CHATEAU DE PLESSIS-LEZ-ÏOUKS
Résidence favorite de Louis XI, dont les jardins étaient si beaux qu'ils
transmirent leur nom de « Jardin de la France » à toute la Touraine ; le
cUâteau était entouré de deux enceintes. Il fut rasé en 1798.
( Lo/iectioH Gaij^uiéres, B;l>î. Nqt.j
trop distin guer entre eux , mais , comme dit Comines,«son grand cœur le portait ».
Il régna jusqu'à sa dernière heure.
Ses idées visaient toujours l'avenir. Il avait organisé le premier service de postes, dcvelop-
conquétes françaises ; la première cein- pé le commerce de la soie, réglementé
ture du royaume est désormais fermée. l'exploitation des mines (frappant de
La princesse Marguerite, avec l'Artois déchéance tout propriétaire qui n'ex-
et la Franche-Comté pour dot, fut fiancée ploitait pas). Il forma, peu avant sa
au dauphin et envoyée en France, pour mort, toutes sortes de projets pour aider
y attendre leur majorité. au développement de la richesse nationale
Fin de Louis XI. — Louis XI ne sur- (grandes compagnies commerciales pour
vécut (lue six années au Téméraire. marchander sur les mers du Levant,
Il s'était retiré dans son château fort abolition des péages, uniformité des poids
de Plessis-lez-Tours où raccompagna une et mesures).
légende de terreur à cause de son sin- Sa diplomatie ne cessa pas d'être
gulier entourage d'astrologues et de poli- active et heureuse. Le premier roi absolu,
ciers et, surtout, à cause de tant de mais pour le « commun profit », il était
nobles hommes (le cardinal La Balue, réputé dans toute l'Europe comme le
l'évéque de Verdun, le comte de Perche, plus grand et puissant roi de la chré-
le duc de Nemours) qu'il avait fait.exé- tienté.
cuter à mort, enfermer dans d'étroites Loquace comme tous les vieillards,
cages de fer et « gehenner (torturer) bien il parlait encore quand la Camarde lui
étroit afin de les faire parler clair». Il vint fermer les lèvres ^