ACTE PREMIER Ô
lUCIIARI)
(Juelle splendeur ?
Ces fleurs !
Des fleurs ! une vétille !
FRANÇOIS
Des fleurs! Vous vous croirez tout de suite en famille...
Flamberge sort.
FRANÇOIS
Puis il faut s'occuper de votre appartement... II est un pavillon, dans notre parc dormant. Où la nuit vous sera parfumée et sereine : II est enveloppé d'un filet de verveine, Et la lune, à traversée filet, entre à flots, De sorte que, voyant près de soi son halo
Et humant le parfum qui dans la nuit s'exhale, On se demande quelle main monumentale Mêla, pour nous créer ce fragile bonheur. Le rayon de la lune au parfum de la fleur... Vous aurez près de vous notre vieille Toinette, Dont le pas attentif est un pas de soubrette... Et, dans la paix rêveuse où le parc dormira, Vous, semblable à Psyché que Tamour admira. Croirez, ayant la lune et des fleurs pour persienne, Revivre dans un songe une légende ancienne...
RICHARD, à pari.
Ces poètes !
Je brûle alors de voir de près...
Voyez le ciel. D'or fauve, il s'atténue...
ALIOT
Exprès.
FRANÇOIS
Bientôt le soir viendra sur les floraisons vertes Et quand viendra la nuit qui clôt les fleurs ouvertes.