‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 202 sur 725 · Voltaire · texte numérisé non relu

Voltaire

SVPFKESSIOX DE POK l'-ROY AI..

affaires de la religion dans votre dépaftement au même état qu'elles ont été jusqii à présent '. »

Quelle plus formelle condamnation de redit que dht acte de sage politique !

Les persécutions. — La destrm tion de la grande œu\-re de Heîiri 1\" ne fut blâmée, dans un silence qui aida à tromper le roi, que par une minorité d'esprits clairvoyants et, du témoignage de Saint-Simon, par quelques évoques. Bossuet célébra « ce miracle», comparant Louis XIV à

L'ancien couvent de Port- Royal des Champs était devenu le refuge d'une sorte de confrérie de savants et une maiso:i d'éducation pour les deux sexes.

L. "école des tilles était dirigée par la su'ur Angélique Aruauld ; les principaux « solitaires » furent Antoine Arnauld, Sacy, traducteur de la Bible, le moraliste Nicole, Saint-Cyran.

On les appelait « Jansénistes » du nom de l'évêque d'Vpres, Janscnius, dont ils avaient adopté la doctrine, renouvelée de saint Augustin, sur la grâce, source

ABB.VyE DE PORT-K0Y.\L DES C11.\.M1.•^

I..1 gravure représente le Couvent des Filles du Saint-Sacrement, fondé au xui' siècle près de la vallce ée

Chevreuse. Les « solitaires » habitaient la ferme des Granges. (D après la gravure de Bocquet. )

Constantin et à Théodose. C'est l'ombre sur sa gloire.

Près de 400 000 protestants restèrent en France, obligés d'aller à la messe et de communier. Les prisons et les galères se peuplèrent des récalcitrants. Quelques pasteurs qui revinrent furent pendus ou roués. Les corps de ceux qui, après avoir feint de leur vivant d'être convertis, refusaient les sacrements à l'article de la mort, furent traînés sur la claie et jetés à la voirie.

Port- Royal. — La persécution contre les jansénistes fut poursuivie sur un plus petit théâtre.

Page 1