RECTIFICATION
C'est par erreur que, dans les articles du Diitionnaire Nielles (t. XI, p. i65) et Orfèvrerie (même tome, p. 2C4), l'introducteur des nielles en France a été représenté comme un simple ouvrier prussien, venu à Paris, .sans ressources et sans relatious. Charles- Louis Wagner était né à Berlin, en 1799, d'une famille frauçaise émigrée à la révocation de l'édit de Nautes. Son père, joaillier de la cour, lui fit donner, ainsi qu'à ses deux frères, une éducation distinguée. L'aîué de ceux-ci occupe maintenant un posie élevé dans l'admiuistratiou des forets en Poiiiéranic ; le plus jeune est consul général de Prusse à Alexandrie.
Quant à Charles , après avoir achevé ses études, il se mit a ])arcourir les piincipales villes de l'Europe, étudiant et dessinant les chefs-d'œuvre des arts; pénétrant dans les aleliers métallurgiques, et y surprenant un a un les dilférents secrets de la fabrication. Ce fut eu 1829 qu'il arriva à Paris, riche de toutes les coQuaissances que peuvent donner à un jeune homme avide d'ap|)rendre dix années d'éludés et de voyages. Il avait vu faire des nielles en Russie ; il se mit eu relation avec le chef d'un grand atelier d'orfèvrerie, M. Mention, et celui-ci, frappé désavantages que pouvait offrir ce nouveau procédé d'ornementation, forma avec le jeune artiste une association que des liens plus intimes ne tardèrent pas à resserrer encore : Cli. Wagner devint le beaufrère de son associé.
Nous n'avons rien à ajouter ici à ce qui a été dit à l'article Orfèvrerie , des progrès que Wagner a fait faire à cet art ; nous nous contenterons de mentionner ses principaux ouvrages, sur lestjuels on n'a pas assez insiste dans cet article; ce sont : 1" Quatre grandes placjues niellées et damasquinées en or, représentant lies épisodes de la vie de Jeanne d'Arc, pour la statue en |)ie(l de celte héroïne, par la princesse Marie A\ )rléans. — 2" Tous les nielles du grantl surto\it de table du duc d'Orléans.
3" La couverture du livre d'heures du même
priiK-e , magnilicpie ouvrage d'orfèvrerie , orné (le nielles et d'émaux , et qui a i-oiUé près de cent mille francs. — 4" Un grand ostensoir pour la paroisse d»St-Leu, à Lyon. — 5' Un grand vase byzantin représentant plusieurs traits de la vie de Robert de Clcr-