ACTE PIlEMIEli 'iij
FRANÇOIS, avec une cmjj/iasc rjaie.
Dcaucoup trop loi, madame. MuiL jours, vous, ce n'est guère,
Soyons brulaux : à la guerre comme à la guerre 1
De force, méprisant vos regrets superllus,
Nous saurons vous garder deux semaines de plus.
Cest dit ?
RICHARD, à pari.
Il sait parler comme il veut, ce poète.
FRANÇOIS
Votre soudaine vue est un charme, une fête.
Il n'est venu personne ici depuis longtemps.
Est-il étrange que les sages méditant
Dans ce recueillement de verte thébaïde,
Oublient à votre aspect leurs âges d'invalides ?
Et pourquoi ce château, tremblant, énorme et vieux,
Ne deviendrait-il pas, comme nous, amoureux ?
FRANCESCA, vivement.
Ah non 1 Ne parlez pas d'amour, je vous en prie ; Car j'ai l'âme de trop d'amour endolorie. Voilà pourquoi je suis en quête de repos.
FRANÇOIS
Toinette^ prenez donc ce manteau, ce chapeau.
4G FllANGESCA
Mon costume est...
FRANÇOIS
Joli.
Oui^ mais je suis certaine D'avoir sous cet habit de sombre et simple laine L'allure d'un garçon, d'un bon garçon.
RICHARD, conciliant.
Mais oui.
Nous serons des amis.
Oui.
Rien que des amis.