MlCHELET
2. Instructions du duc dWngouléme, ambassadeur extraordinaire.
licisme allemand, ne le rcrait pas moins au catholicisme français.
Au dedans, si vive que fût la réaction contre les réformés et, aussi, contre l'Eglise gallicane, Concini, promu marquis et, bien qu'il n'eût jamais fait la guerre, maréchal d'Ancre, fut beaucoup moins occupé de religion que d'argent. Pareillement, la grande affaire des princes, ce fut le partage des économies de Henri IV et de SuUy.
Condé, revenu de Bruxelles, Mayenne, Bouillon, Guise, Longueville, ne prirent par deux fois les armes que pour se faire accorder, aux traités de Sainte-Menehould et de Loudun, des gouvernements, des pensions et des dots.
Etats généraux. — Les Etats généraux de 1614-1615, les derniers qu'ait réunis la monarchie avant la Révolution, protestèrent contre les dilapidations et prodigalités qui soulevaient d'autant plus de œlères que le peuple était vite retombé dans une affreuse misère. « Que diriez-vous, sire, demanda l'orateur du Tiers, si vous aviez vu, dans ces pays de Guyenne et d'Auvergne, les hommes paître l'herbe à la façon des bêtes? »
Terrible parole que reprendra plus tard La Bruyère.
Le roi promit de « faire voir les cahiers », mais la reine congédia les députés et ferma leur salle.
Leur dernier vote avait été une supplique au roi pour qu'il ordonnât aux seigneurs « d'aiïranchir dans leurs pays tous les serfs ». Quand le Parlement fit entendre des remontrances sur l'incroyable dissipation, un arrêt du Conseil lui interdit <■ de s'entremêler à l'avenir des affaires de l'Etat ».
Assassinat de Concini. — Lorsque Concini, gorgé, en arriva à ce point que, pour maintenir sa fortune, il fit mine de se placer lui-même au travers des piUeries, il était trop tard. Il a accumulé trop de haines qui pèsent sur tout ce qui vient de lui.