‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 385 sur 725 · BARRAS · texte numérisé non relu

BARRAS

;D'après un dessin de Ledru, SM. Nat.)

il s'abstint d'appuyer Jourdan qui avait passé le Rhin et, se trouvant en flèche, dut rentrer en Alsace.

Les Impériaux enlevèrent nos lignes devant Mayence ; la ligne du Rhin fut perdue

Sur les Alpes, Schérer battitles Autrichiens à Loano ; le dénuement de l'armée ne lui permit pas de poursuivre son succès (novembre 1795).

Le plan de Carnot.

— Carnot conçut alors un plan qu'il appelle lui-même « gigantesque ».

Hoche, pendant l'hiver, avait étouffé la dernière révolte de la Vendée, fait fusiller les chefs (Stofflet et Charette), désarmé les paysans, gagné le clergé par une habile tolérance, achevé la

Comme l'insurrection de prairial, la longue guerre civile. Conspiration des Égaux fut un cri de la Carnot, pouvant disposer de presque

misère (mai 1796). Leur chef Babeuf, dans toutes les forces de la République,

son journal, annonçait la révolution décida d'attaquer en direction de Vienne

sociale, l'avènement du communisme : par trois armées :, celles du Rhin et de

« La terre à personne, ses fruits à tout le Sambre-et-Meuse qui se rejoindront sur

monde. » Ce sera « le Paradis des égaux ». le Danube, celle des Alpes qui descendra

Le complot fut découvert, Babeuf arrêté les vallées du Pô et de l'Adige. et, après un emprisonnement d'un an. Isolés de l'Autriche, les princes de

condamné à mort. l'Empire ne tarderont pas à faire leur

Un emprunt forcé sur les riches et, après que la planche aux assignats eut été brisée (19 février), l'émission d'un nouveau papier-monnaie, le mandat territorial, permirent la liquidation de l'assignat au trentième de sa valeur nominative, maisatténuèrent seulement la crise.

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