ACTE TROISIKME l
RICHARD
Mais l'oreille Garde ciicor longuemonl le murmure d'abeille Qu'a fait en s'élevanl Thymne de voire voix.
Vous devenez poète ?
RICHARD
Ah ! comme dit François, L'ardeur de vos cheveuxqu'atténuent vosyeuxmauves. Rayons dans le nuage..,
Ou flambeaux dans Talcôve...
RICHARD
Vous font tout à la fois lointaine et proche. Loin, Bien loin sont vos regards, mais cet or qui se joint Au blond de voscheveux, vous garde près des hommes.
Voilà qui est bien dit, monsieur Richard !
RICHARD, affolé.
Et comme Dit François, on n'est plus poète, on n'est plus rien, Quand de votre visage, étrange, aérien, L'on rêve. Eh oui ! Ton rêve. Ah ! la folle folie ! Moi, rêver I Mais jadis, je n'avais d'autre envie Que de vivre la vie, et de sa seule loi Me charger. Comme dit François...
Sur ces mots est entré François, même jeu que Richard à la scène précédente.
Mais dites-moi Comment vous dites, vous, et non pas votre frère.
Hein?... je... c'est vrai... ah moi.,, je dirai... quelle affaire Je vieillis. J'en ai l'air. Mais le cœur, là, présent ! Dans ce cœur, pour vous seule, un souffle bienfaisant... Non !je ne suis pas vieux. J'ai des muscles. La flamme De vingt ans. Je t'adore. Il faut m'aimer, madame.
Vous le voulez ?
RICHARD, tonnanl.
Pardieu !