Déposition de Fouquier dans son procès
Elle prononça la mise hors la loi contre Robespierre et contre la Commune, décrets qui furent aussitôt proclamés à la lueur des torches, et donna au ci-devant vicomte de Barras le commandement des troupes de Paris.
Barras eut vite fait d'investir l'Hôtel de \'ille. Le gendarme l\Iéda, s'y étant glissé, pénétra à la salle du Conseil où, parmi cinquante individus fort agités, il aperçut Robespierre ; il était armé d'un pistolet, tira sur lui. Tous s'enfuirent, abandonnant Robespierre, étendu par terre, les mâchoires fracassées.
A 2 heures du matin, tout était fini, Couthon et Saint-Just de nouveau arrêtés, ainsi que Henriot et Robespierre jeune, qui s'était blessé en se précipitant d'une fenêtre de l'Hôtel de Ville. Le Bas s'était brûlé la cervelle.
Les prisonniers furent conduits d'abord au Comité de salut public, Robespierre sur un brancard, puis à la Conciergerie où, le lendemain matin, Fouquier les condamna, en vertu de leur loi de prairial, sur constatation de- leur identité.
La « machine à Samson » avait été ramenée à la place de la Révolution. La même étemelle canaille applaudit et chanta. Carrier, l'homme de Nantes, courant derrière les charrettes, criait : « A mort le tyran ! »
Ils moururent avec le même courage simple que tous les autres, Robespierre le dernier comme Danton (10 thermidor).