RICHELIEU
Les rébellions protestantes, n Siège de la Rochelle. || Les rébellions des grands. II Les réformes. || Guerre de Trente ans et conquête de l'Alsace. || Les dernières années.
L y a de plus grands hommes (par le en lutte contre tous ceux qui se croient,
* cœur, par la noblesse d'âme, par la à cause de leur naissance, au-dessus de vision de T avenir) : mais il n'y a pas de la loi commune, ou qui, « en matière plus grand homme d'Etat « pour avoir eu d'Etat», «estiment un Espagnol cathole dessein de tout ce qu'il a fait » ^, lique meilleur qu'un Français hugueet avoir poursuivi avec une activité infa- not » 3.
tigable « tout ce qui peut rendre un vaste Le rare mérite de Louis XIII, c'est
royaume puissant et glorieux » *. de n'a%'oir pas aimé Richelieu et de
«Cardinal d'Etat», comme l'appel- l'avoir gardé. lera le pape. En effet, qu'il s'agisse de Richelieu, selon son propre récit,
l'Eglise ou des réformés, des grands ou lui découvrit de bonne heure sa polidu peuple, il ne connaît que l'intérêt de tique : « J'ai promis à Votre Majesté l'Etat et il se targue de « n'avoir pas d'employer toute mon industrie et toute d'autres ennemis que ceux de l'Etat ». l'autorité qu'il lui plairait de me donner Aussi en eut-.il beaucoup. Des haines, pour ruiner le parti huguenot, rabaisser qui n'ont pas d'autre motif, l'ont pour- l'orgueil des grands et relever son nom suivi jusque dans l'histoire. dans les puissances étrangères au point
Louis XIII s'était fait violence pour où il devait être. » Toutes les parties de l'appeler au pouvoir. Il ne tarda pas à cette politique se tenaient. reconnaître qu'il avait mis sa gloire de En effet, si le terrible prêtre-soldat
roi entre les meilleures mains. n'avait pas commencé par briser un parti
Il faut se garder de juger Louis XIII qui en était venu, dans la misère des sur sa longue figure triste, dure, sans temps, à séparer ses destinées de celles de rayonnement ; il avait une ^.««s'*'"'''***^ ^^ communauté, ou à s'en
conscience, du bon sens et, ><<fW^^ ^-'^^3^\. donner l'apparence ; et s'il
même, de la volonté. Il y^^'*/^^ ^ ^^^\. "'avait pas constamment parut gouverné par Riche- jTi^ ■ Ê^l\i^ \ Jt^ ^^^"^ contre une caste qui lieu plus qu'il ne l'était. Ri- t^ '^ ^Éb^%^2\ %A s'obstinait, dans le regret chelieu, pour tous ses actes, r^ ., irajjSfljLS' " ^\ ^^ passé, à redresser son eut chaque fois à le con- f ■«^ . 5^ T^^K .'. l^i pouvoir contr' celui du roi, quérir. lS\ tf^^^!^^^^ l^ comment, avec de tels en-
Cette âme de bronze se V^ /»^^^^^5i|^ " : ^v '^^'^'^ dans le dos, aurait-il fit souple, ce grand corps \^^^^vy|^fev^*"^^i»^ 'J^J P*^ porter à l'ennemi du malade, brûlé par la flamme X.^^^^VlR'^^V \^^r dehors les coups mortels et intérieure, se courba dans ^^Sj^^^S^^sA,^^^ entreprendre, « partout où sa robe de pourpre pour ^^^^^^^^Ujk^*^ ^^^ l'ancienne Gaule, d'y
tout expliquer dans ledétail "ti~>^ restaurer la nouvelle?»,
au pâle fils de Henri IV. Richelieu (.5S5 164=). Les rébellions protes-
Le pivot de toute poli- '^'^p'*^ ""' '"^'^^"" ''^ '''^""•' tantes. — Richelieu, sitôt tique, c'est la confiance du souverain, qu'il fut devant l'échiquier, dessina sa que la souveraineté soit dans le roi ou politique contre la maison d'.Autriche. dans la nation. On imagine mal, a-t-on II attaqua en Valteline sur les Espadit, un Richelieu dans les assemblées, gnols et leur couverture de soldats du C'est qu'on n'a pas suivi Richelieu « dans pape, subventionna les Provinces-LTnies, les six pieds carrés du cabinet du roi », aida à la conclusion de la Ligue du Nord
(les Etats Scandinaves avec les luthé-
I, MlCNET.
■■* 2. Résumé des cahiers de 1789. 3. Instructions à Schomberg.
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