PAR CHAPU PAR GEROME DE LA TOMBE
(Musée du Luxembourg.) PAR SAINT-MARCEAUX
(Musée du Luxembourg.)
Français, Huet, Harpignies, le bon ani- suite, il se complut à regarder le monde malier Troyon, Rosa Bonheur, Lhermitte, à travers la caresse d'une lumière, bais- Cazin. sée d'un ou de deux tons, et ce fut si Corot. — L' « enchanteur » Corot, qui bien la réalité et le rêve à la fois qu'il mourut plus qu'octogénaire, la palette à fut le dernier à promener pai-mi ses peula main, eut deux manières. Il vit d'à- pliers et ses bouleaux, sur le bord de bord dans une pleine clarté pure les ses rivières et de ses lacs d'argent, et paysages de Provence et d'Italie et les sans que cela surprît, des chœurs de fit chanter dans leur rythme exact. En- nymphes. Il n'a rien connu des drames de
RUDK
i784-iS=i'i.
la nature ni dos souffrances de l'hunianité.
L' » impressionnisme ». — L'école du plein air, groupée autour de Manet qui lui donna son nom (Monet, Sisley, Lépine, Pis<aro,\'auGogh), n'avait plus la lumière à découvrir, mais, pour la saisir jusque dans ses frémissements, danse ses impressions » les plus rapides, elle tit dans la technique une manière de révolution.
Elle divisa le ton, décomposa sur la toile le mélange dont le rayon frappe la rétine. La peinture « impressionniste » vibra comme la nature elle-même.
Les portraitistes. — Entin le portrait resta l'art national par excellence.
Sauf quelques paysagistes, les peintres
Sculpture. — Depuis la Renaissance, la sculpture avait été toujours portée à uu naturalisme modéré. Comme l'école de David exagéra son précepte de redresser la nature au moyen de l'antique,- «la nature risqua de perdre tout caractère, l'antique de dépouiller sa beauté ' ». Le choc du romantisme rétablit l'équilibre.
La nature fut plus librement étudiée et l'antique d'autant plus respecté qu'il fut mieux connu dans son essence et sa signification. ^
Rude 2. — Le sculpteur de génie fut François Rude, bourguignon comme quelques-iwis des plus anciens maîtres de la statuairf> française, âme de feu et, pro-
DE L'OBàERV-iTOIRE,
PAR CARPEAf.X
Avenue de l' Observatoire.
TRIOMPHE DE LA REPL'CLIgUE, PAR DALOU
Place delà Nation.
JEANNE D'ARC, PAR FRÉmIET Place de Rivoli,
de tous les genres et de toutes les écoles le cultivèrent ; des « grandes machines » qui eurent lour heure de gloire, des sujets de genre que l'imagerie popularisa, seront oubliés depuis longtemps que leurs auteurs vivront pour des portraits qui racontent des âmes et illustrent l'histoire.
Politique et social, le monde de la monarchie de Juillet, celui du second Empire et de la troisième République, s'éclairent dans les portraits d'Ingres et de Delacroix, de Courbet et de Baudry, et de tous les autres, le profond Ricard, râpre Ribot, le robuste Bonnat, le pénétrant ElieDelaunay, le vaporeux Carrière, l'éclatant Renoir.
Fantin-Latour renouvela, dans une atmosphère plus intime, le genre des grands tableaux hollandais où sont rassemblés plusieurs portraits en pied.
prement, héroïque, mais qui se flattait de n'avoir jamais oublié le conseil, qu'il avait reçu de Monge à ses débuts, «d'appliquer la mathématique à l'étude de la nature ».
A chaque nouvelle statue, son fil à plomb et son compas à la main, il recommençait son étude de la nature avec une invincible patience, « s'enfonçait jusqu'au cou dans son sujet ». Pour le sculpteur, l'homme est un squelette dont les muscles sont l'ornement ; mais de quelle flamme il l'anime et quelle application il fait du précepte : i Sans le mouvement, point d'art ! *
De ce sentiment de la réalité et de cet amour du mouvement sont sortis les chefs-d'œuvre de Rude : le Mercmç