meuse-Inférieure , une partie du pays de Liège et enfin, les Ardenae* depuis la source de ï'Ourthe jusqu'à la Meuse.

France féodale. — La faiblesse des descendants de Charlemagne laissa morceler le royaume, et quand la couronne passa à une autre race , la Gaule démembrée se trouvait -partagée en huit grandes souverainetés indépendantes, qui formaient ce qu'on peut réellement appeler la France féodale.

Le duché de France ,

Le duché de Normandie,

Le duché de Bretagne,

Le duché d'Aquitaine, K-

Le duché de Gascogne ,

Le duché de Bourgogne , "

Le comté de Toulouse f

Enfin le comté de Flandre.

Tous ces Etats principaux se subdivisaient eb diverses provinces.

Royaume i>e France. — Lorsque Hugues4e-Grand, chef de la race des Capétiens, fut , en 987, élu roi des Fraoçais, le duché de France comprenait seulement Ta Picardie, l'Ile:de-France proprement dite et l'Orléanais.

Ce duché devint alors le royaume de France, et U nom de France fut employé à là place de. celui de Gaule, pour désigner la totalité des pays tant. ceux d'abord soumis aux rois des Français que eeux (fui reconnaissaient dès lors leur suzeraineté et qui Furent réunis par la suite au domaine royal.

Le royaume s'agrandit de siècle en siècle, les rois de France ne négligèrent aucune occasion légitime, ou opportune d'agrandir leurs Etats,

Le tableau suivant indique la date et les causes de ces accroissements successifs. — Nous ayons adopté pour la date, l'époque de la réunion définitive desjdiverées provinces au domaine royal, car il est plusieurs de ces provinces qui, cédées, échangées ou données en apanage après une première réunion, ont été distraites du domaine royal et n'y sont rentrées de nouveau qu'après un laps de temps plus ou moins long.

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