LA MARINE; LES COLONIES
de glaces.
Lyon et Reims d e vront à Colbert le principal de leur richesse.
Il généralisa le système des j ur a n d es (conseil des maîtres qui dirigent les corporations de chaque métier).
La marine. — Ma- L'ÉGLisE DES INVALIDES ^arin avalt
L« dôme de, Iiivaides (1675-1701) est /Ipcprt^ la
le plus bel ouvrage de Mausart ; U ucsci le id
s'élève à 105 mètres de hauteur. Les manne ; elle
caveaux de l'Église Saint-Uouis ren- y^ renaître ferment les sépultures de Turenne et
de plusieurs maréchaux . A la suije de COmmC par
rûglise Saint-I.ouis se trouve une se- ench ante-
conde église, en croix grecque, œuvre „„„* p„i
lie M.msart. .\u centre, dans une crypte "i<=i"-- Y .
circulaire construite, de 1845 à 1^53, bert, plein
pjir l'arcliitecte Visconti, le tombeau (Jg l'eSprit
de Napoléon. j rt- i. i-
deRichelieu, a reconnu qu'un pays, si nombreuses et si fortes que soient ses armées de terre, ne peut prétendre à la suprématie qu'à la condition de tenir la mer par des flottes également puissantes.
Secondé par Vauban, l'un des plus hommes de bien et des plus clairs génies du siècle, Colbert refait Toulon, le Havre, Dunkerque, Calais ; il crée Brest — prédit (en 1661) que ce sera le plus grand port de France — et invente Rochefort. Il savait par cœur ses trois cents vaisseaux, comme Napoléon ses régiments.
L'inscription maritime mit à la disposition du roi, {K)ur le ser\'ice de la flotte, tous les marins. Jusqu'alors, quand le roi avait besoin d'équipages, on pressait, c'est-à-dire qu'on enlevait les marins pêle-mêle dans leurs villages et jusque sur les navires de commerce. Il activa également les progrès de la marine marchande.
Les colonies. — Sa politique coloniale n'eut rien de systématique ; il la poursuivit, s'iiispirant des circonstances, avec le concours des grandes compagnies.