‹ France pittoresqueChapitre 49 sur 102 · Cher · texte numérisé non relu

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XVftTITUTIOVS PHZUUmiaOVIÇUES*

Uo grand nombre de sociétés et d'institutions philanthropiques existent à Pari». Mai* la plupart appartiennent particulièrement à cette ville et n'étendent pas le cercle de leur bienfaits hors des mur» de la capitale. Celles dont le bnt et l'action intéressent également tente la France, sont la Société de Charité maternelle, l'Hospice royal des Quinze- Vingts, l'Institution royale des Sonrde- * Muets , l*Institntion royale des Jeunes-Aveugles et la Société royale ponr l'amélioration des prisons. — Quant aux autres sociétés nons n'avons donné des détails que sur celles qui , sans appartenir à aucune communion religieuse , nous ont paru plus spécialement de nature à être offertes en exemple aux départements.

Société de charité maternelle. — Cette société a pour bnt de secourir les pauvres femmes en couche , de les encourager et de les aider* à nourrir elles-mêmes leurs enfants. — Son siège principal est à Paris , et elle a des sociétés auxiliaires dans les principales rifles de France , notamment à :

Angouléme. Chartres. Marseille. Poitiers.

Arles. CbAteauroux. Metz. Reims.

Auxerre. Dijon. Montauban. Rennes.

Avignon. Draguignan. Montpellier. Rouen.

Bordeaux. La Rochelle. Moulins. Strasbourg.

Bourg. Le Mans. Nantes. Toulon.

Bourges. Lille. lfarbonne. Toulouse.

Carcassonne. Limoges. Niort. Tours.

Chalona-sur-Marne. Lyon. Orléans. Troyes.

Hosrics royal des Qcik ït-ViwGTs. — Cet établissement fut fondé, en 1260 , par saint Louis , a son retour d'Egypte , pour 300 ou 15 fois 20 pauvres aveugles. Depuis 1814, quatre cents pensions de 150 fr. chacune ont été successivement créées pour des aveualcs externes. Pour être admis , soit aux places de membres aveugles , soit aux pensions , il faut être dans un état de cécité absolue et d'indigence constatée. — Les choix se font parmi les aveugles de tons les départements du royaume.

IusTmrrrow royale dis Sourds-Muet*. — Cet utile établissement , fondé par. le respectable abbé de l'£pée , est devenu , par . un décret de PAssemblée constituante, établissement national. — Il est destiné aux sourds-muets des deux sexes , de Paris et des départements. Les élèves restent dans rétablissement six années , pendant lesquelles ils sont exercés à l'art d'articuler la parole et de la lire sur les lèvres de celui qui parie ; on les met ainsi dans le cas de satisfaire au besoin des communications sociales , et de recevoir des principes moraux et religieux. — Us apprennent i lire, i écrire , à compter, la langue française, l'histoire* 1» géographie , le dessin -et un métier ; il y a des ateliers où on enseigne l'imprimerie, la gravure, la menuiserie, l'art du tourneur- et diverses professions, telles que celles de tailleur d'habits,-de cordonnier, etc. — Les élèves que leurs parents destinent à une profession plus libérale sont exercés , pendant le temps consacré an travail dans les ateliers , aux études spéciales qui y ont le plus de rapport. L'institution admet des élèves gratuits et des «levée payants. Le nombre des élèves gratuits est fixé a 100, celui

des élèves payants est illimité. Ou j reçoit tous les sourds-muets de lu à 16 ans dont les parents peuvent payer la pension , qui est au maximum de 800 fr. pour les filles, et de 900 fr. pour les garçons. InsYrronos royale du Jevxtes - Aveugles. — Cette institution, créée par Louis XVI , en 1791 , est consacrée à l'instruction de 00 jeunes garçons et de 30 jeunes filles aveugles, qui sont entretenus aux frais de l'Etat pendant huit années. Peur y être admis, les enfants doivent être âgés de 10 ans au moine, et

n'en avoir pas plus de 14.— Indépendamment des élèves gratuits, on admet dans l'institution des élèves payants. — Les aveugles y apprennent, par dés procédés particuliers, la lecture, l'écriture, la géographie , l'histoire , les langues anciennes et modernes, les mathématiques, la musique vocale et instrumentale; plusieurs métiers , tels que l'imprimerie , la reliure des livres , la vannerie , la sparterie , là filature , le tricot , etc.

Société eoyale pour l'amélioration dis prisons. — L'amélioration dés prisons , sons le rapport matériel et moral , a de tout temps excité la sollicitude des amis de l'humanité ; ils ont de tout temps élevé la voix contre le régime vicieux de la plupart de ces établissements , régime qui les transformait presque toujours en lieux de corruption , en écoles de vice. De tout temps aussi on a essayé de l'améliorer ; mais en France, jusqu'en 1819, toutes les tentatives étaient restées infructueuses , ou n'avaient pas eu de suite. A cette époque les essais faits dans diverses contrées, et les succès obtenus notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, attirèrent de nouveau sur cet objet l'attention des hommes éclairés et compatissants. — La visite des prisons et des pénitentiaires étrangers , l'examen des moyens employés pour détourner les condamnés des habitudes vicieuses, pour leur donner l'amour du travail et les ramener à la vertu, excitèrent la sollicitude de,plusienrs hommes de bien. — Un projet de règlement fut arrêté pour la fondation d'une Semété pour l'amélioration des prisons , et signé par les personnes les plue considérables de l'Eut et le* plus re-

commandables sous le rapport des lumières et de la phslanlbrspla. Une ordonnance royale institua la Stmété rtpelr des prisme*» Cette société concourt , avec l'adiussnstrntiosi publique, et pat as CemeHt geniml de 24 membres choisis dans son sein, à apporter ésai lia prisons dn royaume toutes les anaéliefitiona que réslsnueut la teligiott , la morale , la Justice et l'hunsenité. *. .• v<4«v

Société focr le soulagement et la délivrance des prisonniers. — Cet établissement philanthropique dater de la fin dn xvi« siècle. — Son bnt est le soulagement des saisonniers et de leurs familles , et la délivrance des prisonnier* pour dette*. —Des commissaires portent aux prisonniers et à leurs faanUes des secours et des consolations ; ils s'informent de la cause de la détention et de la moralité de ceux qui participent ans secours, — D'autres membres, verses dans la connaissance des lois , examinent les affaires contentieuses. — Des médecins soignent les prisonniers malades et leurs familles indigentes. — Enfin des dames charitables sont chargées de la visite des prisons ; elles donnent une instruction morale et religieuse à la jeunesse , enseignent à travailler aux jeuaea filles, leur preenrent de l'ouvrage dont la confection leur est payée , et n'abandonnent pas ces infortunées après leur mise en liberté. — Les familles que l'emprisonnement de leur chef réduit à une détresse momentanée , participent égale» ment aux secours de la société.

Société fbilahturomçue. — Cette société» fondée en 178Û, sous la protection spéciale de Louis XVI , et réorganisée en 1799, est formée par la réunion des souscripteurs oui mettent des fonds en commun pour concourir au soulagement de l'humanité souffrante. Ces fonds sont employés à distribuer des aliments aux indigents par rétablissement de fommewe* pour les soupes eue légumes j à donner des consultations gratuites et des médicaments aux malades, par les dispensaire* que la société entretient dans divers quartiers de Paris; à aider divers établissements particuliers de charité, de travail et d'éducation élémentaire, et quelques sociétés de prévoyance ' et de secours mutuels. — Depuis la création des dispensaires , plus de 70j000 malades y ont été traites et soulagés, et chaque année le nombre des personnes qui y sont secourues s'élève à euRireei 5,500. — La société distribue annuellement 125JD0O rations de soupe aux pauvres indigents. — Le nombre des soupes qu'elle a ainsi fournies depuis sa réorganisation , en 1799, est d'environ 29^200,000.

Société générale de prrvoyajtce. — L'objet de cette société est le soulagement des malades des sociétés de secours mutuels et de la classe peu aisée. Elle les fait admettre dans des infirmeries en payant nne portion du prix de leur pension ; les fait soigner à domicile ou , lorqulls ne sont pas alités , recevoir en consultation par des médecins ou des chirurgiens.

Sociétés de secours mutuels. — Nous ignorons quel a été l'effet de la loi contre les associations sur les sociétés de secours mutuels, r- Avant 1830 , il* existait à Paris 179 sociétés de ce genre ,' formées par des employés ou des ouvriers d'arts et métiers, qui réunissaient ensemble 16,790 membres. — Dans toutes ces sociétés , et moyennant une faible rétribution, soit mensuelle, soit hebdomadaire» les associés malades recevaient des secours ou étaient traités aux frais de la société. — Dans quelques-unes on donnait des secours aux veuves et aux enfants des sociétaires.

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