‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 421 sur 725 · CONSPIRATION DE CADOUDAL · texte numérisé non relu

CONSPIRATION DE CADOUDAL

Malte, propose de la remettre à la Russie en dépôt et, même, de la laisser pour dix ans à l'Angleterre s"il a Tarente et Otrante pour le même temps.

Mais l'Angleterre veut sa guerre préventive. Le roi George déclare l'embargo et les lettres de marque.

Le Premier Consul répondit parl'arrestation de tous les Anglais qui voyageaient en Ftancej etj dix jours après la rupture, occupa le Hanovre (26 mai 1803). Un peu plus tard, pour enlpêcher la Louisiane de tomber aux mains des Anglais, il la

Ce singulier dessein eût pU l'éuSsir :

mais « la police suivait tôtlS les pas des agents de l'ennemi • ».

Le meneur de l'affaite fut un ancien chef de chouans, Georges Cadoudal.

Débarqué à la falaise de Bévîlle (21 août 1803), avec un premier gfoupe de conjurés, il se rendit à Paris où il fut bientôt rejoint par Pichegru, qui s'était évadé de Cayenne, le marquis de Rivière, 16 prince de Poligfiac et son frère et quelques autres notables émigrés (janvier 1804).

Leur présence à Paris fut aussitôt Connue ^

E.XECUTION DU DUC U'ENGIIIEN

I.a ïctrie représente les fossés du châtfeau dé Vincerines oh le derrtier des Condé fut fusillé après un simulacre

de jugement. (Gravlire du temps, BM. Aat., Est.)

vendit f?o millions aux Etats-Unis.

Conspiration de Cadoudal. — Le rétablissement des Bourbons a été, dès la ruptui-e, l'un des buts de la guerre anglaise ; le cabinet de Londres soudoya ilne conspiration des royalistes coiiti-e le f'remiër Consul.

Letir plan ne fut pas, comme en nivôse, dfe l'assassiner, mais de le faire dttâf^ùer par une bande de chouans, au milieu de son escorte, un jour qu'il se rendrait des Tuileries à la Malîhâison, et dé s'emparer de sa pei-sonne, morte ou vive. Dans le trouble qui suivra, une inshri-fectiori éclateta. Lés émigrés auront le concours des généraux mécontents.

Le comte d'Artois et son fils, le duc de Ôerry, se mettront à la tête du mouvement.

ainsi que deux ou trois entrevues de Pichegru avec Moreau.

On a vu que Moreau avait su la trahison de Pichegru en l'an II fet avait attendu pour en rendre compte que le Directoire eût le dessus. Lu 1804, le vainqueur de Hohenlinden ne dénonça pas davantage « le vainqueur de la Hollande » ; s'il refusa de s'engager avec Pichegru pour le rétablisseinéiit des Bourbons, il semble bien tJU'il ne le dissuada pas de rënVerser le gouvernement consulaire pal- un coup dé force.

La police eut vite fait d'al-rétér les conjurés. Saut Pichegru, qui s'étrangla

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